CHAPITRE III
Les soutiens de la vie surnaturelle
« La vie de l'àme, c'est Dieu. »
(S. Augustin.)
Quels sont les soutiens de la vie surnaturelle de l'enfant?
Ce sont: la prière (art. I); la Confirmation (art. II); la Communion (art. III).
(i) Cette crise pourrait-elle venir du spectacle de toutes les religions mortes que les études classiques font deviner plutôt que connaître à l'enfant : « Un jour on se moquera de mes croyances, comme je ris aujourd'hui de celles des
Grecs et des Romains? » Un jeune homme, devenu prêtre depuis, nous a
avoué que cette idée l'avait poursuivi pendant plus d'une année.
Article I. — La prière.
« Un enfant, pour prier, a besoin du cœur de sa mère. »
(M'rPlCHENOT.)
Quelle est la première prière qu'il faut faire faire à l'enfant?
C'est la prière des gestes.
Elle consiste à ployer les genoux; à joindre les mains; à baisser les yeux; à se frapper la poitrine; à diriger le doigt vers le ciel pour répondre à la question : où est le bon Jésus? à faire le signe de la croix, etc.
Cette prière a-t-elle quelque valeur?
Habitudes machinales! murmurent les pédants de la pédagogie. Nous pensons, nous, que si un Pascal, dans la plénitude du génie, pouvait demander quelques secours à la pauvre machine humaine, compter sur l'habitude pour réveiller sa loi. il n'y a aucune présomption à user du même genre d'entraînement pour les tout petits. Quand l'âge de la vie purement physique sera passé, leur corps, aidant l'âme dans son plus haut service, lui rappellera instinctivement, par ses attitudes, que c'est l'heure de se ressaisir sous le regard de Dieu (i).
Quelles prières faut-il faire dire à l'enfant quand il commence à parler?
Des prières très courtes et très simples : « Jésus, je vous
donne mon cœur»; « Jésus, bénissez papa, maman et
toute la famille » ; « Jésus, rendez mon cœur semblable au vôtre », et d'autres de même genre, suggérées, par les circonstances, à la piété ingénieuse des mères de famille.
Quels développements convient-il de donner à la prière de l'enfant qui grandit?
Un développement progressif en rapport avec l'âge et la capacité de l'enfant. Il ne faut néanmoins rien exagérer: car l'essentiel n'est pas que la prière soit longue, mais qu'elle soit, bien faite.
Quelles sont les conditions àrealiser pour que la prière soitbien faite?
1° Il faut donner à l'enfant, dès le jeune âge, l'habitude de faire exactement sa prière;
(i) Bouvier, op. cit., p. 29.
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2° îl faut lui expliquer, peu à peu, le sens des formules qu'il emploie;
3° Il faut exiger que sa tenue soit sérieuse et recueillie : lui en donner l'exemple;
4° Il faut avoir soin que personne ne fasse de bruit autour de l'enfant pendant qu'il s'acquitte de ce devoir;
5° Il faut exiger qu'il prononce les mots posément, sans se hâter et sans bredouiller.
Dans une excellente famille, très chrétienne, pieuse, bien posée, nous avons, un jour, par hasard, assisté à la prière du soir des enfants.
Ils étaient là trois ou quatre, avec une bonne sans autorité; ils récitaient les formules avec une précipitation qui faisait penser à un concours de vitesse, avec des modulations dont quelques-unes paraissaient être des cris, avec des sourires, des mouvements nerveux de la tête et des yeux : le tout ressemblait à une comédie.
Et cela s'appelait réciter sa prière! (Authentique.)
Ne serait-il pas désirable que les enfants, qui n'assistent pas encore à la prière commune, pussent réciter, séparément et à tour de rôle, les formules qui conviennent à leur âge?
Doit-on se contenter de la prière personnelle?
1° Il faut, le plus tôt possible, faire participer l'enfant à la prière commune, dite en famille, au moins le soir;
2° Il faut, sans retard, l'initier aux cérémonies du culte divin, en le conduisant aux offices de l'église, bien avant l'âge où il y sera formellement obligé.
J'ai vu à Anvers le fameux tableau de Rubens, Jésus mis en croix; l'artiste a représenté au Calvaire une femme allaitant son nouveau-né; le petit enfant, à la vue du Dieu crucifié, paraît ému, il oublie le sein de sa mère, détourne la tête et regarde avec ses grands yeux le touchant spectacle. Dans cette supposition du peintre, il y a une idée vraie. Nos mystères saorés ont quelque chose qui est à la portée de tous les âges. Les enfants chrétiens sentent ce qu'ils ne comprennent pas, devinent ce qu'ils ne savent pas encore (1).
(I) M*rPlCHENOT, Op. Cit., pp. II9-I20.
