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à forme linéaire correspondant à la plaie faite par le coutéau.
Au bout de 48 heures le trouble avait donné naissance à une
| cataracte, localisée de forme et de dimensions identiques. Sui-
vies pendant deux mois, ces cataractes sont restées constamment stationnaires.
Deuxième groupe de Lapins. — Après anesthésie à la cocaïne et perforation centrale de la cornée avec un couteau à cataracte, la lame est retirée et re par celle d’un couteau à pointe
mousse, 1e est avec celui-ci, qu'est produite la lésion cristalli-
nienne. “à Au bout de 2% heures, trouble diffus généralisé du cristallin,
. puis cataracte complète environ 48 heures après. Résorption
de celle-ci dès le troisième jour au point que le cinquième jour le champ pupillaire est redevenu parfaitement clair.
Ainsi, pour le premier groupe de lapins, des cataractes localisées ont été obtenues en se servant d’un couteau parfaitement bien effilé avec un bord tranchant récemment aiguisé-
Le couteau a pu, dès lors, pénétrer dans le cristallin en piquant
d’ abord la capsule, en la sectionnant ensuite, et les lésions $e sont trouvées limitées à une plaie à bords peu écartés et rectilignes.
© Dans l’autre groupe, au contraire, le couteau à pointe mousse, en arrivant contre la cristalloïde, l’a refoulée, jusqu’au moment, où la limite de résistance ayant été dépassée, celle-ci s’est. laissée déchirer sur une étendue nie assez considérable; en tous cas, une brèche capsulaire s’est constituée, > ieante pour permettre la formation d’une cataracte complète, et plus encore pour laisser circuler l'humeur aqueuse au milieu des
fibres cristalliniennes et amener une résorption rapide.
Par ces expériences, il est maintenant facile de comprendre le rôle important, joué par la forme des corps étrangers dans la
constitution des cataractes traumatiques. Mais il est néces- | . ERA PE , z . l A saire de diviser ceux-ci en deux catégories. Les uns se pré-
sentent au niveau de la capsule avec un bord suffisamment
mince pour sectionner la capsule, comme l’a fait la lame du
couteau à cataracte. Les autres, au contraire, l’abordent par
leur face et, agissant comme la pointe mousse du second cou-
teau, repoussent devant eux la capsule qui finit par se déchirer.
tie Hätons- nous d’ ajouter ue le volume du corps joue : un. rôle
moins important A on n'aurait pu le penser. Pour le prouver, nous avons repris de nouvelles vip pense sur un dernier:
groupe de lapins.+ se
Troisième groupe de lapins. — Cette fois, le couteau à cataracte une fois introduit dans la chambre antérieure, nous nous sommes arrangé pour le faire pénétrer dans la capsule, au niveau du bord pupillairé, puis pour sectionner capsule et. cristallin dans toute leur étendue. Là encore nous avons ob-. tenu des cataractes incomplètes cependant plus étendues que. celles observées dans le premier groupe. ;
Les expériences que nous avons pratiquées ont eu, comme nous l’avons dit, pour nous, l’avantage de pouvoir revenir encore sur le mécanisme de la résorption qe cataractes traumatiques. Tout l'intérêt a porté, du reste, à rechercher dans quelles conditions devait se faire cette résorption.
Comme nous l'avons’ mentionné précédemment, les catarae les par contusions se résorbent rarement, Les cataractes avec plaie | pénétrante le font dans les conditions normalément admises, ou, au contraire, s’y montrent complètement rebelles. Les Cataractes par commotion semblent encore moins admettre ce genre d'évolution anatomique.
Résumons à présent les résultats une en ce qui concerne la résorption, résultats qui confirment pleinement les expériences et les conclusions qu’en avait tirées Knapp. a
Premier et troisième groupes. — Section au couteau à cata- ractes : plaies linéaires de la capsule.
Deuxième groupe. -— Refoulement au couteau à pointe mousse : déchirure de la cristalloïdet : :
a) Plaie linéaire ou félure de la capsule. — L’humeur aqueuse. pénètre dans le cristallin, suffisamment pour déterminer une cataracte localisée; Dario même pour amener la formation d’une cataracte complète. Mais rapidement la plaie estoblitérée. par l'apport de fibrine et par la prolifération épithéliale comme … Va montré Knapp, et si la résorption intra-capsulaire a pu. commencer elle s'arrête rapidement.
b) Déchirure de la capsule. — Cette fois, par une large brèche, l’humeur aqueuse s’infiltre dans le cristallin. L’on voit