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PATHOGÉNIE ET ANATOMIE PATHOLOGIQUE

La première pathogénie de la cataracte zonulaire est étroitement liée au nom de Arlt. Arlt admet que les fortes secousses auxquelles les yeux des enfants sont exposés pendant les convulsions provoquent un déplacement dans les éléments cristalliniens : « dans la zone où le noyau compact et lourd est en contact avec l'écorce plus molle et plus légère » (Arlt).

Sa conception histologique du cristallin est fausse.

Son explication pathogénique est purement mécanique.

Il est difficile d'admettre que les convulsions puissent provoquer un ébranlement parmi les éléments cristalliniens et arrivent à séparer et à détacher ces éléments entre eux et amener ainsi la formation d’une zone opaque.

Si l’on voulait incriminer les convulsions, faudrait-il leur attribuer non plus un rôle mécanique, mais une action perturbatrice qui agirait en tant que trouble nutritit dans le développement embryologique du eristallin.

« Les convulsions comme la calaracte zonulaire ont la « même cause : le rachitisme (Hôrner) ».

Hôrner, dans son explication du développement de la cataracte, se base sur les connaissances embryologiques du cristallin. Hôrner savait déjà que le cristallin, au

moment de l'apparition du trouble nutrilif, était en voie

de développement et il admettait que si la cause n'agit

que momentanément, elle ne doit frapper que les couches qui, au moment du trouble,

sont les plus superficielles, les plus jeunes. ;

Une fois l'agent nuisible disparu, de nouvelles fibres transparentes naissent et se déposent.

Les fibres cristalliniennes intéressées dans leur développement occasionnent l’opacité.

L'apparition des nouvelles fibres normales et transparentes déplacent et poussent vers le centre du cristallin la zone opaque.

L’atrophie du noyau y aide.

Beselin introduit le premier dans l'étude de la cataracte, l'idée de l’atrophie du noyau.

La cause nocive, pour Beselin, agit sur le cristallin tout entier pendant le premier stade de son développement. L'altération chimique du noyau entraîne dans la suite son atrophie et cette atrophie nucléaire amène la formation d’une fente à la périphérie du noyau.

Cette fente, décrite par Beselin, constitue pour lui le caractère anatomo-pathologique de l’opacité cristallinienne.

Les liquides s'accumulent dans cétte fente et déposent des masses granuleuses. |

Les fibres cristalliniennes voisines se trouvent frappées de destructions moléculaires.

Pour Beselin la formation de la zone opaque ne serait

pas contemporaine de la zone nocive mais elle lui succé-

derait. L'atrophie nucléaire serait la seconde cause effcliente.

Schirmer, se basant sur ses recherches anatomiques du développement de la cataracte zonulaire et sur les exa-

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