‹ Cataracte et DacryocystiteChapitre 17 sur 32 · PR 0 EE · texte numérisé non relu

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On connaît l’analogie entre tuberculôme et léprôme, tout particulièrement à la conjonctive. Nous n’avons pas trouvé de documents sur la lèpre lacrymale. Ni Lyder Borthen, ni Gabriélidès n’en rapportent de cas, qu'il y a lieu cependant de rechercher. On peut s'adresser au diagnostic de laboratoire : recherche de léprômes avec cellules géantes et épithélioïdes et surtout, ce qui est caractéristique, bacilles de Hansen et inoculation dans la chambre antérieure de

l'œil du lapin, d'où production d'un nodule typique.

On prendra garde de confondre la tuberculose lacrymale avec un nodule tuberculeux de la peau de la région lacrymale, une tuberculose cutanéo-muqueuse de l'angle interne. Le lupus se reconnaît par son tubercule solitaire, enchâssé dans le derme d’où il émerge; il est d’un jaune transparent avec exfoliation desquamative superficielle, mais à la face on voit d’autres petites éminences rouges, souvent coalescentes, formant des placards d’un brun obscur, soit un ulcère lupique ou une cicatrice. L’affection paralacrymale peut ne pas être d'origine tuberculeuse, c'est un furoncle, un kyste sébacé. Mais il n’y à pas lieu d'insister sur un diagnostic facile, même à un examen rapide.

En cas d’ostéite paralacrymale de l’apophyse montante du maxillaire, du rebord orbitaire inférieur, on peut noter un gonflement froid et chronique adhérent à l’os, évoluant de la profondeur à la surface. Puis l’abcès froid ossifluent donne issue à son contenu caséeux ou fongueux, alors le stylet conduit sur un ou plusieurs séquestres formés de tissus spongieux. On constate la dénudation osseuse, les aspérités et les inégalités de l'os; l'instrument entrè facilement dans son épaisseur et permet de sentir une crépitation fine toute particulière, due à la déchirure des lamelles

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