M ONNE
« mées hors de ces fibres ou bien se trouver situées dès « le début dans ces fibres qui n’ont pas encore commencé « à s'atrophier, et qui contiennent une grande quantité « de vacuoles. Ce sont ces dernières qui constituent la « zone opaque. Les fibres du noyau plus anciennes « renferment trop peu de vacuoles pour pouvoir provo- « quer une opacité visible. Que le noyau vienne à contenir « des lacunes assez nombreuses et nous avons le tableau « clinique de la cataracte nucléaire stationnaire. Cette « cataracte nucléaire est considérée comme une variété « de cataracte zonulaire. »
Ainsi Schirmer admet comme Hôrner l'existence d’un trouble nutritif. Schirmer pense que ce trouble frappe la totalité du cnistallin. La zone opaque est due à la présence de gouttelettes et de vacuoles.
Le noyau vient-il à contenir des lacunes assez nombreuses, il apparaît alors opaque et nous avons la transition entre la cataracte nucléaire et la cataracte zonulaire (d’après Schirmer).
L'opinion de Schirmer reçoit un nouvel appui et se trouve complétée par un travail de Hess. Dans l'examen anatomique de sa préparation, Hess remarque, en effet, que les lacunes et les fentes péri-nucléaires sont, comme l’a fait remarquer Schirmer, « assez rares et si irrégulièrement disposées qu’elles ne peuvent expliquer l’opacité que l’on observait sur le malade. »
Hess insiste sur ce fait intéressant que dans le cristallin de ce malade de 69 ans, la masse nucléaire cristallinienne n'avait subi à proprement parler aucune atrophie et que si l’atrophie existait, elle se manifestait bien faiblement.
EM eus
Mais Peters publie l'observation d’un enfant atteint de cataracte zonulaire. Il s'élève contre l'opinion de Schirmer pour revenir à celle de Beselin.
Peters accentue encore les caractères distinctifs de l'hypothèse de Beselin et fait remarquer que dans son cas, l’atrophie du noyau est manifeste et que cette zone des vacuoles que Schirmer regarde comme caractère anatomique de la cataracte zonulaire fait défaut. La zone de gouttelettes, des vacuoles n'existerait pas. L'écorce était séparée du noyau par une fente sauf en un point où le noyau et l'écorce au “niveau de l'équateur étaient réunis par une bande de lissu modifié. Le noyau était parsemé de petites gouttelettes et de lacunes.
« S1 nous essayons d'expliquer ces faits, dit Peters, « nous devons considérer que latrophie du noyau a « provoqué une séparation entre les fibres nucléaires et « les fibres corticales. Cette bande qui unit encore le «noyau et l'écorce seitiraille et provoque l’opacité de la « masse cristallinienne. »
Les lacunes et les gouttelettes qui se trouvent dans le noyau sont le résultat de l’atrophie (Peters).
Peters développe ainsi la théorie de Beselin. Il voit dans les lacunes et les fentes le résultat d'un même processus : dans le cas où l’on ne remarque pas de fente, on nole, par contre, des lacunes. La résistance des couches corticales est assez puissante pour lutter contre l’atrophie du noyau ; dans ces cas alors il se produit des lacunes. Au contraire que l’atrophie du noyau devienne prépondérante, que les couches corticales les plus voisines du noyau se laissent séparer de la masse centrale du enstallin, alors apparaissen( les fentes péri-nucléaires.