X. De la justification. 5i
t?. 12 ? « Vous devez être ravis de joie, parce qu'une grande récompense vous attend dans le ciel. »
Citez-nous les paroles du Sage, au chap, xi des Proverbes^ t?. 18 ? « Celui qui sèmera la justice, cueillera une riche récompense. »
Citez-nous les paroles de saint Jacques au chap. l , v, 12 ? « Heureux est celui qui souffre la tentation , parce qu'il recevra la couronne de vie. »
Rapportezr-nous les paroles de l'apôtre saint Paul dans sa seconde à Timothée , chap. IV , v. 7 ? « J'ai achevé ma course, la couronne de justice m'est réservée, et le Seigneur, qui est le juste juge , me la rendra en son grand jour. »
Les Proies tans peuvent-ils trouver à redire à la doctrine cathotique touchant le mérite des bonnes œuvres ? Non , ils sont obligés de dire la ioême chose que nous.
Comment s' expliquent- ils dans l'apologie de la Confession d'Ausbourg , p. 96 ? « Nous enseignons que les bonnes œuvres méritent une récompense temporelle et spirituelle en ce monde et en l'autre. »
De quoi se plaignent donc les adversaires au sujet du mérite des bonnes oeuvres ? Ils ne se plaignent que parce qu'ils n'entendent pas la doctrine catholique.
Qu'est-ce qui donne le prix aux bonnes œuvres ? C'est la grâce sanctifiante.
la grâce sanctifiante est-elle en nous , ou hors de nous ? Elle est dans nous , et non hors de nous.
Est-ce Dieu qui nous la donne , ou est-ce nous qui nous ta don' nons ? C'est un don de Dieu que nous recevons de sa libéralité.
Comment l'apôtre s'exprime-t-il en parlant de la grâce sancti^ fiante au chap. v de l'Epitre aux Romains , r. 3 ? L'amour de Dieu est répandu dans nos cœurs, par le Saint-Esprit qui nous est donné.
Quels sont les effets de la grâce sanctifiante ? Elle fait que nous sommes les amis et les enfans de Dieu.
A qui sommes-nous redevables d*une grâce si précieuse ? Nous en sommes uniquement redevables aux mérites de Jésus- Christ.
Quelle remarque faites-vous , touchant V efficacité des mérites de J^sw5-C/in5r? Jésus-Christ ne s'est pas contenté de mériter le ciel , il nous a encore mérité une grâce , qui nous met en état de mériter de plus grands degrés de gloire.
le Sauveur ne dit-il pas au chapitre xvil de saint Luc, v. 10. Quand vous aurez fait tout ce qui vous a été ordonné^ ditcsy Nous sommes des serviteurs inutiles , nous avons fait ce que nous devions; comment pouvons-nous donc prétendre pouvoir mériter quelque chose? Nous sommes des serviteurs inutiles
5a CATÉCHISME DE CONTROVERSE.
envers Dieu ; mais nous ne sommes pas inutiles enverâ nous-mômes.
Pourquoi dites-vous que nous sommes des serviteurs inutiles envers Dieu ? C'est que quand nous ne ferions aucune bonne action ^ Dieu n'en serait pas moins heureux pour cela.
Pourquoi dites-vous que nous ne sommes pas inutiles envers nous-mêmes7 C'est parce que les bonnes œuvres nous ser< vent à obtenir la récompense que Dieu a bien voulu nous promettre.
Dieu pouvait-il nous ordonner de faire de bonnes œuvres^ sans nous promettre aucune récompense ?ll le pouvait sans doule.
Comment s'exprime le concile de Trente sur ce sujets dans la sixième session , chapitre XVI ? « La bonté de Dieu envers les hommes est si grande > qu'il veut que ses propres dons deviennent leurs mérites. »
Avons-nous sujet de nous confier beaucoup en nos bonnes œitvres ? A Dieu ne plaise , dit le concile de Trente , qu'ua chrétien se confie, ou se glorifie en soi-même , et non pas dans le Seigneur. »
Pourquoi les Protestans nous reprockent-ils le trop de confiance en nos bonnes œuvres ? C'est à tort qu'ils font ces reproches; mais les Catholiques se plaignent avec raison de la mauvaise foi des adversaires.
L'homme peut-Il satisfaire pour ses péchés ?ll n'y a pas d'hommo au monde qui puisse satisfaire pour un seul péché mortel.
Qui a satisfait pour nos péchés ? C'est uniquement Jésus- Christ qui a satisfont pour la coulpe de nos péchés.
Pouvons-nous nous appliquer les satisfactions de Jésus-Christ ? Nous le pouvons sans doute avec la grùce de Dieu.
Comment les satisfactions de Jésus-Christ noUs sont-elles appllquées? En deux manières.
Dites-nous comment ? Ou avec une pleine rémission des peines temporelles^ ou en réservant quelque peine tempo* relie à souffrir.
Quand est-ce que les satisfactions de Jésus-Christ nous sont appliquées si parfaitement , qu'il ne nous reste aucune peine temporelle à sou/frir ? C'est au baptême.
Quand est-ce que des satisfactions de Jésus-Christ nous sont ap-» pli^uées de telle manière , qu'il nous reste à souffrir quelque peine temporelle ? Communément au sacrement de pénitence.
Est-ce que toute la peine n'est pas toujours remise avec la. coulpe f Non , car il arrive souvent que Dieu, en remettant le péché, change la peine éternelle que le pécheur a méritée, en peine temporelle.
Rapportez-nous sur cela un exemple tiré du douzième chapitre