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Mais alors f quepense^vous du libre échange érigé partout en système ?
Ce serait le triomphe toujours assuré non de l’équité, non de l’égalisation dans les conditions du travail, mais d’une puissance primordiale. De par le libre échange, un peuple en possession d’une forte somme de richesses matérielles et immatérielles, en conséquence de cette possession, empêcherait lesautrespeuples, qui se trouveraient ainsi sous l’empire d’une coercition patente ou déguisée, de rivaliser avec lui. Tous les échanges s’effectueraient donc à son grand bénéfice, et chaque jour sa richesse évaluée s’accroîtrait , tandis que celle des autres peuples déclinerait, au moins relativement. Ce n’est pas tout. Indépendamment de la prééminence que donne à un pays une très-grande richesse évaluée, on sait encore que ses habitants, individuellement, retirent de cette richesse des avantages très -notables. (Voyez page 39.)