CHAPITRE IX
Discours du 26 mai sur le budget du ministère des Affaires ecclésiastiques.
— Sur la Cong-rcgation. — • Ce discours marque une étape dans la transformation de Périer. — Discours sur l'enseig-nement et les Jésuites. — Réponse à M. l'évèque d'Hermopolis sur le même sujet. — Les sociétés secrètes supposent l'absence de Gouvernement. — Sur l'instruction publique.
— Les institutions des Empires ne se fondent^ etc. — Il ne faut pas mêler le nom du Roi aux discussions. — Existence illégale des Jésuites. — Sur la censure facultative. — Réponse audégoùt du Gouvernement représentatif exprimé par le ministre de l'Intérieur. — Budget du ministère de la Guerre.
— Définition d'un bon système d'administration militaire. — Périer revient sur l'illégalité des dépenses faites en Espagne. — Critique du dégrèvement proposé par M. de Villèle sur la propriété foncière. — Déclaration de respect pour la personne du Roi. — Protestations patriotiques. — Discours sur le syndicat des receveurs généraux. — Explication sur son rôle de banquier. — L'état ne doit être ni banquier, ni manufacturier. — Contradictions entre les déclarations de M. de Villèle et les documents publiés depuis. — Déposition lors de l'enquête sur le vol Kesner. — - Périer blâme le retard du vole du budget et la situation délicate dans laquelle il place la Chambre des pairs. — Casimir Périer rappelé à la question. — Examende la situation financière. — Demande la suppression de la loterie.
— Contre l'émission des bons royaux.
Le 20 mai, à propos du budget du ministère des Affaires ecclésiastiques, Casimir Périer prononce un de ses plus remarquables discours. La tâche était difficile. L'évèque d'Hermopolis venait de faire entendre des paroles empreintes de la plus grande modération. Le ministre avait parlé de la fameuse Congrégation, dont l'influence occulte était niée par les uns, grossie par les autres, discutée par tous. Monseigneur Frayssinous avait désavoué cette association plus politique que religieuse, déclarant qu'il n'en faisait pas partie. Or, l'on disait tout haut dans les salons que le Roi etles personnages les plus influents de la Cour appartenaient à la Congrégation. Elle passait pour être la grande dispensatrice des