‹ Cassard le BerbèreChapitre 7 sur 24 · L KVOLUTION DES FORMULES II · texte numérisé non relu

L KVOLUTION DES FORMULES II

Unes à réfuter ceux de Cassard ; les maringouins Tassaillirent; il n'échappa pas h leurs plcjûres (ju'en se réfugiant sous sa moustk[uaire ; riminense hurlement qui jaillissait de la hrousse, aux environs du poste, provoqua soudain en son esprit un bien-ôtre ineffable, un repos de la pensée auquel il se résigna volontiers et qui l'incita au sommeil. Au petit jour Cassard l'envoyait quérir et lui donnait sa première leçon d'équitation ; il lui fut enseigné à prendre de la quinine préventive, h panser, à seller, à brider un cheval, à équilibrer une charge sur un cham.eau, à monter à méhari. Dès qu'il fut obligé à rendre la justice au nom des coutumes, il ne discuta plus T immoralité du droit que s'arroge un homme d'en condamner un autre ;il fit cependant de son mieux pour n'infliger que des peines équitables. Il n'ouvrit plus ses livres, se rasa la tête et ne s'en porta que mieux.

Cassard était fatigué, maintenant,, d'avoir tant exalté en lui le cher souvenir de son ami ; installé, papier et crayon en main, dans son fauteuil le plus moelleux, il scanda, à haute voix, des mots arabes ; il composait, sur le mètre touïf, un distique qu'il ferait broder sur une dorraâ de brocard rouge lamée d'or, tissée à Tintention de sa maîtresse dans un atelier de Damas :

« Les baisers sont fils des roses, les roses sont filles (( de l'amour ; je veux entourer d'une guirlande de (( ses roses ton corps, ce parfum vivant ; car sous ces « ceintures et ces colliers de roses naissent des roses « plus magnifiques. )>

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