‹ Catéchisme de la vénérable mère Marie de L'Incarnation, fondratrice des Ursulines de Québec ou Explication familière de la doctrine chrétienne [microforme]Chapitre 26 sur 83 · EXPLICATION DU PREMIER PRÉCEPTE · texte numérisé non relu

EXPLICATION DU PREMIER PRÉCEPTE

Vous n'aurez point de dieux élrangers devant moi.

La manière avec laguelle Dieu manifeste ses volontés aux hommes est si aimable et si engageante, qu'elle est capable de faire courir une âme dans la voie sainte de ses commandements, comme le Prophète y courut après que Dieu lui eut dilaté le cœur : « J'ai couru, dit-il » (P8. 118. 32.), dans la voie de vos préceptes, après que » vous avez dilaté mon cœur par la douceur de vos con- » solations célestes. » C'est à cela que le même Prophète nous exhorte, disant (Ps. 94. 8.) : « Si vous entendez » aujourd'hui la voix du Seigneur, prenez bien garde * que vos cœurs ne s'endurcissent, » et que par cet endur-

cissement, bien loin de courir dans la voie de ses divins préceptes, vous ne tombiez dans le mépris et dans l'impuissance d'y obéir. Car, comme dit saint Pierre, parlant de ceux qui méprisent les commandements de Dieu (II. Pet. 2. 24.), il leur eût été plus avantageux de n'avoir point ‘connu Ja voie de la justice, que de retourner en arrière, et d'abandonner la loi sainte qui leur avait été donnée, après l'avoir connue.

Dieu néanmoins a voulu joindre la force à la douceur, et après avoir dit ces paroles amoureuses : Je suis le Seigneur votre Dieu, qui vous ai délivrés de la terre d'Egypte, de la maison de servitude, il commande avec empire et autorité, disant : Vous n'aurez point de dieux étrangers devant moi.

Ces paroles contiennent deux préceptes, l’un qui commande, l’autre qui défend. Le premier, dis-je, commande de reconnaître Dieu, et le second défend de reconnaitre des dieux étrangers.

Car, encore que ces paroles semblent seulement défendre de reconnaître des dieux étrangers, quand néanmoins Dieu dit : Vous ne reconnaîtrez et n’adorerez point de dieux étrangers devant moi, c'est autant que s’il disait : C'est moi seul que vous devez reconnaitre et adorer, que vous devez invoquer dans vos besoins, à qui vous devez rendre des hommages et offrir des sacrifices.

Ce précepte, qui commande de reconnaître et d’honorer un seul Dieu, est tout ensemble un commandement de foi, d'espérance et d'amour : c'est-à-dire, que pour le bien garder, il faut croire, il faut espérer, il faut aimer,

Il faut croire; car comment peut-on adorer un Dicu, le prier, l'invoquer, lui offrir des sacrifices, si l'on ne croit qu'il est Dieu, et que, comme tel, il est tout-puissant, infini, incompréhensible, immuable, éternel? Et même, croire Dieu et reconnaître Dieu, sont quasi la même chose.

C'est encore un commandement d'espérance ; c'est-à-dire

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que, pour bien garder ce précepte, il faut espérer. Car c'est Dieu qui nous commande de le servir et de l'honorer, et comme nous le croyons infiniment bon et juste, nous avons un grand sujet c'espérer, qu'il récompensera les services et les hommages que nous lui rendons.

