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cataractes par : contusions, qui sont relevées dans ce travail, pas une seule ne 8 ’est terminée par la an date spontanée. Rappelons du reste brièvement comment s'opère pareille évolution, quand elle vient à se produire dans les cataractes trau- matiques avec plaie pénétrante par ‘exemple. Par la brèche capsulaire, l'humeur aqueuse pénètre au milieu des fibres du cristallin etles lèse profontements ne tardant pas à les imprégner, puis à les ramollir, jusqu'à ce que leur désagrégation s’ensuive. La résorption, d’ailleurs, peut être à la fois extracapsulaire ou intra-capsulaire. Les fibres cristalliniennes dilacérées sont entrainées par l'humeur aqueuse et résorbées dans la chambre antérieure. Au contraire, surtout quand la brèche cristallinienne est trop étroite, la résorption ne peut se faire que dans la capsule elle-même. Elle est très limitée, la plupart des fibres Déni persistant entre les feuillets de La capsule, jusqu’à ce qu’une opération vienne les en expulser. Notons encore que la Se a d'autant plus de chances de se DEGUDIS que le cristallin n’a pas encore été touché Me la sclérose, c’est-à-dire chez de jeunes sujets.
Nous pouvons tout de suite mettre de côté ce facteur, puisque la majorité des blessés de guerre étaient de jeunes soldats, que leur cristallin était ainsi peu sclérosé, que la: bac du temps l’ intervention a amené l'irruption 4e masses molles dans la chambre antérieure. En outre, chez les blessés avec plaie pénétrante, la résorption s’est effectuée fréquemment, le facteur âge ne peut donc être mis en cause. Enfin l’état de sclérose du cristallin lui-même influe beaucoup moins Sur la résorption, qu'on ne le pensait il y a quelques années. On à vu en effet celle-ci se produire chez des cataractés ayant dépassé. la soixantaine. De nombreuses observations ont été publiées sur de pareils faits, et en ont nettement établi lexactitude.
Il faut donc Po onde un autre côté pour expliquer le défaut de résorption dans ce poupe des cataractes de guerre. Il ne peut tenir évidemment qu'aux caractères de la lésion capsulaire. Il est indéniable que l'humeur aqueuse, à un moment donné, a pénétré dans le cristallin ; mais cette action a été rapidement limitée et arrêtée, ion inème parfois que la totalité des fibres ait été touchés par l’action de l'humeur
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aqueuse. Il faut donc admettre que très rapidement la plaie
capsulaire a été oblitérée si tant est qu elle ait jamais existé.
C’est sur'ces constatations qu'il nous semble logique de con-
clure tout au plus à une simple lézarde de la capsule.
Nous pouvons encore renforcer cette opinion, en montrant combien rarement l’on note l'issue de masses molles dans la
| chambre antérieure avec les cataractes par contusions.
‘ Rappelons enfin les études faites par Knapp sur la cicatrisation des lésions capsulaires, montrant que celle-ci se produit par l'apport de fibrine et par prolifération épithéliale ou sousépithéliale comme la constaté plus exactement Terrien et, que celle-ci n’a lieu, qu’autant que la blessure mesure au aie un ou deux millimètres.
En somme, de tout cela il découle, que non seulement ilfaut
r apport d’une certaine quantité d'humeur aqueuse pour dé-
terminer une cataracte, mais encore qu'il faut un renouvellement constant de liquide pour amener la résorption de la dite cataracte. Seule une brèche capsulaire, comme on n’en rencontre jamais dans le cas de commotion, peut permettre le jeu normal de ces phénomènes.
Dans les cas, où le traumatisme porte à la périphérie, etoù
l’arrachement de la capsule est la conséquence de la rupture.
de la zonule, il existe sans l'ombre d'un doute une plaie capsulaire d’étendue plus vaste, mais la plupart du temps l'iris vient oblitérer la plaie et, là encore, la résorption fait défaut.
En résumé, la lésion capsulaire dans la cataracte par contu-
sion est toujours si minime que, non seulement elle ne permet,
que l’infiltration limitée de l'humeur aqueuse dans le cristallin, mais encore la De UHoE intra- (OUrRne si elle, existe, passe inaperçue. ,
Quant à l’étendue de la lésion se -même, elle peut être localisée en un point du cristallin (cataractes polaires, opacité périphérique du cristallin), au contraire s’étendre à toute la hauteur de la lentille (cataracte complète).
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IL! — CATARACGTES AVEC PLAIES PÉNÉTRANTÉS.
ji ; À te Aie Le mécanisme de semblables cataractes ne peut prêter à
aucune discussion. Le corps étranger est à lui seul responsable * de tous les dégâts constatés. Ce qui mérite cependant d' attirer l'attention, c’est de savoir les causes, qui président à l’apparition des cataractes complètes ou des cataractes localisées. Dans l’un et l’autre cas le corps vulnérant a traversé la cristalloïde ; c’est par la force de pénétration, dont il est animé, que la capsule a été rompue. Tout l'intérêt de la question, que nous
allons étudier maintenant, porte sur les rapports, qui peuvent,
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exister entre les lésions capsulaire et la forme ou les dimensions
du corps pénétrant. Nous avons complètement laissé de côté la
vitesse du corps contusionnant, pour lasimple raison que nous
avons déjà dans des trayaux publiés précédemment, démontré
qu'elle était minime, puisqu'elle ne permettait pas, le plus souvent, la traversée des membranes profondes.
: Pour trouver une réponse à la question ainsi posée, nous avons pratiqué une série d'expériences sur de nombreux lapins, en notant chaque jour les résultats obtenus. Nous avons pu ainsi nous assurer, que les lésions provoquées étaient en Trapport constant avec la forme du corps étranger, et contrôler à nouveau le mécanisme de la résorption dns les cataractes avec plaies.
Voici d’abord la technique employée pour ces expériences. Divisant les lapins en deux groupes, nous avons déterminé, dans l’une et l’autre catégorie des traumatismes avec blues pénétrantes, capables de causer des ‘cataractes traumatiques en procédant comme il suit :
Premier groupe de lapins. — Après anesthésie à la cocaïne, un couteau à cataracte est enfoncé dans la partie centrale de Le cornée, perpendiculairement à la surface, jusqu'à ce que la lame pénètre profondément dans le cristallin et le traverse même de part en part. Aussitôt après, le couteau est retiré * Les lapins, examinés au bout de vingt-quatre heures, se sont montrés porteurs au niveau de leur IE d’un Houble diffus