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NOTES
Note A, page 12.
Uicl)f6«ics.
La richesse est naturelle ou produite , directe ou indirecte :
Naturelle, comme l’argile du sol, l’air, l’eau, les rayons du soleil , etc. ; produite, comme la statue sortant des mains de l’artiste. Elle est directe, comme le fruit dont l’homme se nourrit, lorsqu’il ne prend que la peine de le cueillir; indirecte lorsqu’il se procure le vin qui lui manque, au moyen d’objets qu’il donne en échange. Nous insisterons sur le caractère suivant: l’air, l’eau, la lumière du jour, sont des richesses communes et gratuites; tandis que le pain , 1 habit, le gîte et d’autres modes de satisfaction en nombre infini, ne s’acquièrent qu’à titre onéreux. Le plus généralement, c’est par le travail que nous nous approprions
NOTES
les richesses (le ce dernier ordre, et, si nous voulons en jouir, il faut ou les produire nous-mêmes, ou nous les procurer par l’échange.
Note B, page 11.
Cfs tmcô sont poôôcùéca ô litre be î>roit urtturcl.
M. Peshine Smith, publiciste américain, établit de la manière suivante que les terres n’ont pas été données a l’homme, mais qu’il les a acquises par son travail :
« Prenons comme exemple l’Etat de New-York. Lava- « leur-argent des fermes de cet Etat, telle qu’elle a été « obtenue par le recensement de 1850, fait par le gou- « vernement fédéral , est de 551,516, 612 dol. La va'leur « entière des biens fonds imp(isés, comprenant la va- « leur des propriétés urbaines aussi bien que celle des « fermes, telle qu’elle fut donnée au contrôleur de l’État « dans l’automne de 1851 , s’élève à 907,571,195 dol. « La valeur de la propriété taxée dans les villes, ajoutée (.< à celle des fermes, obtenue par le recensement des Etats- « Unis, excède l’estimation totale tirée des rôles des
« impositions Néanmoins, pour éviter toute chicane,
« nous proposons de prendre 1,200,000,000 dollars « comme valeur du sol de l’État de New-York, tel qu’il « est à présent, avec ses bâtiments et ses autres amé- « liorations, tant publiques que particulières. Cette « somme payerait, pendant quatre ans, le travail d’un
NOTES
« million d’hommes employés trois cents jours de
« l’année, à un dollar par jour.
« Qu’on se représente l’État comme il était le jour « que Hendrick Hudson jeta l’ancre dans la baie de Man- « hakan, et qu’on se demande si un million d’hommes « pourraient abattre les forêts, dessécher tes marais,
« construire les roules, creuser les canaux, faire les ce chemins de fer, extraire la pierre , cuire les briques ,
« couper et scier le bois, élever les bâtiments publics et « particuliers, et exécuter en quatre ans, ou même en « dix, tous les ouvrages qui ont fait sortir [Empire (c Stale des territoires incultes où chassaient des Iro- « quois et des Delawares. Personne ne pourra croire « cela possible , après avoir considéré attentivement la
« multitude de choses à accomplir.
« On pourra encore moins croire qu’un chiffre aussi (c bas que celui d’un million d’hommes travaillant penu dant quatre années puisse représenter tout le travail « (jui a été employé jusqu'à présent sur le sol, si l’on veut (c bien remarquer que l’ouvrage a été fait avec des inn struments et par des ouvriers beaucoup moins bons « que ceux d’à présent, et, par conséquent, a dû né- « cessiter une bien plus grande quantité d’efforts mus- (I culaires (lu’on n’en emploierait maintenant à produire « les mêmes effets.
« Nous pourrions prendre les États les uns après les te autres, et montrer la même différence entre le prix du « travail total employé à Vamélioration du sol et. le prix « vénal actuel de ce sol ainsi travaillé. Si nous citons les (( Etals de notre confédération , c’est parce (lue nous t( pouvons obtenir leurs statistiques plus exactement
NOTK.S
NOTK.S
« qu’on ne |ieiU se procurer celles des pays de l'ancien « continent; mais il tant dire qu’une circonstance particulière empêche ici que l’infériorité du prix actuel U du sol, par rapport aux frais qu’a dû coûter sa mise « en valeur, soit aussi marquée que dans les royaumes « de l’Europe ; c’est que la culture des Etats-Unis a été
« commencée et continuée par un peuple déjà très-avancé
« dans les arts de la civilisation. Si nous prenons un « pays comme l’Angleterre, et ([ue nous tâchions d’esti- « mer le travail qu^on y a employé depuis le débarquées ment de Jules César, nous verrons qu’il dépasse énorec mément la somme de travail que représente toute sa « valeur actuelle. La valeiu totale de la propriété fon- «ciére, en Angleterre et en Irlande, y compris les SC mines , les routes , etc. , est évaluée à environ SS l^0ü0,000,000 1. St., c’est à-dire 10,000,000,000 dol.