Enfin, c'est un commandement d'amour, car ce précepte nous oblige à une infinité de devoirs très-justes et très-légitimes, comme de le servir, de l'honorer, de l'adorer, de le prier, de l’invoquer, de lui faire des vœux, de lui offrir des sacrifices; mais le principal de nos devoirs est de l'aimer, car tous les autres sans celui-ci ne peuvent être agréables à sa majesté, ni utiles à nousmêmes. C'est pour cela qu'il est appelé le premier et le plus grand de tous les commandements, car le Pharisien ayant un jour demandé à Notre-Seigneur quel était le premier et le plus grand de tous les commandements (Matth. 22. 36:), il ne dit pas : Vous adorerez Dieu, vous servirez Dieu, vous prierez Dieu; mais il répondit : “« Vous aimerez le Seigneur votre Dieu, de tout votre » Cœur, de toute votre âme, et de tout votre esprit; voilà » le premier et le plus grand commandement. »

La seconde partie du précepte défend de reconnaitre une pluralité de dieux, comme faisaient les païgns qui adoraient plusieurs divinités, comme faisaient même plusieurs d'entre les Israélites, qui reconnaissaient le vrai Dieu, mais qui, par un aveuglement effroyable, adoraient avec lui les dieux des Gentils. Le’ prophète Elie faisait ce reproche aux Samaritains et aux Israélites, qui avaient suivi le parti de Jéroboam ; et tout transporté du zèle de la gloire du vrai Dieu, il leur dit (III. Reg. 18. 21.) : «“ Jusques à quand clocherez-vous des deux côtés? Si le » Seigneur est le vrai Dieu, suivez son parti; mais si » vous croyez que Baal le soit, suivez le parti de Baal. » Et nous lisons au quatrième livre des Rois (17. 24 et 33.) que le roi des Assyriens, ayant envoyé divers peuples en

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Samarie, pour en habiter les villes et les villages, à la place des Israélites qu'il en avait enlevés, chaque nation garda son Dieu, qu'elle adorait conjointement avec le vrai Dieu.

Il ne faut pas inférer de cette défense, qu'il soit défendu d'honorer. les inges et les saints, et même les corps et les reliques des bienheureux ; car il n’y a personne de bon sens, qui croie que si un souverain faisait défense qu'aucun dé .ses sujets fût honoré comme roi dans son royaume, il voulût d£” 17°» qu'on honorât les princes, les juges, les magistra.…, ':: ‘Aciers, et les autres personnes élevées

en dignité. Ainsi leu défend qu'aucune créature soit

honorée comm: Dieu, maïs il ne défend pas que les anges ou les bienheur..ux soient unorés, ou comme ministres de ses volontés, ou comme des personnes qui lui sont .chères, qui lui ont rendu de grands services, et qui se sont élevées au-dessus des autres, par leurs vertus et par leurs mérites. ;

L'Ecriture nous apprend qu'il faut honorer les anges, par l'exemple de Jacob, qui, ayant lutté toute la nuit avec . un de ces esprits célestes, ne voulut pas le laisser aller, que ce bienheureux esprit ne lui eût donné sa bénédiction. L'ange lui dit (Gen. 32. 25.) : « Laissez-moi aller, voilà r l'aurore qui commence à paraître. Le patriarche lui » répondit : Je ne vous laisserai point aller que vous ne » m'ayez donné votre bénédiction. Alors l'ange la lui » donna au même lien. »

Quant aux saints qui se sont distingués du commun des hommes, par leurs vertus et par les services qu'ils ont rendus à Dieu, l'Ecriture nous apprend qu'on leur doit donner les louanges et les honneurs qu'elle-même leur donne. L’Ecclésiastique dit (44. 1.) : « Louons ces hommes * glorieux et nos pères dans leur postérité. Dieu, par sa » magnificence, les a comblés de gloire en cette vie. C'étaient » des hommes puissants dans leurs gouvernements, grands

