‹ Catéchisme de la vénérable mère Marie de L'Incarnation, fondratrice des Ursulines de Québec ou Explication familière de la doctrine chrétienne [microforme]Chapitre 27 sur 83 · EXPLICATION DU SECOND PRÉCEPTE · texte numérisé non relu

EXPLICATION DU SECOND PRÉCEPTE

Vous ne prendrez point en vain le nom du Seigneur votre Dieu.

Encore que ce second précepte soit enfermé dans le premier, puisqu'il n’est pas possible d'adorer et d’honorer Dieu parfaitement, si l'on n'adore et honore son saint Nom, cette matière néanmoins est si importante, et il y a tant de choses à considérer, que ce divin Législateur en a voulu faire un précepte particulier, et c'est le second du décalogue.

Avant que de passer à l'explication du précepte, il faut remarquer que par le nom de Dieu, il.ne faut pas simplement entendre les lettres et les syllabes qui le composent; mais il les faut entendre par rapport à la chose signifiée, qui est un être tout-puissant, une majesté souveraine, une divinité éternelle, trois personnes en unité et une unité en trois personnes. Il faut donc avoir plus d'égard à la chose qu'au nom ; et ainsi, quand le précepte défend de prendre le nom de Dieu en vain, il ne faut pas l'entendre seule- CAT. Me INC. 12

ment de ce nom : Dieu, mais généralement de tous ceux qui expriment la chose signifiée, comme sont les noms de Seigneur, de tout-puissant, de Seigneur des armées, de Roi des rois, de Fort, et autres semblables qui se trouvent dans l'Ecriture, et qui donnent à l'esprit l'idée de la même majesté quand on les lit, ou qu'on les entend proférer.

Quand un précepte défend un mal, il commande ordinairement le bien contraire; ainsi ce précepte qui défend de déshonorer le nom de Dieu, commande en même temps de l’honorer.

On honore le nom de Dieu, lorsqu'on le confesse haräiment et sans crainte devant toutes sortes de personnes, même au péril de la vie, comme ont fait les saints martyrs, qui ont souffert tant de tourments et qui sont morts pour la confession du vrai Dieu et du nom de Jésus-Christ.

On honore le nom de Dieu, lorsque l'on a de l'amour pour sa parole, ou en la lisant, ou en l’écoutant, ou en la prêchant, ou en la mettant en pratique.

On honore ce saint nom, lorsque l'on assiste à l'office divin, ou que l'on chante les louanges de Dieu.

On l’honore encore, lorsqu'on l'a toujours dans la bouche, pour le louer et le bénir dans tons les événements de prospérité et de disgrâce qui arrivent, à l'imitation du saint homme Job, qui, dans les maux dont il était accablé, aussi bien que dans ses plws florissantes prospérités, avait toujours cette parole de louange dans la bouche. Que Le saint nom de Dieu soit béni!

On honore le nom de Dieu, lorsqu'on s'adresse à lui dans toutes les nécessités où l’on se trouve, et que l’on met toute sa confiance dans sa puissance et uans sa bonte.

Enfin, l'on honore ce très-saint cet très-adorable nom, lorsqu'on le prend à serment et que l'on s'en sert pour attester une vérité. Mais comme l'usage du saint nom de Dieu dans le jurement est très-saint, il doit aussi être fort rare, de craiute que l'habitude n’en fasse perdre le senti-

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Mais l'on déshonore ce nom, lorsqu'on le prend en vain, que l'on s'en sert pour assurer une chose fausse, qu'on l'emploie en des discours frivoles et inutiles, qu'on le jure témérairement et sans considération.