Article II. — La Confirmation.
« On conduit le baptisé, vêtu d'une robe blanche, auprès du pontife, qui le marque du parl'uiii divin et déiliant. » (i)
A quel âge le sacrement de Confirmation peut-il être reçu?
Le sacrement de Confirmation peut être validement reçu avant l'âge de raison : dans la primitive Eglise, on le donnait aux tout petits enfants; c'est encore l'usage des Grecs et des Eglises d'Espagne.
Il serait avantageux que l'enfant y fût admis dès l'âge de raison.
M^r Robert, évêque de Marseille, ayant résolu d'adopter cette pratique, reçut, le 22 juin 1897, une lettre élogieuse du pape Léon XIII, dans laquelle on lit, entre autres choses:
« Nous donnons les plus grands éloges à votre dessein
Nous désirons vivement que ce qui a été sagement réglé par vous soit fidèlement et perpétuellement observé. »
Pratiquement, que faut-il faire?
Il ne dépend pas évidemment des père et mère de faire confirmer leurs enfants à tel âge ou à tel autre. Mais si les circonstances laissaient à leur choix une certaine détermination de temps, ils devraient tendre à avancer plutôt qu'à retarder l'administration du sacrement.
Quels sont les avantages au sacrement de Confirmation par rapport à l'éducation de l'enfant?
1° La maturité de la vie surnaturelle, qui donne la force de professer la foi, et le courage de combattre les ennemis du salut.
2° Le caractère qui fait du confirmé un soldat de Jésus- Christ.
3° L'augmentation de la grâce sanctifiante.
Et puisque l'éducation a son couronnement dans la béatitude éternelle du ciel, quelle satisfaction pour un père et une mère de savoir leur enfant en possession d'une grâce
(i) Saint Desys l'A réop agite.
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sanctifiante augmentée, « puisqu'il est de foi que la récompense céleste est en proportion de la grâce habituelle que l'âme possédait au moment où elle a quitté le corps ».
Sainte Thérèse a dit que si les hommes connaissaient le prix d'un seul degré de gloire, ils croiraient ne pas le payer trop cher par les souffrances et les travaux d'une longue vie (1). "
Article III. — La Communion.
« Comme le cerf soupire après les eaux, de même mon àme soupire vers vous, ô mon Dieu. » (2)
Comment la mère préparera-t-elle son enfant à la première Communion?
En lui inspirant un grand amour pour l'Eucharistie et un profond respect pour la maison de Dieu.
Par quels moyens la mère arrivera-t-elle à inspirer un grand amour pour l'Eucharistie?
1° Au foyer. Elle l'instruira de ce grand mystère; elle lui parlera souvent de Jésus qui habite nos tabernacles ; elle lui fera désirer de s'unir à lui ; elle le fera mettre à genoux au passage du Saint Sacrement porté aux malades ou en procession.
2° A l'église. Elle l'y conduira souvent; elle lui fera faire pieusement le signe de la croix et la génuflexion ; elle lui montrera le tabernacle et lui dira que c'est là que Jésus habite, que de là il le regarde.
Un petit garçon de cinq ans, sollicité par sa mère de dire ce qui le frappait le plus, dans la cathédrale de Bouloenesur-Mer, qu'il visitait pour la première fois, indiqua le tabernacle.
— Pourquoi?
— Parce qu'iJ est là. (Authentique.) Elle lui fera réciter une petite prière.
Ces visites seront répétées le plus souvent possible ; elles doivent être désirées par l'enfant et accordées comme une sorte de récompense.
(i) Charruau, Aux mèrts, p, 41.
(a) Ps. su, U
Pourquoi est-il nécessaire que l'enfant soit élevé dans un profond respect pour la maison de Dieu?
Parce que nous sommes convaincu qu'il n'y a rien de bon à attendre d'un enfant qui n'a pas le respect de l'église.
Dans une paroisse où nous avaient conduit les hasards de la guerre, nous dûmes, un jour, nous déranger de notre place, pendant un office pour aller dans le fond de l'église semoncer et séparer deux petits jeunes gens qui bavardaient et riaient d'une façon scandaleuse.
Et pendant ce temps, la mère de l'un d'eux, pieusement agenouillée, près du banc de communion, avec ses autres enfants plus raisonnables, se convainquait sans doute qu'elle remplissait tous ses devoirs d'état, et qu'elle était, sur ce chapitre, en règle avec Dieu.
Pauvre mère aveugle, que de larmes elle versera ! Pauvre gamin mal élevé, ce serait presque miracle qu'il persévérât !
Comment les vrais éducateurs ont-ils accueilli le décret de Pie X relatif à l'âge de la première Communion?
