‹ Catéchisme de l'éducationChapitre 116 sur 135 · FÉNELON · texte numérisé non relu

FÉNELON

l'éducation surnaturelle 461

Ce n'est que dans la suite, quand il a été formé à l'école de la paresse paternelle, maternelle ou familiale, que l'enfant éprouve le besoin, factice et acquis, d'un sommeil plus prolongé, qui atteint parfois des proportions considérables.

Il en est, au surplus, du besoin de dormir comme du besoin de manger.

La sobriété yeut qu'on laisse « l'appétit au plat », suivant une expression populaire.

L'énergie chrétienne veut qu'on laisse le sommeil dans les draps.

Quiconque mange jusqu'à complète satiété est un gourmand .

Quiconque dort jusqu'à épuisement du besoin de dormir est un paresseux.

En réalité, qu'y a-t-il au fond de ces diverses objections ?

Il y a la crainte du sacrifice, du sacrifice matériel, du sacrifice intellectuel, du sacrifice moral.

Il faut bien convenir, cependant, que Dieu est assez sage pour atteindre un double but par une seule prescription.

Eh bien ! Dieu, en appelant à la sainte Table les petits enfants qu'il aime et qu'il veut sauver, s'est proposé d'atteindre aussi les parents, de les rendre plus chrétiens, plus surnaturels, plus parfaitement éducateurs.

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