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» en vertu, rares en prudence, éclairés pour voir les choses » à venir. » Et ensuite, il rapporte par le menu les vertus et les belles actions d'Enoch, de Noé, d'Abraham, d'Isaac, de Jacob, de Moïse, d'Aaron, dé Phinées, de Josué, de Caleb, de Samuel, et des plus grands hommes qui ont éclaté dans le peuple de Dieu. | Comme c'est une œuvre de justice, de louer et d'honorer les saints, c'en est une de piété de les invoquer, comme des médiateurs auprès de Jésus-Christ, qui est le souverain Médiateur, par lequel nous avons été réconciliés et réunis à son Père. Nous voyons dans l'Evangile que le centenier, quoique rempli de dévotion et de foi, se servit de la médiation des plus considérables d'entre les Juifs, pour obtenir de Notre-Seigneur la santé de son serviteur malade : et ceux-ci allèrent aussitôt le trouver pour le prier de lui faire cette grâce, disant (Luc. 7. 5.) : « Il » mérite que vous lui accordiez ce qu'il désire, car il aime » notre nation; il nous a fait bâtir une synagogue, et nous » à fait beaucoup d’autres biens. » Et nous lisons ailleurs, que quelques Gentils désirant voir Notre-Seigneur, et n'osant s'adresser à lui directement, eurent recours à quelques Apôtres, disant (Joan. 12. 21.) : « Nous voulons » voir Jésus. » Et les Apôtres en ayant parlé au Fils de Dieu, ils lui donnèrent occasion de faire cette belle prière, dans laquelle il rend grâces à son Père, de ce qu'il commençait à le faire connaître aux Gentils.

Que si on lit quelquefois dans l’Ecriture, que les Anges

ont refusé les honneurs qu'on leur voulait rendre, comme

dans l’Apocalypse aux chapitres, 19 et 22, c'est qu'on leur voulait rendre des honneurs qui n'étaient dus qu’à Dieu, comme l’on voit clairement par les paroles du texte, qui sont les mêmes dans ces deux chapitres; car saint Jean (Apoc. 49. 40 et 22.) dit : « Je me prosternai à terre pour » adorer l'ange; mais il me dit : Gardez-vous bien de le » faire, car je suis serviteur comme vous, et comme vos

» frères qui demeurent fermes dans la confession de Jésus, » adorez Dieu. » Il en est de même de ce que dit saint Paul ([. Tim. 4. 47.) : « A Dieu seul l'honneur et la » gloire : » car ce saint apôtre parle de l'honneur et de la gloire suprême, qui n'appartient qu'à Dieu, et non d’un honneur et d'une gloire inférieure, qui se peut et qui se doit rendre aux personnes qui sont élevées au-dessus des autres. Saint Pierre ordonne d'honorer la personne du roi (I. Pet. 2. 17.); et Dieu nous commande d’honorer nos pères et nos mères. Ce qui est encore plus remarquable, saint Paul veut (Rom. 42. 10.) que les chrétiens regardent leurs prochains comme leurs supérieurs, afin qu'ils prennent de là occasion de s’honorer les uns les autres, Et généralement l'Ecriture veut que l'on rende l'honneur à qui il appartient (Rom. 13. 7.).

De tout ce que nous venons de dire, il faut retenir : 4. Que nous devons reconnaître, honorer et adorer le vrai Dieu. 2. Qu'il est défendu de reconnaître, d’honorer, et

d'adorer d'autres divinités avec lui. 3. Que ce comman- et disti

dement ne défend point d'honorer, de prier, et d'invoquer premie

les anges et les saints. 4. Que ce premier précepte exige pas per

notre foi, notre espérance et notre amour : notre foi, pour doit-il «

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étant le seul vrai Dieu, il est aussi l’unique et le véritable (Rom.

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CONTINUATION DU MÊME PRÉCEPTE

Vous ne ferez aucune figure.

Dieu, souverain législateur, après nous avoir défendu d'adorer aucune fausse divinité, ajoute les paroles suivantes : « Vous ne ferez aucune figure taillée ou gravée, » ni aucune image que ce soit des choses qui sont dans » le ciel, ni sur la terre, ni sous la terre, ni sous les » eaux ; et vous ne les adorerez ni honorerez en aucune » manière. » Il y en a qui croient que cette défense de faire des figures et des idoles, est un précepte particulier et distinct; mais la vérité est, qu'elle n’est qu'une suite du premier précepte que nous avons expliqué. Car s'il n'est pas permis d’adorer aucune créature, beaucoup moins le doit-il être d'en adorer la représentation et la figure.