Avec un tressaillement d'allégresse : leur âme surabonda de joie et de reconnaissance; leurs conceptions sur la formation chrétienne trouvaient, dans la parole pontificale, un couronnement et un appui; et ils remercièrent Dieu avec effusion de cette grâce, la plus grande des grâces, entrevue depuis si longtemps.
Enfin, ils étaient écartés, les apôtres trop peu surnaturels qui continuaient les errements^ condamnés par Notre- Seigneur, quand il disait : « Laissez venir à moi les petits enfants et ne les éloignez pas. » (1)
Enfin, le Sauveur pourrait prendre possession, avant que le péché les eût souillées, de ces petites âmes d'enfants si limpides, si lumineuses, si délicates et si aimantes (2).
Enfin, lui, le Créateur, le Père, pourrait les embrasser, les caresser, les inonder de grâces et de bénédictions, les pétrir, les former, les sanctifier, les sauver !
Enfin, les parents surnaturellement soucieux de leurs responsabilités jouiraient, dès le premier jour de la vie raison-
(i) Marc, x, i4-
(2) Les prêtres d'Espagne, quand ils communient un petit enfant, lui disent : « Que Jésus entre chez toi avant le péché. » (Bouvier, op. cit., p. lp.)
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nable de leurs enfants, de la collaboration quotidienne, intime, personnelle de Notre-Seigneur et Maître Jésus-Christ, l'ami des petits, le zélateur des âmes, la vraie lumière, la sagesse éternelle.
Et, bien loin de retarder l'heure bénie du premier contact divin, ils s'efforceraient de la rapprocher, par tous les moyens en leur pouvoir, interprétant « l'âge de raison dans son esprit, bien plus que dans sa lettre » (1).
Tous les éducateurs ont-ils apprécie de même façon la faveur insigne de la communion précoce?
Non.
Il y eut des résistances.
Mes petits-enfants vont faire leur première Communion, disait un jour une aïeule, je le regrette; je m'y soumets, parce qu'il le faut. mais j'en suis navrée.
Et ses dispositions intérieures se reflétaient sur sa physionomie, et ne pouvaient manquer de se traduire dans ses paroles, au grand dommage de la formation de ses petitsenfants, qui avaient d'ailleurs neuf et dix ans, quand ils communièrent pour la première fois. (Authentique.)
Quelles raisons met-on en avant pour soutenir cette opposition?
1° Le peu d'intelligence de l'enfant; 2° Le sacrifice, sans compensation, des avantages de l'ancienne première Communion solennelle.
Que répondre à Vobjection que l'on tire du peu d'intelligence de l'enfant?
Je ne voudrais pas, disent certaines mamans, que mon enfant communiât si jeune : il ne sait pas ce qu'il fait. Nous répondons :
(i) C'est vers l'an de grâce 1900. Dans un presbytère de grande ville, quatre prêtres sont réunis. Un jeune vicaire, ardent, ami des enfants, faisant, avec tout son cœur et toute sa foi, le catéchisme dont il est chargé, émet un jour cette idée : « Pendant le temps que nous avons les enfants au catéchisme, nous leur apprenons à prier, à se confesser, à suivre les offices de l'église, nous ne leur apprenons pas à communier : si cependant nous pouvions, de temps en temps, les conduire à la sainte Table, il semble que leur formation serait plus complète » Le jeune vicaire n'en put dire davantage : il fut obligé de s'arrêter
devant la stupéfaction scandalisée de ses confrères qui, pour toute réponse, lui demandèrent s'il ne perdait pas la tète. {Authentique.)
1° Si vraiment un enfant n'est pas, à sept ans, capable de communier, à moins qu'il soit un cancre, ce qui est l'exception, c'est que sa mère a manqué à tous ses devoirs d'éducatrice.
2° Certains enfants, dont on dit qu'ils ne savent pas ce qu'ils font, quand il s'agit de la première Communion, sont présentés» en toule autre circonstance, comme de petits prodiges d'intelligence et de précocité.
Que répondre à l'objection qu'on appuie sur les avantages perdus de la première Communion solennelle?
Il y avait, en effet, quelques avantages à l'ancienne discipline : la première Communion solennelle était belle, bienfaisante, convertissante ; elle faisait époque dans la vie;
elle laissait, ordinairement, des traces ineffaçables.
On pourrait se demander si cette impression était bien surnaturelle, et si elle ne provenait pas, pour une bonne part, des cadeaux reçus, des fêtes de famille, des distractions extérieures Mais laissons. Prenons les choses au mieux.
Même, en cette hypothèse, oser comparer les avantages de la première Communion solennelle avec le bienfait surnaturel de la communion précoce, nécessairement et facilement suivie d'une multitude d'autres communions, c'est ne rien comprendre aux choses de la vie spirituelle, de la sanctification et. du salut.
