COMPLICATIONS INFLAMMATOIRES
4. — Irido-cyclite — Nous en avons relevé vingt cas dans les cataractes pes plaies pénétrantes. <
Symprômes. — Période de début. — Tantôt celui-ci est précôce —: cinq à six jours après la blessure — quelquefois, au contraire, il est tardif: trois semaines, un mois et davantage après le traumatisme. Il peut même arriver que l’irido- LAS survienne dans les jours qui suivent une opération. Il est difficile d'admettre que pareil symptôme puisse reconnaître comme cause l'acte opératoire lui- même, il semble plus vrai-
SR à
semblable de croire que celui-ci n’a fait que réveiller une: He Aton fine ou moins calmée ou restée Are jusquek. |
Quand Vie. -cyclite apparait dans les premiers jours qui suivent la blessure, son début est assez difficile à préciser et. se confond avec ie: symptômes fonctionnels, que nous avons décrits précédemment. Cependant, un symptôme mérite d’at- tirer l’attention, car lui seul peut faire soupçonner pareille complication : c’est l’hypotonie du globe, sur laquelle a insisté avec raison M. de Lapersonne. | Si au contraire l’irido-cyclite apparaît plus tardivement, son “début est brutal ou ,insidieux, l’infection mettant alors trois
ou quatre jours à se constituer définitivement. LA symptomatologie à cette période rappelle complètement celle de la réaction ciliaire avec cependant des caractères plus accentués. On note ainsi: de la douleur spontanée, de la dou- leur à la pression, de l'injection ciliaire, de la photophobie.
Période d'état. — Vers le troisième ou quatrième jour le tableau clinique est au complet. |
S. F.— Douleur spontanée. —Ellese localise à l'insertion des muscles jdroits au niveau de la sclérotique. Elle est due aux tiraillements exercés à ce niveau par le moindre déplacement du globe. Elle est, d'habitude, lancinante, avec exaspération passagère. Parfois elle est vive. Elle s’accompagne souvent de douleurs péri-orbitaires d’intensité plus ou moins variable.
Douleur à la pression. — Il suffit d’un léger contact fait à travers la paupière sur la région ciliaire pour la réveiller.
La photophobie et le larmoiement sont compléments indispensables de ces deux symptômes. Ils sont toujours assez marqués.
Tension oculaire. — Si une baisse du tonus peut d’avance faire redouter l'apparition d’irido-cyclite, à plus forte raison quand celle-ci a éclaté, note-t-on fréquemment de l’hypo-
tension. Cependant il arrive quelquefois que la tension s'élève et qu'on arrive même à avoir un globe oculaire dur et tendu. Tout ceci a une grosse importance, puisque il aura pour : résultat de modifier quelque peu le traitement prescrit. S. P. — Injection ciliaire. — Elle ne manque jamais. Elle À à