‹ Cataractes traumatiques de guerreChapitre 14 sur 54 · COMPLICATIONS · texte numérisé non relu

COMPLICATIONS

Elles se divisent, en deux grandes variétés : d’une part les complications inflammatoires, de FAIRE les Copies mécaniques: PAR Ft

Si on met à part la simple injection ciliaire, qui accompagne toute cataracte traumatique, quelle qué soit son origine, au point qu’on peut considérer celle-ci,ainsi que nous Pavons fait,comme

. un véritable symptôme de la lésion traumatique du cristallin,

les phénomènes inflammatoires se rencontrent à peu près. exclusivement dans les cataractes par plaies pénétrantes. Il est d’ailleurs difficile de démontrer, si ces phénomènes sont d’origine nettement infectieuse, ou si ils ne sont pas dus

plutôt à l’irritation, résultant de la présence du corps étranger

dans le globe. La rareté des ulcères à hypopion, des panophtalmies militent en faveur dé cette dernière hypothèse.

Il ne faut pas en outre exagérer la fréquence des complications inflammatoires, puisque sur 92 cataractes avec plaies pénétrantes, 25 seulement se sont accompagnées de syndrome inflammatoire présentant un caractère de gravité indiscutable, soit une proportion de 27 p. 100. Il s'agissait exclusivement d’irido-cyclite ou de réaction. sympathique.

L'’ophtalmie sympathique, bien que rare dans les blessures de guerre du globe, existe néanmoins sans l'ombre d’un doute, puisque Morax a pu en relever 39 cas, dont un justement che un malade atteint de cataracte ,traumatique. Nous citerons la panophtalmie, surtout pour mémoire, car A il ne nous a été permis d’en observer aucun cas et nous n avons

‘aucun renseignement pour savoir si, dans les différente centres d’ophtalmologie des db oalitns de ce genre ont puêtre

relevées. Il semble d'ailleurs parfaitement admissible que la

panophtalmie se soit produite, au moins dans un nombre

limité de cas.

Les complications mécaniques po enaent aussi bien au

domaine des cataractes par plaies, qu’à celui des cataractes __ par contusion ou commotion.

Elles se rencontrent pourtant plus souvent dans ces der-

nières variétés de cataractes (25,5 p. 100) que dans la pre-

mière variété (18 p. 100). Il ne fait, en effet, de doute pour personne, que la contusion du globe, qui donnera naissance à une cataracte. exige un choc violent, qui aura sa répercussion

sur tout le globe. La preuve est donnée de cette allégation par la fréquence assez grande non seulement des Deus du

cristallin, mais encore de l’arrachement de la racine de l'iris. Tout au contraire, la pénétration d’un corps étranger dans le globe ne produit que des lésions limitées surtout au niveau

- des membranes ifternes de l'œil rarement atteintes par le

projectiles.

La plupart de ces complications mécaniques ne méritent pas une longue étude, d'autant que leur symptomatologie, en présence d’une cataracte qui obstrue le champ pupillaire, est

| singulièrement réduite, et ne permet pas de porter le dtagnos-

tic de telle ou telle lésion. En réalité, l'examen ophtalmoscopique, mênie le plus rigoureux, est Douite exclusivement à apprécier l’état des Hour et de membranes internes. La recherche de la perception et de la projection lumineuse est le

seul renseignement auquel on peut avoir recours, mais elle ne

permet que bién difficilement de différencier les lésions de la rétine, hémorragie, décollement, ete., de la choroïde et même du vitré. - pre |

Parmi les autres complications mécaniques, les subluxations du cristallin sont à peu près exclusivement lapanage de Îa commotion. D'ailleurs il importe que ces subluxations soient

un peu limitées, sinon la lésion cristallinienne deviendrait

une lésion accessoire en comparaison du déplacement de la lentille.

À | : 1] g AT ARE t BRAS CREER | AIT LENS ENT MTL RER RE

Le glaucome, auquel il faut. toujours penser, non seulement mil peut être soupçonnée la présence d’un corps. étranger *.\, intra oculaire, mais encore dans tout traumatisme oculaire, est certainement moins fréquent qu.c ’on pourrait le Fa au : premier abord. Il peut cependant reconnaitre une origine mécanique ou inflammatoire. Dans les premières heures du trau- matisme, l'intumescence de la lentille et le gonflement des masses cristalliniennes s'ajoutent à lirritation mécanique de l'iris pour déterminer de légères poussées d’ hypertension, mais celles-ci sont d’habitude assez vite calmées sans provoquer des désordres bien redoutables. Il existe, par contre, indéniablement des formes insidieuses de glaucomè, qui peuvent passer complètement inaperçues si l'examen du tonus oculaire n'est pas fait d’une facon constante pour tout œil cataracté.

IL va sans dire que les deux variétés de complications a nous venons de donner l'exposé rapide peuvent se surajouter l’une à l’autre. Toujours, du reste, les complications mécaniques cèdent le pas aux D auons infectieuses. Il est même souvent assez difficile en pareil cas de faire la part exacte de ce qui revient à l’une ou l’autre variété de ces- complications.

Les complications infectieuses enfin peuvent apparaître avant ou.après l'intervention et la symptomatologie est alors quelque peu différente. Il est évident, que tout |’ intérêt d’une description symptomatique repose avant tout sur l’ ie porteur. d’un cristallin opacifié. (E

Page 1