‹ Catéchisme de controverse [microforme] (volume 3)Chapitre 6 sur 11 · II. VlkSINlTÉ PERI'ÉTUELLE DE MARIE · texte numérisé non relu

II. VlkSINlTÉ PERI'ÉTUELLE DE MARIE

Les Evangélistes nous enseignent clairement que Marie a engendré Jésus, non pas d'une manière naturelle et par une opération humaine, maib d'une manière surnaturelle et par l'opération du Saint-Esprit.

L'ange expliquant à Marie comment elle serait à la fois vicige et mère, lui dit : « Le Saint-Esprit surviendra en vous et la vertu du Très-Haut vous couvrira de son ombre (i). » — Saint î^tathieu dit également, en parlant de la naissance de Jésus : « Marie, sa Mère, étant fiancée à Jû.seph, avant qu'ils vinssent ensemble, il se trouva qu'elle avait con^u de l'E^sprit-Saint, » et lorsque saint Joseph songe Lt renvoyer cette vierge auguste, un ange vient aussitôt le rassurer : « Joseph, fiis de David, ne crains point de prendre avec toi Marie, ta femme ; car ce qui a été engendré en elle est ou

(1) Lue. I, 3.1.

c:a-ii:;chisme i .-, ro.vjTi-jV; tSK Saint Esprit. Elle enfantera

'■■ auquel tu donneras le nom de Jésus, car c'est lui qui sauvera le peuple de tous ses péchés. . . Or tout cela se fit pour que cette parole que le Seigneur a dite par le prophète fût accomplie : Voilà que la Vierge concevra et enfantera un fils, et on le nommera Emmanuel, c'est-à-dire Dieu avec nous (i). „

En entendant le messager céleste lui parler de maternité divine dans l'humble maison de Nazareth, Marie demeure tout interdite. Elle se x-^ppelle la prome.sse qu'elle a faite de se consacrer à Uieu et de ne contracter jamais d'engagr.ment avec un homme mortel ; elle se trouble et se montre disposée à sacrifier la dignité de Mt-re de Dieu SI cette dignité est incompatible avec l'éclatante splendeur de son inviolable virginité. Ma-'s l'ange s'empresse de la rassurer en lui disant qu'elle concevra d'une manière surnaturtllepar l'opération de 1 Espnt-Saint, c'est-à-dire qu'elle deviendra Mère sans cesser d'être vierge; il confirme son assertion par l'exempie d'un miracle sinon égal, du moins analogue, celui de sainte Elizabeth qui, jusque-là stérile, avait con^u dans son sein le précurseur du Christ, et enfin il en appelle à la toute-puissance de Dieu pour laquelle rien n'est impossible (2).

(i) Mt. i. 18-23.

(2) Luc. I, 34.37.

La Sainte Ecriture nous démontre donc que Marie demeure Vierge non seulement lorsqu'elle conçoit un fils dans son chaste sein, mais même dans son enfantement.

Si l'on interroge la tradition des premiers siècles de l'Eglise, il est facile de se convaincre que les fidèles ont toujours cru à la virginité perpétuelle de Marie. De là les appellations de Fierg^e Mirt, toujoun Viergf, etc. qu'on retrouve dans les symboles de foi et dans les écrits dc:s Saints Pères qui ont combattu les hérétiques de leur époque. C'est ainsi qu'ils nous disent que si Jésus-Christ a pu sortir vivant du tombeau sans remuer la pierre qui en fermait l'entrée, s'il a pu pénétrer dans les maisons sans en ouvrir les portes, s'il a pu faire marcher saint Pierre sur les flots, il est évident qu'il n'est pas moins dans la sphère de la puissance divine de rendre féconde la virginité de Marie. Ils comparent ce prodige au phénomène de l'œil qui reçoit, sans se briser, les rayons du soleil et qui donne naissance à une image.

Objections. — i° Jésus fut présenté au temple par sa Mère qui se soumit à la loi de la Purification. Or cet acte, d'après la loi mosaïque, suppose que Marie n'est pas demeurée vierge.

RÉPONSK. — Jésus et Marie se sont constamment soumis à la loi de Moïse, bien qu'ils n'y fussent nullement obligés ; ils voulaient seulement

CATÉCHISME DE CONTBOVEnSE 37

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