XIV. Des sacremens
1r$ Uklhériffa^ ont-ils de quoi répondre-à ces passages ? Ils peuvent bien expliquer ces passagçs d'un© autre manière que. les Apabaptîsteç , roais ils nç peuvent ^'assurer q«e leur explication $0}t meilleure.
Quelle conclusion tirez-vous de tout ce qui a été dit ? Je çooclus qu'un luthérien , en suivant ses propres principes , ^ de très-grandes raisons de douter s'il est bien baptisé.
Comment les Catholiques prouvent-ils que le baptême des enfans est l^on? Us le prouveat par la traditioa, c'est-Mirç pv l'usage constaot de l'ïi^lise.
les adversaires ne peuvent-ils pas avoir également recours ^ la tradition ? Non , ils ne le peuvent, car ils rejettent la traditioo ppur tout autre article.
Pourquoi mettez-'WUs la Confirmation au nombre des ^açrfi^ mens ? Parce que c'est an signe visible qui confère qnç grâce invisible.
Qu'est-ce que le sign£ visible dans la Confirmation ? C'est le saint Chrême et Timposition des maiqs de Tévéque.
Quelle est la grâce invisible <jue confère ce Sacrement ? C'ef t une grâce qui fortifie la foi du Chrétien,
OU CEcriture fait-elle mention de la Confirmation ? Dans le huitième chapitre des Actes des Apôtres,
Qu'est-ce qu'elle en dit ? Il y est dit que les habîtaus de Samarie avaient déjli repu Le bajjtême , mais qu'ils n'iivaieot pas encore reçu le 8amt-Esprit ; que saint Pierre et saint JeojQ allèrent leur imposer les mains , et que pâr-là il? reçurent le Saint-Esprit.
Est-ce là la Confirmation ? Ce ne peut être autre cbose*
Pourquoi dites^ous cela ? Parce que l'imposition des main# ne se fait qu'en conférant les ordres , ou en donnant la confirmation : or les apôtres ne donnèrent pas l'ordre de la prêtrise h tous les hàbitans de Samarie ; donc Us donnèrent la confirmation.
Ne pourrait-on pas dire que les apôtres imposaient les mains pour communiquer les dons du Saint-Esprit , mais que les évéques d'aujourd'hui n^ ont pas le même pouvoir? Si les évô» ques d'aujourd'hui n'ont pas le pouvoir de communiquer le Saint-Esprit visiblement, ils ont du moins le pouvoir de le communiquer d'une manière invisible-
Que dites-vous sur cela auv adversaires ? « Vous en appeler sans cesse à l'Ecriture, et vous voulez qu'on s'en tienne à la lettre ; pourquoi donc n'impose-t-on pas cbw vous \&ik mains à ceux qui sont baptisés ?»
Trouve-t-on des vestiges de la Confirmation dans les premiers temps du christianisme^ Les passages des Pères sont idécisifs sur cet article.
Rapportez-nous les paroles de saint Cyrille dans sa troisième
Catéchèse ? « Tandis qu'il se fait une onction visible sur le corps , rame se trouve sanctifiée par Fopération inté« rieure du Saint-Esprit. »
Bapportez-nous les paroles de saint Augustin , au second livre contre les lettres de Petilien , chap. x ? « Le sacrement du saint Chrême est un sacrement qui ne cède point en sainteté au baptême même. »
Y a-îHl du pain après la consécration de l'Eucharistie? Non ; le pain se change au corps et au sang de Notre-Seigneur Jésus-Christ par la vertu du Tout-Puissant et la parole du prêtre.
Comment le prouvez-vous ? Le Sauveur n'a- pas dit , Dans ce pain ou avec ce pain est mon corps ; mais il a dit« Ceci est mon corps.
Que concluez'vous de là? Que ce n'est plus du pain.
Pourquoi cela ? Parce qu'il est impossible que ce qui est chair soit en même temps pain : or le Sauveur a déclaré que ce qu'il tenait en main était son corps et sa chair ; par conséquent ce ne pouvait plus être du pain.
A't-on cru la transsubstantiation dès les premiers temps du christianisme ? On l'a cru en tout temps , comme il est aisé de le faire voir par le témoignage des Pères.
Happortez-nous les paroles de saint Ambroise au livre k des Sa^ cremens , chap, iv ?« Avant la consécration , ce n'est que du pain ; mais dès que les paroles saintes se prononcent , le pain se change au corps de Notre-Seigneur. »
Bapportez-nous les paroles de saint Grégoire de Nysse , chap. XXXVII de sa grande Catéchèse ? « Je crois fermement que le pain est changé au corps de Jésus-Christ. »
Mais ne pourrait-on pas objecter contre la doctrine Catholique tous les passages oU l'Eucharistie est appelée pain, comme dans la première aux Corinthiens , chap, \ , v. 16 : n Le pain qne nous rompons n'est-il pas la participation du corps du Sauveur ?» et au chap, xi , v. 27 : « Quiconque mangera ce pain indignement? » Il e&t parlé de pain , non que ce soit du pain en effet , mais parce que c'a été du pain.
Donnez-nous un exemple de cette nlanière déparier ? C'est ainsi qu'il dit en saint Matthieu , chap. xi : « Les aveugles voient, les boiteux marchent ; » c'est-à-dire , ceux qui étaient aveugles , ceux qui étaient boiteux.
Kavez'vous pas d'autre réponse à faire? L'Eucharistie s'appelle encore pain parce qu'elle en a la figure.
Donnez-nous un exemple pareil tiré de l'Ecriture ? L'Ecriture nomme les trois anges qui apparurent à Abraham , trois hommes , parce qu'ils apparurent sous la figure humaine : ainsi elle appelle pain ce qui a encore les apparences du pain.