SS Cette somme payerait le travail de cinq million.s SS d’hommes pendant dix ans, à un salaire moyen de SS 200 dollars par an. Peut-on croire que cette somme SS approche celle du travail qui, pendant les dix-huit SS siècles depuis l’invasion des Romains, a été consass crée à l’amélioration du sol, ou meme de la somme <( du travail d’à présent, mieux dirigé et mieux appros< visionné d’instruments, qui serait nécessaire pour ress créer, tel qu’il est, le Royaume-Uni, s’il pouvait être SS replacé dans l’état où il était au temps de Hengist et SS de Horsa? La différence entre les deux évaluations SS est énorme, cependant : car le travail des Saxons SS des Danois et des Normands, fait avec de misérables SS instruments, était bien inefficace, en comparaison de « celui de l’Anglais de nos Jours. »
.notes.
Note C, face 30.
Ca rifl)f5Sf roalufc fôt l)c lu rifl)fôôf î> UôU»jr
La différence entre la richesse évaluée et la richesse d'usage résulte encore des considérations suivantes :
1° La richesse évaluée des peuples ne diffère que trèspeu de la valeur des capitaux engagés qu’ils possèdent, tandis que leur richesse d'usage dépend eide la quantité de leurs produits annuels, et du chiffre delà population. — Or la valeur des divers produits bruts, dans la plupart des industries, n’a aucun rapport avec le capital de ces industries. Car si, dans l’agriculture, le produit brut est d’environ le dixième du capital, ce même produit brut, pour une mine de charbon de terre, bien souvent équivaut au capital de cette mine.
Il en résulte que si, par exemple, une société de mille travailleurs propriétaires d’une houillère gagne en l’exploitant un million de francs par an, un million étant en même temps et la valeur du produit brut et celle de la mine, cette société, à égalité de richesse d’usage, aura un capital bien inférieur à celui d’une société de mille cultivateurs qui posséderaient et feraient valoir des domaines dont le produit brut serait également d’un million, attendu qu’il s’ensuivrait que ces cultivateurs seraient à la tête d’un capital de dix millions.
Quelle disparité dès lors entre les richesses évaluées
NOTES
de ces deux sociétés, (jui, étant égales en population, ont la même richesse d’usage!
tf" Considérons une commune uniquement agricole, composée de mille personnes, et appartenant seulement à l’une d’elles, qui généreusement partage son revenu net, s élevant a cent mille livres de rente, entre tous les habitants, le produit brut étant trois fois aussi considérable. Dans celte hypothèse chacun des membres de la commune a moyennement 300 francs de revenu, et une richesse d'usage relative à ce chiffre, tandis que la richesse évaluée de la commune, sur le pied de 5 p. 0/0 du revenu net, se monte à ^2 millions de francs. — Maintenant, si ce propi’iétaire, au lieu de partager son revenu entre tous ses tenanciers, comme nous l’avons supposé ci-dessus, en donne la plus grande partie, 90,000 fr. , par exemple, à des musiciei^, à des baladins, qu’il fera venir dans cette commune pour le distraire, la richesse évaluée totale restera toujours la même, tandis ((ue la richesse d’usage moyenne de chaque habitant diminuera de plus d’un tiers. Nouvelle preuve de la différence entre la richesse évaluée d’un pays et sa richesse d'usage.
S" Si la classe ouvrière d’un pays était exploitée de telle sorte qu elle fût forcée de se contenter de salaires très-réduits, il serait possible que, par cela même, ce pays se rendît maître de la plupart des marchés étrangers et acquît une énorme richesse évaluée, richesse qui pourrait n’appartenir qu’à quelques familles. - Or, si, dans la distribution annuelle de leurs revenus, ces quelques familles s’entendaient pour ne donner à tous leurs salaliés qu une rémunération minime, la richesse d’usage
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moyenne serait très-faible, et cependant la richesse évaluée publique pourrait être énorme.
Un pays rongé par la plaie de l’absentéisme, ou autrement qui appartiendrait à des capitalistes résidant à l’étranger (pays que nous assimilons, pour ce fait, à une nation vaincue et tributaire ne possédant rien en propre), n’a par suite presque aucune richesse évaluée. Cependant le peuple qui l'habile n’en a pas moins une certaine richesse d’usage provenant de la rémunération de son travail.
