‹ Catacombes de RomeChapitre 164 sur 279 · LAMPE · texte numérisé non relu

LAMPE

des lampes dans les cérémonies chrétiennes, remonte à une haute antiquité,

L'usag

peut-être jusqu'aux temps apostoliques

de reconnaître qu'il date * au moins de l'ère des

Quoi qu'il en soit, on est obligé persécutions, c’est-à-dire de l'âge des Catacombes, qui s'étend de saint Pierre à

Constantin.

Le nombre des lampes trouvées dans les Catacombes est prodigieux. C'est par milliers qu'on peut les compter, et c'est par centaines qu'on les découvre encore aujourd'hui.

La plupart sont en argile; un certain nombre en bronze.

Il n’est pas rare d'y rencontrer des ornements symboliques , tels que le monogramme du

Christ, le Bon Pasteur, le poisson, la croix, le chandelier, la colombe, la palme. Tous ces

ornements dont le style, dans la chronologie de l’art, se rapporte en général au second

le et au troisième de notre ère, sont scrupuleusement reproduits dans nos planches

Plusieurs ont la forme d'une petite barque plus ou moins prononcée : on ne peut

s'empêcher d'y voir une signification mystique, car la barque était l'un des symboles

les plus populaires parmi les chrétiens. C'était l'emblème de l'Église voguant sur la mer

iges de l'éternité.

orageuse du monde vers les ri Les lampes dans leurs formes particulières, se distinguent en deux classes : les unes

sont garnies d’anses ‘ ou de chaînettes ‘; les autres en sont dépourvues; celles-ci sont les

plus nombreuses

Les premières, se portaient à la main ou se suspendaient aux voûtes des galeries ou

des chapelles.

Quant aux autres, qui ne pouvaient ni se porter à la main, ni se suspendre, on en a

trouvé tantôt dans de petites niches, près des escaliers, à l'entrée des galeries principales et surtout à leurs points de jonction; tantôt sur des tablettes de marbre, ou enchâssées dans le tuf près des tombeaux, sans doute pour rendre hommage à la foi ? des défunts. Ainsi un grand nombre des lampes qu'on a trouvées dans les Catacombes étaient

destinées, soit à éclairer les galeries, soit à honorer la sépulture des chrétiens. Cependant

s au service des autels et des

on ne saurait douter qu'une partie n'aient élé consacré

agapes, à la célébration des fêtes, des funérailles des martyrs, et des anniversaires de

leur mort

1 Act. apost., XX, 7 et 8. Voyez vol. IV, pl. IE, n° 10; pl. XV, n° 3; pl. XIX, Cette coutume nous rappelle ce qui se faisait sous la loi mosaïque. Le Seigneur avait ordonné qu’on entre tint ce feu des il est dit : ignis est ist Fa tuus NAS NEA AS nan difor Ha liare (Lesill 1/13)! d'avartprees Voyez vol. IV, pl. VIE, n° 1; pl. IX; pl XII; Gutrotate later dabre d'art sent Hrencies. qui || FLE Ve ns 2, 4, 5; pl XVII, n 1 et 33 pl. XIX, portait autant de lampes, fût également allumé devant | *” !? ? lui dans le secret du tabernacle ( Exod., XXVII, 20 et Hieronym., adv Vigil., 7. S. Aug., Serm 21. — Levit., XXIV, 2 et 3. — IT Paral., XII, 11 CCCXXXVII, in dedicat. eccles., II et plus tard d’autres candélabres furent placés dans Hieronym., ado. Vigil., n° 8. — Paulin. Nol., Poem la maison de Dieu par Salomon (II Reg., VII, 49). | XIV, v. 98, sqq. Poem. XXIV, v. 380, sqq. — Bottari, Voyez vol. IV, pl. V, IX, XII, XV; XVII, n° 1 | Seul. e pittur., 1. II, p. 67, 68. — Boldetti, Osservaz

et 3; XIX, 2

sopra à cimit., p. 524, 525

SUR LES OBJE

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