CHAPITRE IV
L'enfant est l'espérance de l'avenir
< Ah! Sire, c'est voû
fallait voir alors Vous étiez
beau, beau comme V rance. » i2)
Pourquoi l'enfant est-il Vespérance de l'avenir?
Parce qu'il est un tendre rejeton, une faible plante, qui sera, peut-être, un jour, un grand arbre, chargé de tous les fruits de la vertu.
Parce qu'il est une fleur, prête à éclore, et qui promet un riche épanouissement.
Parce qu'il est un faible ruisseau, une source naissante qui pourra devenir un fleuve majestueux.
Dans quel sens l'enfant est-il l'espérance de Vavenir?
1° En ce sens qu'il est l'espérance de la terre, dont il constitue déjà la richesse et le trésor, et dont il sera, un jour, la force et la gloire.
^; En ce sens qu'il est l'espérance de la patrie et de l'humanité, qui se renouvellent et se rajeunissent en lui.
3 En ce sens qu'il est l'espérance de la famille, dont il fait la joie et les délices, et dont il deviendra la couronne et l'honneur
4° En ce sens qu'il est l'espérance du ciel ; car il est Fhéri-
i V. Hugo, L'art d'être grand-père, passim.
La marquise de Pisieux à Louis XV7, après la cérémonie du sacre. Cité M'1 Lupanloup.
tier des palmes éternelles, l'objet des complaisances de Dieu, le frère et l'ami des anges.
A qui appartient-il de réaliser les espérances que l'enfant fait
concevoir ?
Au père et à la mère.
Si l'enfant est la gloire ou la honte de l'humanité; s'il ajoute ou retranche au patrimoine d'honneur de la patrie; s'il est le restaurateur ou le destructeur de la famille; s'il se sauve ou se perd, ce sera généralement l'œuvre de ses parents.