Quelle peut être et quelle doit être la fréquence des communions de l'enfant qui a été une fois admis à la sainte Table?
Quand une fois l'enfant a été admis à la première Communion, il est invité à communier tous les jours. Les conditions à réaliser sont les mêmes, sans plus, que celles qui sont exigées des grandes personnes : l'état de grâce, l'intention droite, le jeûne eucharistique.
Seulement, comme les enfants sont des apprentis, il leur faut un maître, dans l'exercice de la communion, comme en n'importe quel autre exercice.
Le maitre est tout trouvé; c'est le père ou la mère, qui doivent normalement accompagner leurs enfants à la sainte Table, les aider à se préparer, les soutenir dans l'action de grâces.
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Ne soulève-t-on pas des objections contre cette direction?
Oui; et de nombreuses objections.
On dit : 1° c'est assujettissant d'accompagner les enfants; 2° on ne peut plus prier convenablement; 3° les enfants sont presque constamment distraits; 4° la communion oblige les enfants à un lever trop matinal.
Que faut-il répondre à ta première objection : C'est assujettissant d'accompagner les enfants?
Nous répondons : Où donc, pères et mères, avez-vous pris que l'éducation est une partie de plaisir?
N'est-il pas vrai, au contraire, qu'elle est une longue patience, une série presque ininterrompue d'actes de vertu'.'
Et cette responsabilité, dont la pensée ne doit pas et ne peut pas vous quitter, ne serait-elle pas un levier suffisant pour soulever votre esprit, votre cœur et votre vie à la hauteur de tous les sacrifices?
Que répondre à la deuxième objection : On ne peut plus prier convenablement?
Nous répondons :
Si les parents, dans leur préparation et dans leur action de grâces, n'ont que les distractions occasionnées par l'accomplissement de leur devoir d'état, à l'égard de leurs enfants, on pourra les proposer comme des modèles de recueillement.
Sont-ce bien des distractions, d'ailleurs?
N'est-ce pas prier que de faire prier les autres?
Les pensées et les sentiments qu'ils insinuent à leurs enfants sont-ils donc différents de ceux dont ils ont besoin pour eux-mêmes?
Et les rappels qu'ils adressent au petit communiant, qui se tient à côté d'eux, ne pourront-ils être souvent des occasions de ressaisir eux-mêmes leur esprit et leur cœur?
Que répondre à la troisième objection : Les enfants sont presque constamment distraits ?
1° Dieu ne demande à chacun que ce qu'il peut donner : il attend donc beaucoup moins des enfants que des grandes personnes.
2° Les distractions des enfants se voient, parce que, insuffisamment maîtres d'eux-mêmes, Us traduisent au dehors ce
qu'ils sont au dedans, et on dit : Ils sont presque constamment distraits!
Les distractions des grandes personnes ne se voient pas, parce qu'elles ont de la tenue, et paraissent, quelquefois au moins, meilleures qu'elles ne sont réellement.
Mais, aux yeux de Dieu qui sonde les esprits et les cœurs, qui ne se laisse pas prendre aux apparences, quelle est la meilleure communion, de celle du petit enfant qui ne se recueille que pendant des secondes, ou de celle de la grande personne qui paraît recueillie pendant des minutes?
Que repondre à la quatrième objection : La communion oblige les enfants à un lever trop matinal pour qu'elle puisse être fréquente?
Entendons-nous bien!
L'enfant a, par exemple, six ou sept ans.
Les bons auteurs nous disent que, à partir de la troisième année, le repos de la nuit doit durer de dix à douze heures, la sieste du jour étant supprimée.
D'où nous concluons, légitimement semble-t-il, que, à partir de six ou sept ans, on peut, sans inconvénient, se contenter de ce qui est considéré comme minimum pour la troisième année : c'est-à-dire dix heures.
Or, si l'enfant se couche à l'heure raisonnable de 20 heures ou 20 h. 1/2, il pourra se lever à 6 heures ou 6 h. 1/2 (1).
Où gît alors la difficulté de communier?
Ces indications ne sont-elles pas théoriques, irréalisables, par conséquent?
Nous pensons, au contraire, que, dans beaucoup de familles, l'éducation constitue un entraînement au sommeil, qui dépasse les limites de ce que l'enfant réclame naturellement.
Il suffît, pour s'en convaincre, de remarquer la facilité avec laquelle le petit bébé de trois ou quatre ans s'éveille, après dix ou onze heures de repos.
C'est là, semble-t-il, « le sommeil convenable qui repose les enfants, leur fait un sang doux, les rend gais et vigoureux » (2).
(i) Les heures consacrées au sommeil pourront être déplacées, en vue d'adapter la vie des enfants aux habitudes de leur milieu.