‹ Catéchisme de controverse [microforme]Chapitre 4 sur 13 · CHAPITRE TROISIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TROISIÈME

De la Confirmation

SOMMAIRE

Erreurs des protestants au sujet de la Confirmation. — Doctrine catholique sur ce sacrement d’après la Sainte Ecriture et d’après la trad'tion.

Il NVENTION des hommes, imposture évidente,

huile polluée par les mensonges du diable, graisse souillée, etc., ce sont là quelques-uns des noms doucereux que Luther et Calvin ont donnés à la confirmation, C'est assez dire qu'ils ne la considéraient pas comme un sacrement. Certains Protestants modernes sont plus modérés ; ils admettent l'ancienneté de son existence da ;s l'Eglise, mais ils la regardent comme un appendice du baptême ou une simple cérémonie dans laquelle le fidèle renouvelle sa profes ‘on de foi du baptéme, tandis que l'évêque impose les mains. Ils l'ont tous rayée du nombre des Sacrements.

Examinons maintenant si cette doctrine protestante est conforme à la Bible. Nous voyons dans les Actes des Apôtres que saint Pierre et saint Jean furent chargés d’aller vers les habitants de Samarie qui avaient reçu la parole de Dieu, « Ces deux Apôtres, étant arrivés, prièrent pour eux, afin qu'ils reçussent le Saint-Esprit, Aucun des Samaritains n’avait encore reçu l’Esprit-Saint, attendu qu'ils étaient seulement baptisés au nom du Seigneur Jésus. Alors ils imposaient les mains sur eux, et ils recevaient le Saint-Esprit (r). » On voit par là qu’il s’agit d’un sacrement æs#nct du baptême, puisque les personnes qui le reçoivent ont déjà été baptisées. Le signe sensible existe dans l'imposition des mains ; la grâce est produite par la réception du Saint-Esprit, et les ministres de ce sacrement ne sont pas les disciples qui avaient baptisé les Samaritains, mais les Apôtres eux-mêmes.

De même, Saint Paul rencontre à Ephèse des disciples nouvellement convertis à l'Evangile et qui n'avaient reçu que le baptême de Jean-Baptiste. L’Apôtre « les fait baptiser au nom du Seigneur Jésus. Et après qu'il leur eût imposé les mains, le Saint-Esprit descendit sur eux et ils parlaient diverses langues, et prophétisaient (2), »

(1) Act., VIT, 14.

(2) Act., xXIX, 1-6.

Ici encore se trouvent le même signe sacramentel, la même grâce et le meme ministre que dans le text: précédent.

La tradition des Premiers siècles du Christianisme confi,sne exactement les conséquences que nous venons de déduire de Ja Sainte Ecriture F seulement les anciens Pères parlent non seulement de l'imposition des mains, mais encore de l'onction faite'par l'évêque avec l'huile sainte sur le front du baptisé,

Il est facile de conclure de là combien ont tort les Protestants qui rejettent ce sacrement, puisqu’il est clairement énoncé dans la Bible et con-

fimé par l’enseignement des Premiers âges de l'Eglise.

Page 1