PM ARLES
mens histologiques de Deutschmann, revient à l'hypothèse de Hôrner et combat celle de Beselin.
Schirmer a observé quatre cristallins atteints de cataracte zonulaire et a décrit ainsi les résultats de ses recherches : « Les fibres cristalliniennes sont séparées l'une de « l’autre et laissent entre elles un espace libre dans « lequel:on distingue de fines gouttelettes. Le bord des « fibres est crénelé. La limite de la zone cataractée est « très nettement tranchée du côté de la périphérie et peu « distincte du côté du noyau. Dans ce noyau on trouve « parfois des lacunes remplies de fines granulations. On « constate ainsi la présence de trois zones : une première « zone corticale non modifiée ; une seconde zone rubanée « formée de nombreuses vacuoles : c'est la zone catarac- « tée ; enfin une troisième zone constituée par le noyau « parsemé de lacunes. »
On ne retrouve donc qu'exceptionnellement les fentes décrites par Beselin, comme caractère anatomique de la cataracte zonulaire.
Pour Schirmer, cette fente n’est pas un élément nécessaire et quand elle existe, elle ne peut produire les phénomènes cliniques de la cataracte zonulaire ; et, pour lui, l'opacité est due à la zone des vacuoles et des gouttelettes.
Schirmer explique de la manière suivante l'apparition de ces lésions anatomiques : « Un trouble quelconque « de la nutrition du cristallin provoque des modifications « dansles fibres cristalliniennes quise développent pendant « l'action de la cause nocive autant que dans les fibres «antérieurs à ce trouble de nutrition. Ce trouble produit « des vacuoles qui d'abord peuvent être situées à l’inté- « rieur des fibres : ces vacuoles peuvent avoir été expri-