‹ Catacombes de RomeChapitre 10 sur 279 · ET LES PEINTURES DES CATACOMBES · texte numérisé non relu

ET LES PEINTURES DES CATACOMBES

On peut penser que les cubieula, surtout dans les temps moins anciens, durent souvent

leur origine à la piété des familles ou des particuliers. Le désir ardent de reposer près d’un

Martyr ou au milieu des siens, engageait ces pieux Fidèles s'imposer de généreux sacrifices pour se créer une place spéciale au milieu du dortoir commun, et suivant leur fortune, ils avaient une chambre sépulcrale plus ou moins ornée. Quelquefois on trouve des cubicula dans les cryptes elles-mêmes, comme on trouve plusieurs chapelles dans une même église.

Les cryptes et les églises diffèrent des eubicula en ce qu’elles renferment toujours

plusieurs de ces monuments qu'on appelle arcosolia, mais elles ne diffèrent entre elles

rs, mais elles sont

que par l'étendue. Elles n’ont point été construites par les particuli

destinées par les Fidèles à leur réunion et à la célébration des mystères.

Quand la nature du terrain le permet, un vestibule sert à isoler ce lieu saint des

galeries, à recevoir les Fidèles attardés et les catéchumènes qui n'ont pas encore le droit d'assister au sacrifice des autels. On voit encore dans la plupart des cryptes les jambages et quelquefois les gonds des anciennes portes qui séparaient le vestibule du

temple véritable; une seule de ces portes avait bravé les injures du temps lorsque

Boldetti parcourait les Catacombes; elle était en fer; toutes les autres avaient disparu. Souvent auprès de l'entrée on a remarqué des bénitiers, ou du moins dans l'épaisseur du tuf la petite niche qui devait les contenir.

Les églises sont plus élevées que les voies sépulcrales; quelques-unes même ont la

hauteur de trois étages. Elles sont parfois: revêtues de stuc, ou embellies par des

colonnes ou des ornements ciselés dans le tuf. On y trouve aussi des peintures; sur les côtés sont disposés parallèlement des tombeaux au nombre de quatre ou cinq rangs suivant l'élévation de la crypte.

Au fond de l'abside se présente l'arcosolium. Là est ordinairement un sarcophage quadrangulaire pratiqué dans le -tuf; il est fermé par une table de marbre qu'on appelait mensa. C’est sur cette table désignée aussi chez les anciens et les modernes par les noms de memoria, martyrium et confessio, que se célébraient les saints mystères; et de là vient l'usage de déposer dans les autels des reliques plus ou moins considérables de Martyrs

En avant de l'arcosolium on a observé quelquefois des balustrades en pierre ou

en marbre et à hauteur d'appui, destinées à isoler l'aute

ève au

Dans la principale église du Cimetière de Sainte Agnès, l'arcosolium

la chaire du

centre; au-devant s'étend le presbyterium, espace réservé aux prêtre:

moins

Pontife est adossée à l’arcosolium, ayant à droite et à gauche des

élevés. Enfin dans presque toutes les églises d'autres arcosolia sont disposés dans les chapelles latérales.

Ce rapide coup d'œil jeté sur l'architecture des églises souterraines suffit pour réfuter une erreur de quelques archéologues qui voient dans les basiliques païennes le type primitif de nos églises; tandis qu'on remarque facilement que l'architecture de nos basiliques n'est qu'un développement de l'architecture des Catacombes, opinion qu'appuie

d’ailleurs l'autorité de Bottari'. L'art chrétien naissait avec la foi dans les Catacombes,

et le culte y a trouvé dès l'origine sa véritable et sa plus pure expression.

‘ Bottari, Pitur. e soult., t. I, p. 75

ÿNÉRALES: SUR L'ARCHITECTURE

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