‹ Catéchism d'agriculture ou La science agricole mise à la portée des enfants [microforme]Chapitre 4 sur 56 · PURE · texte numérisé non relu

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d'innocence : Tu travailleras la terre el tu seras son gardien, Posuil eum in pararadiso voluptatis ut operatur et cuslodiret illum (gen 2). N'est-il pas dit plus loin : ÆRuslicationem creatam ab Allissimo. C'est le Très-Haut qui a instilué l'art agriecole. L'agriculture a donc l’origine la plus sainte et est le plus ancien des arts.

Maintenant, si j'ouvre l’histoire profane, si j'interroge tous les siècles, ils m’apprennent que l’agriculture est la seule base solide sur laquelle puisse s’asseoir une nation, qu’elle est la principale source de richesse pour un peuple. Que la terre contient la vraie fortune de l’homme, qu’elle est la véritable nourricière du genre humain. Les annales de tous les âges nous apprennent encore que tous les peuples qui ont honoré l’agriculture, qui l'ont encouragé, ont élé prospères et heureux, et qu'au contraire, ces mêmes peuples sont tombés, des lors qu’ils l'ont négligée et abandonnée. En effet n'y lisons-nous pas que le peuple romain, avec l’agriculture, est riche, s’a-

randit, devient puissant et redoutable à tous es autres peuples, qu'il va jusqu’à les dominer, les asservir et qu'il étend son empire jusqu'aux extrémités de la terre. Mais ce peuple détournet-il ses regards de l’agriculture, la remplace-t-il par le commerce et l'industrie, aussitôt sa puissance décroïit, sa force disparait, et la molesse et le luxe mettant dans la balance leur pernicieuse influence, ce peuple-roi, ce conquérant de l'univers, n’est plus qu'un vieux bâtiment ruineu” ui se démet peu à peu jusqu'à sa ruine cor . .e. Et ce peuple, célèbre entre tous les peuples, est disparu, ne laissant à l'univers étonné que quelques vestiges de son antique grandeur.

Si nous consultons l'expérience de tous les âges que nous apprend-elle encore ? Que l'agricul-

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