Les païens et les idolâtres ont été jusqu'à cet aveugle-

ment, d’adorer les ouvrages de leurs mains, et de recon-

naître pour dieux, des choses qui leur étaient beaucoup inférieures. Saint Paul leur fait ce reproche, quand il dit (Rom. 1. 48.) : « La colère de Dieu se fait voir, et elle » éclate du ciel sur toute l'impiété et l'injustice des hom- » mes, qui retiennent la vérité de Dieu dans l'injustice. » Ils ont connu ce qui se peut connaître de Dieu par les » créatures, Dieu même leur ayant donné cette connais- » sance; car les grandeurs invisibles de Dieu, comme » sont sa puissance éternelle et sa divinité, sont devenues » visibles par ses .ouvrages dès le commencement du » monde, ainsi ils sont inexcusables : parce qu'ayant connu

» Dieu, ils ne l'ont pas glorifié comme Dieu, et ne lui ont » point rendu grâces. Mais ils se sont égarés dans leurs » folles pensées, et leur cœur destitué de la véritable » lumière, s'est trouvé rempli de ténèbres. En voulant » passer pour les plus sages du monde, ils sont devenus » les plus fous et les plus insensés, transférant l'honneur » qui n'est dû qu'au Dieu incorruptible, à l'image d'un » homme corruptible, et à des figures d'oiseaux, de bêtes » à quatre pieds, et de serpents. C'est pourquoi, Dieu les » à abandonnés aux désirs de leur cœur, en sorte qu'ils se » plongent dans l'impureté, déshonoraänt eux-mêmes leur » propre corps. Ils ont changé la vérité de Dieu en men- * songe, c'est-à-dire en idole, et rendu à la créature l'ado- » ration et le culte souverain, au lieu de le rendre au » créateur, qui est béni dans tous les siècles. C'est pour- » quoi, Dieu les a livrés à des passions honteuses, par * une juste peine de leur erreur et de leur impiété. »

Il ne faut pourtant pas croire, que l'usage des images, qui a toujours été reçu dans l'Eglise, soit défendu par ce précepte. Il était même pratiqué dans l'ancienne loi et au même temps que le précepte fut fait : car nous lisons (Exod. 25. 18.) que Moïse fit faire, par l'ordre de Dieu,

deux images de chérubins, qu'il fit mettre sur l'arche

d'alliance. Et quelque temps après, il fit faire un serpent d’airain, qu'il fit élever, afin que ceux qui le regarderaient dans leurs maladies, y trouvassent le remède et leur guérison. Il est seulement défendu par ce précepte, de faire des figures et des représentations pour les révérer comme des idoles, et pour leur rendre les adorations et le culte qui n'est Aû qu'à Dieu. Cela se voit par les paroles mêmes du précepte, où Dieu ayant dit : Vous ne ferez point de. figures ni d'images, il ajoute : Vous ne les adorerez point.

Il n’est donc point défendu, mais plutôt c'est une œuvre de piété et de religion, de représenter aux hommes charnels

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et grossiers la majesté de Dieu sous quelques figures qui ont du rapport à ses divines perfections, comme d'une lumière, d'un triangle lumineux, d'un Jéhovah (c'est le nom de Dieu) rayonnant et terrible, et même d'un homme âgé, comme fait le prophète Daniel (7. 9.) pour donner l'idée de son éternité et de sa sagesse. Car, s'il a créé

- l'homme à son image et à sa ressemblance, ne peut-on pas

donner raisonnablement à l'original les traits de sa copief Il s'est rendu visible à Moïse sous la figure de feu dans un buisson, et encore depuis dans le camp des Israélites, n'est-il donc pas permis aux chrétiens de faire ce qu'il a fait lui-même?

