‹ Catéchisme de controverseChapitre 27 sur 44 · XIV. DES SACREMEJVS · texte numérisé non relu

XIV. DES SACREMEJVS

Comment prouvez-vous qu'il y a sept sacremens ? Je le prouve par l'Ecriture et par la décision de l'Eglise.

Ou trouve- t-on dans l'Ecriture qu'il y a sept sacremens ? On trouve dans l'Ecriture sept signes visibles d'une grâce invisible , comme il est aisé de le prouver de chacun en particulier.

Tous les Catholiques reconnaissent - ils sept sacremens ? Oui, tous les Catholiques du monde en reconnaissent sept, ni plus ni moins.

Les Grecs sckismatiqaes en reconnaissent-ils sept aussi? Oui, comme Jérémie , patriarche de Constantinople , le déclara en 1576.

Que concluez-vous de cette déclaration des Grecs ? Je conclus qu'on a toujours cru constamment dans toute la chrétienté qu'il y a sept sacremens.

Comment cela ? Si cette croyance était nouTelle elle ne nous serait pas commune avec les Grecs , qui se sont séparés de nous il y a huit cents ans.

Tous les Luthériens sont-ils d'accord touchant le nombre des Sacremens ? Non , car dans plusieurs endroits ils n'ea comptent que deux , comme à Strasbourg ; savoir, le baptême, et la cène : en d'autre endroits ils y ajoutent la pénitence.

Que dit sur cela V Apologie de la Confession iTJusbourg , art. 7, du nombre des Sacremens ? Elle dit expressément que la pénîlence est un sacrement proprement dit.

Pourquoi donc les Protestans de Strasbourg ne mettent-ils pas la pénitence au nombre des sacremens , puisqu'ils se disent de la Confession d'Âusbourg ? C'est à eux à voir ce qu'ils pourront répondre pour ne pas se contredire eux-mêmes*

Les Luthériens peuvent-ils prouver aux Anabaptistes quetebap^ téme des enfans est bon ? Non , ils ne peuvent pas le leur prouver.

Pourquoi cela7 Parce qu'il suit des principes Luthériens» que le baptême des enfans ne peut être bon.

Comment cela ? Un des principes des Luthériens est qn*oil ne peut être justiûé que par un acte de foi : or les enfans ne peuvent produire aucun acte de foi ; donc ils ne peuvent être justifiés.

Faites-nous voir la même conséquence tirée dun autre de lean principes ? Leur première maxime est qu'il ne faut recevoir aucun usage dont il ne se trouve point d'exemple dans l'Ecriture : or il ne se trouve aucun exemple dans l'Ecriture qu'il y ait jamais eu d'enfant baptisé ; donc le baptême des enfans ne doit pas passer chez eux pour être bon.

De quoi se vantent les Anabaptistes contre tes Luthériens ? Us

' se vantent d'avoir la pure parole de Dieu pour eux»

Quel usage font-ils de ce passage de saint iÊatthieu. chapitre XXViil : Allez; enseignez toutes tes nations , et baptisez-les ? Us prétendent que l'instruction doit précéder le baptême : or les enfans , disent-ils , ne sont pas capables d'instruc* tion.

Quel usage font-ils du passage de saint Marc , chap» xvi : Celui qui croira et qui sera bciptisé sera sauvé ? Us prétendent qu'il faut croire avant de recevoir le baptême ; or« disent-ils, les enfans ne sont pas en état de croire.

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