‹ Cataracte et DacryocystiteChapitre 18 sur 32 · AUS · texte numérisé non relu

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osseuses par le stylet qui les atteint. Citons un cas d'abcès froid par carie de la branche montante simulant une tumeur lacrymale (Tirincione). Insistons sur le signe constaté par Rochon-Duvigneaud chez une enfant : battement de l'artère angulaire sur un abcès froid tuberculeux ossifluent. Le vaisseau ne pouvait être soulevé que par un processus parti de l’apophyse montante, c'est-à-dire d’une zone située plus en avant du sac lacrymal.

Quand la lésion sera cicatrisée, il y aura adhérence profonde à l'os, ce qui n'existe pas lors de lésions tuberculeuses sacculaires où, malgré une cicatrice consécutive à la perte de substance dermo-épidermique, la peau glisse sous la pression digitale.

La suppuration ethmoïdale peut évoluer sous forme de pseudo-tumeur lacrymale située à l’angle inféro-interne de l'orbite; ses rapports anatomiques, bien élucidés par Bonnefon et Aubaret, l’expliquent nettement. Le diagnostic peut être difficile, en l'absence de signes rhinologiques. Toutefois, en cas d’empâtement ethmoïdo-lacrymal, rien ne s'échappe par les points lacrymaux à la pression de la tumeur et à l’incision de la tuméfaction, issue d’un liquide parfois muco-hématique, et stylet s'enfonçant profondément en arrière dans les cellules ethmoïdales. Le professeur Rollet rapporte un cas d’ethmoïdite fongueuse chez un homme de 53 ans, qui en avait imposé pour une tumeur lacrymale, l'épreuve de laboratoire n'avait pas été en faveur d’une tuberculose.

On voit par ce qui précède toute l’importance que prennent actuellement les affections qu’on rangeait jadis sous le nom générique de dacryocystites, et combien il est devenu intéressant de mieux en connaître les causes véritables et si

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