Il en est de même de la personne du Saint-Esprit. Il a paru aux hommes sous la figure d’une colombe, comme nous lisons en plusieurs endroits de l'Evangile, et sous celle de langues de feu, quand il descendit sur les disciples au jour de la Pentecôte (Act. 2. 3.); l'on ne peut donc trouver à redire qu'on le représente aux fidèles, en la manière qu'il s'est fait voir, pour exciter et conserver en eux le souvenir des merveilles qu'il a opérées. dans le monde et qu'il opère encore dans les âmes.

Quant à Notre-Seigneur Jésus-Christ, on le représente le plus souvent dans la forme humaine, que sa charité incompréhensible lui a fait prendre pour notre salut. Il s'est lui-même fait peindre le premier, à ce que l'on dit, pour envoyer son image au roi Abgare. Les figures d'agneau, d’arche d'alliance, de manne, de serpent d'airain, et autres qui se trouvent däns l'Ancien Testament, le représentaient et étaient comme ses images; c'est pourquoi on le représente encore quelquefois sous ces symboles, et on ne peut blâmer que l'Eglise catholique. fasse ce que l'Ecriture Sainte, c'est-à-dire, ce que le Saint-Esprit a fait.

L'on représente les anges en forme humaine. Ils ont souvent apparu à Abraham et aux autres patriarches, en cette figure, et on leur donne des ailes, pour marquer

leur agilité et leur promptitude à exécuter los volontés do Dieu. Moïse donna cette forme humaine, aux chérubins qu'il fit mettre sur l'archo d'alliance, et Salomon, à ceux qu'il fit placer dans le Saint des Saints du temple de Jérusalem.

Enfin, l'Eglise propose les images de la très-sainte

Vierge et des Saints, en la formo qu'ils ont eue en cette:

vie. On ne peut douter que cela no se puisse et ne se doive faire, pour exciter l'amour et la dévotion des fidèles. Cet usage des images est une des plus anciennes traditions de l'Eglise, puisque saint Luc, qui savait peindro et dessiner, a fait d’après nature le portrait de la sainto Vierge, qui so garde à Rome avec une rénération toute particulière. Et depuis, l'Eglise a proposé aux chrétiens les images et les combats des martyrs, pour les exciter à combattro et à souffrir pour Jésus-Christ, à leur imitation.

Il ne suffit pas d'admettro l'usage des images, et d'en faire faire do quelque matière que ce soit, il faut encoro les honorer ; et on les honore non en elles-mêmes, c'està-diro, en leur matière et en ce qu'elles sont du bois, de la pierre, du métal, do la peinture; mais dans la ressemblance qu'elles portent, et dans le rapport qu'elles ont à des personnes qui méritent d'être honorées. De la sorte, ce n'est pas proprement aux images quo l'on fait honneur, mais aux personnes qu'elles représentent; tout ainsi quo quand on honore l'image du roi, l'on n'honoro pas tant la matière où l'image du roi est figuréo, quo le roi lui-même; eu sorte que si quelqu'un brisait cette image, s'il la traitait indignement et avec mépris, le roi en serait offensé, et il punirait justement le coupable. Car, comme l'honneur que l’on rend à son imago retourne à lui-même, ainsi le mépris que l'on en fait retombe sur sa personne. Pour abréger tout ce que j'ai dit touchant la matièro des images, il faut remarquer : 1. Qu'il n'est point permis de faire des figures, des images, des représentations d'aucune créature

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que ce soit, pour les idolâtrer et les adorer comme des divinités. 2. Que l'on peut néanmoins faire des images de J/ ““-Christ, de la sainte Vicrge, des saints, des anges, ei Dieu même. 3. Que l'usage des images est très-saint et qu’il a toujours été reçu dans l'Eglise. 4. Que l'on doit honorer ces mêmes images. 5. Que cet honneur ne se termine pas aux images, mais aux personnes qu'elles représentent.

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