DES PLANTES SARCLÉES
D. Qu'entend-on par plantes sarclées ?
R. Les plantes sarclées sont des plantes alimentaires, qu'on cultive par rangées, pour pouvoir les sarcler.
D. Dans quels rapports la culture des plantes sarclées est elle avantageuse ?
R. La culture des plantes sarclées est avantageuse sous les rapports suivants : 1° Elles fournissent les ressourses les plus abondantes pour l'alimentation des animaux, et, par conséquent, pour la production des engrais; 2°
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Le sarclage qu’elles exigent, a pour effet d’ameublir et de nettoyer le terrain qui se trouve ainsi plus approprié aux cultures qui leur succèdent ; 3° Par la variété de leurs produits, elles nous préservent des années de disette ; 4° Enfin, elles contribuent souvent au développement des industries les plus utiles.
D. Pourquoi les appele-t-on plantes épuisantes ?
KR. On les appelle plantes épuisantes parce que, comme elles tirent leur principale nourriture de la terre, elles en absorbent plus de sucs que les végétaux cultivés en prairies artificielles, qui prennent la plus forte partie de leurs substances nutritives dans l'air et qui restituent à la ‘terre au-delà de ce qu’ils lui enlèvent, en lui laissant leurs chaumes.
À ce point de vue, on considère les plantes sarclées comme épuisantes, tandis que les plantes fourragères sont appelées améliorantes. Mais cette distinction exacte, si l’on considère seulement le mode de se nourrir, propre à chacune de ces sortes de plante, n’est plus juste, quand on considère que les plantes sarclées exercent, d’une autre manière, une action très utile sur la terre. {in effet, si elles n’enrichissent pas le sol, comme les prairies artificielles, elles le divisent par la longueur et le pivotement de leurs racines; La terre qu'elles occupent, est encore ameublie et constamment nettoyée par les sarclages et rechaussages qu’elles reçoivent pendant leur développement ; enfin, c’est aux plantes sarclées qu'on applique, sans crainte de salir la terre, le fumier dont profitent les céréales, qui doivent leur succéder. D’après ces considérations, les plantes sarclées peuvent donc être regardées comme des véritables récoltes améliorantes,
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D. Quelles sont les principales plantes à culture sarclée ?
R. Les principales plantes à culture sarclée sont : la patate, le topinambour, la betterave, la carotte, et le navet.
D. De quel pays la pomme de terre ou la patate est-elle originaire ?
R. La pomme de terre ou la patate est originaire de l'Amérique : elle est d’une importance égale à celle des céréales. Comme denrée alimentaire, elle sert à la fois aux besoins de l’homme et à la nourritnre des animaux ; dans les pays pauvres, elle est la plus précieuse, et quelquefois l’unique ressource du cultivateur.
D Comment divise-t-on les différentes variétés de patates ?
KR. On les divise en deux séries : les précoces et les tardives. Les premières mürissent vers la fin de juillet, les autres aux mois d'octobre.
R. La patate demande un sol sablonneux, bien préparé et engralssé à une certaine profondeur. Elle réussit quelquefois dans les terrrains humides et compactes ; mais elle est de mauvaise qualité.
D. Comment se reproduit-elle ?
R Elle peut se reproduire de trois manières, soit en semant la graine que donnent ses tiges, soit en plantant ses tubercules, soit enfin, en se contentant d’enterrer les yeux qu'elle contient. Le mode le plus généralement usité en Canada et le plus économique est le dernier, pourvu qu’on ait soin de les enlever assez gros. Il faut, en gé-
néral, douze minots de tubercules par arpent.
D. Quelle est la méthode la plus expéditive de planter les patates ?
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R. La méthode la plus exp‘ditive est de les planter à la charrue, en ouvrant une raie dans laquelle une personne qui suit le laboureur, dépose les tubercules où les yeux ; on les recouvre au rateau ou avec la Ferse. Cette méthode n’est en usage que dans la grande culture, parce qu’elle n'exige pas beaucoup de main-d'œuvre.
D. Quelle culture exige la patate ?
R. La patate a surtout besoin de sarclages et de rechaussages. Dès que sa tige est sortie de terre de quelques pouces, on lui donne un premier sarclage; un peu plus tard on rechausse, en relevant la terre tout au tour de leurs pieds. La première de ces opérations se fait au moyen de la houe à cheval, la seconde avec le puttoir, dans la grande culture ; dans la petite, elles se font toutes deux avec la pioche. La récolte se fait avec les mêmes instruments.
D. Quels sont les moyens qu'il faut employer pour prévenir la maladie des patates ?
R. Depuis une vingtaine d'années la patate est atteinte d’une maladie contre laquelle on a pas encore trouvé de remède bien efficace. Les moyens les plus sûrs de prévenir le mal, sont: 1° De faire revenir la patate à des intervalles assez éloignés sur le même terrain ; 2° De la régénérer par le semis de ses graines; 8° De n’employer que des plans bien sains et des espèces qui n'ont pas encore été atteintes par la maladie.