CHAPITRE IX
Des propriétés de l*État et des biens
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N'est-ce pas à tort que VÈtat possède et administre des propriétés en biens fonds ?
L’État, ne pouvant cultiver les biens fonds qu’il possède qu’au moyen d’une régie onéreuse, doit mettre en vente tous ceux qui ne lui sont pas indispensables. 11 a tout bénéfice à agir ainsi. D’abord, il se débarrasse d’une multitude d’employés réellement à charge au pays; ensuite, les propriétés qu’il détenait, rentrant dans la circulation, lui payent chaque année des redevances si considérables qu'elles équivalent, au bout de 16 à 18 ans, à la valeur de ces propriétés elles -mêmes. — Cependant nous ne comprenons pas dans ces biens fonds certaines forêts que l’État doit conserver, attendu qu’en
y aménageant des futaies, genre de produits qui chaque jour devient plus rare , il rend à la nation des services dont les particuliers ne paraissent plus pouvoir se charger.
Ëst-il désirable que les habitants d'une cité jouissent en commun des terres quelle possède ?
En aucune sorte, lorsque les terres sont fertiles. Mais il en est tout autrement lorsque le fond en est presque entièrement de roc. En effet, dans ce dernier cas, l’appropriation de ces terres ne conduirait qu’à de très- minces bénéfices, tandis que leur pâturage en commun donne de grandes facilités à chaque prolétaire, pour lui faire obtenir la nourriture des animaux qui sont presque indispensables à son petit ménage.
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CATÉCH1S31E