LÉ TER
et bientôt la pression sur le sac permet de faire refluer par les points lacrvymaux un liquide louche, glaireux. La blennorrhée du sac est constituée.
« Dans certains cas, le sac se distend et soulève la peau en avant (mucocèle), formant une petite tumeur remplie d'un liquide filant et visqueux qu’on peut faire refluer par la pression. Quelquefois, le sac, bridé en haut par le tendon direct de l’orbiculaire, ne peut se vider. C'est la tumeur lacrymale, qui n’est autre chose que la dilatation du sac.
« A l’occasion d’une infection de voisinage, d'un refroidissement, une dacryocystite aiguë peut maintenant survenir avec ses diverses complications (fistule, carie, nécrose, etc.).
« On peut donc comprendre ainsi l’évolution des affections des voies lacrymales et leurs formes cliniques : épiphora ou larmoiement, puis blennorrhée du sac, mucocèle et tumeur lacrymale (c'est la dacryocystite chronique), phlegmon du sac ou dacryocystite aiguë, fistule lacrymale. »
Tel est le résumé fort complet que nous fait le professeur Terrien de l’évolution d’une affection lacrymale. Mais qu'il me soit permis de développer au-moins quelques parties de ce plan magistralement construit.
Et tout d’abord, le professeur Rollet, à propos du larmoiement simple, fait remarquer : « Il faut aussi penser à l’idée de la tuberculose. Cette idée pourra être éliminée si le sujet présente un bon état général, mais il y a toujours lieu de se méfier des écoulements chroniques et rebelles. »
Or, cette tuberculose des voies lacrymales est caractérisée par des altérations infectieuses dues au microbe de Koch.
Elle est une des dernières venues dans le domaine de