‹ Catéchism d'agriculture ou La science agricole mise à la portée des enfants [microforme]Chapitre 2 sur 56 · PR RE · texte numérisé non relu

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chaque année la plupart des enfants, qui sortent des écoles modèles, aller s’enfermer derrière un comptoir, ou se livrer à l'étude du droit, ou aller demander fortune à une nation étrangère.

Ni c'est aujourd'hui un f#it constant que les campagnes se dépeuplent et que les villes vont s'encombrant de plus en plus, un état de choses aussi déplorable doit engager tous les amis de leur patrie, les économistes et nos gouvernants à faire tous leurs eflorts pour arrêter ces fâcheuses tendances de nos populations rurales. Les seuls moyens d'y parvenir, d’après les plus sages esprits, est de répandre parmi elles les connuissances qui peuvent les conduire à améliorer leur sort par la terre, de leur donner une instruction en rapport avec le genre d'occupation qui les attend au foyer paternel.

Lorsque nos cultivateurs seront mieux instruits des avantages que peut leur procurer une honne culture, qu’ils comprendront bien qu'ils peuvent trouver dans leur honorable profession, ce qu'ils voulaient aller chercher ailleurs, ils ne sentiront plus le besoin de s'éloigner.

Personne ne doute aujourd’hui qu'un traité sur l’agriculture, à la portée de tous les éleves de nos écoles, et qui ferait ressortir toute la noblesse, les ressources, les avantages temporels et spirituels que la vie des champs peut offrir à ceux qui s’y livrent avec intelligence et une bonne volonté, opérerait un changement complet sur l'esprit de la jeune génération qui est appelée à nous succéder.

Cette importante considération m'a engagé à entreprendre ce travail, quoique j'en sente toute la difficulté. Mais, avant d'aller plus loin, je dois déclarer que je suis bien décidé à ne présenter

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les fécondes découvertes de la science, que sous l'aspect d’une pratique simple mais éclairée,

Voici en deux mots tout le plan que je me propose de suivre : Comme la jeunesse agricole, par suite du mauvais système de culture des anciens a déjà bien des préjugés contre la profession des cultivateurs, je vais m'efforcer, dans un dicours préliminaire, qui devra être le sujet d’une lecture souvent repétée, de montrer cet art sous son vrai jour, de faire voir tous les titres qu’il possède à notre affection, et à notre préférence sur tous les autres ; je ferai suivre ce discours de quelques notions générales sur l’agriculture ; puis enfin, je diviserai le reste de mon travail en cinq parties principales, qui seront le développement des connaissances que doit posséder tout bon cultivateur sur les propriétés des différents sols, sur les amendements et les engrais quäls exigent, sur les instrumen{s oratoires, sur la culture des diverses plantes, sur les assolements, sur les soins à donner aux animaux domestiques, et enfin sur la culture des arbres.

Ce traité quoiqu'abrégé sera aussi complet qu'il convient aux élèves de nos écoles.

je que l'Hon. P. J. O. Chauveau, premier

ministre de la province de Québec, a déjà fait en faveur de l’agriculture, en introduisant l'étude de la théorie de cet art dans les écoles Normales, et ce qu'il prépare, pour un avenir prochain, pour son prompt avancement, me fait un impérieux devoir de lui dédié mon humble travail.

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