CHAPITRE II
D, Qu'est-ce que l'agriculture ?
R. L’Agriculture est l'art de cultiver la terre. Elle comprend tous les travaux qui ont pour but de tirer du sol, avec le moins de frais possible, la plus grande quantité de produits nécessaires à la nourriture de l’homme, à son vêtement, ainsi qu’à l’entretien des animaux.
D. Pour devenir bon cultivateur la pratique suffit-elle ?
R. Pour devenir bon cultivateur la pratique est nécessaire, mais elle ne suflit pas, il faut de plus, posséder des notions théoriques, surtout
celles qui sont appuyées sur l'expérience des pays où l'art agricole est le plus avancé. La pratique, quand elle n'est pas éclairée par la théorie, se désigne, plus particulièrement sous le terme peu flatteur de routine.
D. Quels sont les inconvénients de la routine ?
R. La routine est l'opposé du progrès, elle est même sa plus dangereuse ennemie. Elle oppose les plus grands obstacles aux améliorations dont l'agriculture est susceptible.
C’est par esprit de routine qu’un si grand nombre de cultivateurs n'agissent, dans tout ce
qu'ils font, que d'après ce qu'ils ont vu faire à
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1 leurs pères, sans s'inquiéter jamais s'ils ne pour- ‘ raient pas faire mieux. C’est encore la routine { qui repousse aveuglement tous les changements utiles et entretient dans les populations rurales, ce funeste sentiment de déliance contre tout ce
qui porte le nom d'amélioration.
AL. D. La science isolée de la pratique suilit-elle au cultivateur ?
R. La science isolée de la pratique est tout à fait insuffisante ; car c’est par la pratique seule qu'on acquiert la prudence, qui corrige ce que la L science pourait avoir de trop absolu, et qui ne fait accueillir qu'avec une certaine mesure les
a lerre. 0 | (1 ne systèmes nouveaux dont la valeur réelle ne se Lt la révèle qu'après la consécration de l'expérience. ps Pr D’. Est:l prudent d'adopter toutes les doctricessalr es |
| nes nouvelles contenues dans les ouvrages trai- | tant de l’agriculture ©?
R. La prudence nous conseille de n’adopter les
nt, ainsi
pratique doctrines nouvelles que lorsqu'elles ont subi ique l'épreuve de l'expérience, dans des circonstances pra analogues à celles où nous nous trouvons. Ou parent “ encore, si on veut expérimenter soi-même la sur des | méthode nouvelle, faisons-le sur une petite échelle. ence Le - Par exemple, s’il s'agit d'une plante étrangère nce. la À dont on vante le grand rendement ou la qualité rs ae le à supérieure ; ne vous empressez pas d'en ense-
: mencer une grande étendue de terrain; au contraire, n'en faites l’essai que sur un petit coin de terre, et agissez les années suivantes d'après le premier résultat obtenu. 'agit-il encore
| d’un nouveau mode de culture ou d'instruments
perfectionnés : suivez la même ligne de conduite, expérimentez les avec précaution, sans vous en-
| routine ?
ès, elle est lle oppose tions dont
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ice à gager dans des dépenses considérables et qu'auns x Î tant que vous vous serez rendu compte de l'usage
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que vous en aurez vu faire par des cultivateurs éclairés. En agriculture, comme dans tous les actes de la vie, c’est un art bien précieux de savoir toujours mettre à profit les bons exemples, pourvu qu'on le fasse avec sagesse et modération.
vateurs ous les 2ux de #mples, ‘ration.