5° Dans une contrée où les propriétaires du sol ont à craindre à tout instant qu’on ne leur enlève leurs propriétés, il peut y avoir encore une certaine richesse d’usage. Mais il n’y a jamais qu’une intime richesse évaluée] car cette richesse ne se développe qu’avec la sécurité.
6-’ Telle contrée sera pauvre en richesse évaluée, et cependant ses habitants pourront avoir une très-grande richesse d'us'age, si la nourriture, le chauffage et l’habillement, grâce à l’influence du climat, s’obtiennent presque sans efforts.
7" Nous terminerons pas le fait suivant, relaté dans les voyages de Humboldt :
« Au pied des montagnes du Mexique, des popula- « lions considérables vivent dans une grande aisance, « en se contentant de remuer légèrement la terre à l’en- « tour des bananiers qui les nourrissent. Et cependant « ces populations n’ont qu'une très-faible richesse (ri- « chesse évaluée veut-il dire). »
■i"s .NOTKS.
Nütk D, page 39.
llapfiort î)f la puissance î)es peuples auee leuvs capitaux
Nous savons que le travailleur considéi’é tout ù la fois comme capitaliste, directeur, employé et ouvrier', gagne des sommes diverses, suivant le pays qu’il habite, suivant les industries auxquelles il se livre, et que dès lors, avec le même capital, les peuples sont susceptibles d'avoir des forces de l’eproduciion différentes. Or donc, si on veut apprécier plus exactement que nous ne l’avons fait les puissances respectives de ces peuples, il est essentiel de tenir compte de cette plus-value de la foi’ce l’cproductrice pendant la durée présumable d’une guerre. Avec ce correctif, le degré de la puissance des peuples est assez fidèlement donné par leurs capitaux, bien entendu en ne tenant aucun conqite des aptitudes guerrières de ces peuples et des avantages naturels ou acquis possédés par certaines contrées.
On peut encore objecter que, les marchandises ayant des prix différents chez deux nations possédant le même capital , ces deux nations n’ont pas le même pouvoir d’acquisition , et en conséquence la même puissance. Mais cette objection n’est que peu sérieuse. — En effet, il n’y a d’autre différence entre le prix des
‘ Voyez page 120 et suivantes.
NOIES
marchandises dans les diverses localités que celle qui résulte des frais de transport, et, comme chaque pays a sa spécialité en fait de produits, il est supposable, jusqu’à un certain point , qu'il y a compensation dans ces frais. De plus, si l’on réfléchit que les armes et toutes les espèces d’engins meurtriers ont à peu près le même prix partout, et qu’il en coûte autant à chaque nation pour faire vivre ses troupes en pays étrangers, amis ou ennemis, on doit en conclure qu’en faisant le seul correctif dont il a été parlé ci-dessus, les capitaux de deux nations sont assez bien en rapport avec leurs puissances respectives.
Note E, p.age 4 "2.
3pprfciatioa bc la rirl)f6{ie bce partmtUcrs.
La richesse des particuliers ne peut être appréciée exactement ni par leurs capitaux ni par leurs revenus.
En effet, si, pour déterminer la fortune d’un particulier, il faut uniquement évaluer ses meubles et immeubles, ne s’ensuit-il pas que souvent on n’en trouverait aucune à l’industriel dont la capacité et les talents seraient payés, cependant, 15,000 à 20,000 frants par an.
280 NOTES
Cette méthode est donc inexacte pour jugrer de la fortune des particuliers. Celle qui consiste à comparer leurs revenus n’est pas meilleure, car tout le monde sait qu’une même somme en espèces, suivant l’industrie où elle est placée, rapporte des revenus différents. — La difficulté que l’on éprouve pour évaluer la richesse des particuliers provient de ce qu’il faut tenir compte de leurs richesses immatérielles
Note F, page 41.
formule &c la rid]Côtîc cpaluce bcs nationsi bcmontrff mailjfmotiqufmrnt.
La formule que nous avons donnée se légitime en quelque façon par elle-même; mais pour l’établir rigoureusement il faut faire entrer dans sa déterminaion les richesses immatérielles des peuples , et en conséquence recourir au calcul algébrique.
Considérons un groupe d’individus vivant sur une terre dont l’un d’eux est possesseur, et essayons d’apprécier en même temps- quelle est la richesse évaluée de ce groupe et quel est l’accroissement ou la dimi-
^ Voyez note H.