SUR L'ARCHITECTURE, ETC
18 OBSERVATIONS GÉNÉRAL \-dire aux trois premiers siècles de notre ère. La même à l’aide de la comparaison des
ice des persécutions, c'es antiquité est constatée par la critique artistique qui,
l'âge d'une peinture à sa manière, comme on reconnait
monuments, sait reconnaître celui d'un édifice au caractère de tel siècle à un écrivain, telle époque à sur des objets réunis en fort grand nombre,
architecture, comme on peut assigner, à l'aide d'autres indices à un manuscrit. Ici la critique de l'art a l'immense avantage d'opérer
ainsi un jugement plus sûr. Enfin l'archéologie peut à son tour
et de pouvoir porter de la nature de l'enduit sur lequel les peintures de l'âge chrétien
tirer une induction ne trouve plus le même aux siècles postéri
primitif furent exécutées, enduit qu'on urs.
Si l'on considère les peintures des Catacombes au point de vue qui doit être ici le nôtre en qualité d'artiste, ce qui frappe d'abord dans l'aspect du plus grand nombre, cest assurément cette adoption de la forme païenne pour l'expression de la pensée chrétienne qui en est le caractère, celle constant réminiscence de l'antiquité, vieille langue employée à rendre un nouveau système d'idées qui n'a pu se créer un langage e résultat d'un choix, mais bien
propre. Ge fait complexe, qui n’était point encore
nos peintures.
d'une nécessité, devient une nouvelle preuve de l'antiquité de
Assurément ces diverses peintures, même celles qui pourraient être du même âge,
ral mérite, et l'on conçoit facilement que les Chrétiens,
ne sont pas constamment d'un él dans ces temps de trouble et d'orage, ne trouvaient pas toujours les artistes habiles qu'ils pouvaient désirer. Mais deux choses nous paraissent résulter d'une observation soigneuse et comparalive, C'est que d'abord les meilleures peintures appartiennent
> du beau siècle
à l'âge le plus ancien, aux temps qui se rapprochent davantag d'Auguste, ou de l'époque d'Hadrien et des Antonins, ère d’une renaissance nouvelle pour les arts'. C'est, en second lieu, que la plupart de ces peintures sont plus ou moins remarquables par la hardiesse du trait, l'ampleur et la simplicité des formes,
l'expression des figures, la richesse et le goût de l'ornementation. On peut notamment
citer la magnifique peinture de Moïse frappant le rocher, dont Raphaël n’a pas dédaigné, diton, d'inspirer son génie? Un coup d'œil jeté sur nos planches suflira peut-être pour justifier cette assertion générale, et venger l'art chrétien du reproche de barbarie qu'on lui a fait trop souvent, sans connaissance de cause.
Nous voudrions en vain entourer de respect les noms des pieux Chrétiens dont le pinceau traça ces peintures, peut-être à la veille du martyre; ils sont inconnus. Ces artistes ne songeaient guère à leur renommée; ils voulurent simplement honorer la mémoire des Martyrs et les dépouilles mortelles de leurs frères; ils travaillaient pour
Dieu seul, et il leur suffisait d'être connus de lui.
‘Les médailles d'Hadrien sont assurément parmi C’est celle que représente notre planche XXXIII du
les plus belles de la numismatique romaine vol. Il, et qui provient du Cimetière de Sainte Agnès
ARCHITECTURE ET PEINTURES
CATACOMBE DITE PLATONIA CIMETIERES DE SAINT CALIXTE, DE SAINT PRETEXTAT DE SAINT SIXTE, DELLA MADONNA DELLA STELLA DE SAINT APRONTANUS
DESCRIPTION
DES
FRONTI
ATTRIBUEE