CHAPITRE Yin
Discours sur le jeu à terme. — Sur le syndicat des receveurs généraux. — La Chambre juge le gérant du Journal du commerce, Périer se récuse.
— A propos d'un droit de douane perçu par ordonnance. — Demande d'ajournement de la loi des comptes sur les dépenses de la guerre d'Espagne. — Nouveau discours sur le même sujet, mise hors de cause de la personne du Duc d'Angouléme. — A propos de la créance espagnole, critique des artifices de chiffres employés pour obtenir un équilibre factice. — Régularisation de crédits ouverts par ordonnance. — Sur l'occupation espag-nole. — Déclaration à propos d'un crédit supplémentaire pour le sacre de Charles X. — Appel en faveur de la Grèce. — Examen de la situation financière. — Réplique à M. de Viiléle qui avait accusé Périer de porter atteinte aux prérogatives du Roi. — Lutte oratoire entre le ministre et le député. — Citation de Love-Weïmars. — Proposition sur la nomination d'une commission chargée d'examiner les opérations de la caisse d'amortissement. — Incident.— Discours à ce sujet. — Prédiction remarquable de Périer sur le rôle de S p. 100 dans les jours difficiles. — Réponse à M. de Yillèle sur les causes de la crise financière, 19 mai. — Reproche au ministre d'avoir manqué de franchise lors de la présentation de la loi sur l'indemnité. — Sur le grand-livre et le pouvoir du ministre. — A propos du budget des affaires étrangères, appel en faveur de la Grèce. Affaires d'Espagne. — Accuse la politique du ministère de tendre à démontrer que l'on peut gouverner sans les Chambres. — Réplique à
M. de Villèle sur le même sujet, — Périer s'explique sur sa modération
— « M. de Villèle parle encore, mais il ne répond plus. »
Dans la séance du 27 février 1826, une longue discussion s'engagea sur les opérations à terme, à propos d'une pétition qui demandait que le jeu de Bourse fiit réprimé.
Casimir Périer monta plusieurs fois à la tribune. Au ministre qui avait affirmé que les lois répressives [existaient, il répond :
« Ce qu'il y a de certain, c'est que les lois dont on vous a (( parlé ne sont pas exécutées. Messieurs, dans une législa- « tion qui a des rapports avec des besoins journaliers, avec « des intérêts positifs, il faut que la loi, si elle existe, soit « exécutée, ou bien qu'elle soit abrégée ou modifiée. Il est