Le jurement n'est autre chose qu'une parole, par laquelle l'on appelle Dieu à témoin d’une vérité que l’on assure, et que l’on veut faire croire. Car, comme l'homme est sujet aa mensonge et que l'on ne croit pas facilement ce qu'il dit, Dieu qui est la suprême vérité, veut bien qu'on l'appelle au secours et qu'on le donne pour caution de ce que l’on dit, pour suppléer à l’infirmité humaine. Il importe

peu de quels termes l'on se serve dans le jurement. Dieu

m'est témoin de ce que je dis: j'atteste la vérité de Dieu; je jure par le saint nom de Dieu; Dieu sait que je dis la vérité; que Dieu m'envoie la mort si ce que je dis n’est pas vrei; sur la part que je prétends en paradis; il est aussi vrai que Dieu nous voit; je jure sur les saints Evangiles, par la croix, par le sang, par la mort de Jésus-Christ. Toutes ces façons de jurer sont s2': 28, et ce sont des actes de religion, qui honorent infiniment le nom de Dieu, quand l’on s’en sert dans la nécessité, pour assurer des vérités de conséquence; comme au contraire, elles le profanent et le déshonorent au dernier point, quand l'on en use pour faire croire quelque fausseté, ou quelque vérité légère, frivole et non nécessaire; je dis non nécessaire, car c'est proprement alors que l'on déni en vain ce trèssaint et très-adorable nom.

Il en est de même de quelques autres manières de jurer, comme quand l'on dit : Cela est aussi vrai, qu'il est vrai que je tiens un livre; il est vrai comme nous sommes ici ; il est vrai comme le jour qui nous éclaire, et autres sem- ‘blables. Car encore que par ces façons de parler, on ne jure pas directement le nom de Dieu, on le jure néanmoins

indirectement, parce que l'on atteste la vérité, et par conséquent l'on atteste en quelque façon le nom de Dieu, qui est la vérité même.

Pour un plus grand éclaircissement de ce précepte, il faut savoir qu'il y a deux sortes de jurement. L'un est affirmatif et regarde le passé, comme quand l'on jure pour assurer qu'une chose’ arrivée est véritable. C'est ainsi que saint Paul, écrivant aux Galates la grâce et la manière de sa conversion, et les assurant qu'il avait reçu du ciel et non des hommes l'Evangile qu'il prêchait, il jure en cette manière : « Je prends Dieu à témoin que je ne mens point » et que ce que je vous dis est véritable (Galat. 1. 20.). »

L'autre espèce de jurement est de promesse et regarde l'avenir, comme quand l'on promet de faire quelque grâce - ou quelque plaisir à une personne, et que l'on s'engage par serment à accomplir la promesse que l'on fait. C'est ainsi que David prenant Dieu à témoin, jura à Bersabée que son fils Salomon lui succéderait à la royauté et qu'il le ferait héritier de sa couronne (III. Reg. 4. 47.). L'on voit quantité d'exemples semblables dans l'Ecriture sainte.

Mais, afin de jurer comme il faut selon la loi de Dieu, et pour mieux connaître quand il ne faut point jurer du tout, le jurement doit avoir trois conditions, dont le prophète Jérémie fait mention quand il dit (4. 2.) . « Vous ».jurerez disant : Vive le Seigneur, et vous Jurepes en » vérité, en jugement et en justice. »

Par ces paroles, nous apprenons que le serment doit

premièrement être d'une chose véritable, et celui qui jure

la doit croire telle, non par de faibles et légères conjectures, mais par des preuves fortes et assurées. Il en est de même du jurement que l'on fait quand on promet une chose; celui qui la promet doit regarder la vérité et il doit être dans une telle disposition d'esprit, que quand le temps de la promesse sera vent, 11 y satisfasse de tout son pouvoir, si ce n’est que le changement des choses humaines,

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La seconde condition du jurement est qw’il doit être fait avec jugement, c'est-à-cire avec réflexion, délibération et attention d'esprit, et non légèrement et avec précipitation, sans avoir bien considéré si ce que l’on assuro:est véritablo; et supposé qu'il soit véritable, s'il est nécessairo de l'assurer par serment, et si uno simple affirmation ne suffirait pas. Il faut encore avoir égard au motif qui porte à jurer, si c’est la gloire de Dieu et le zèle de Ia justice, ou bien quelque passion de colère, d'envie, de haine, d'amour. Sans cette condition, le jnrement est précipité et téméraire, comme l'on voit en ceux qui, par mauvaise habitude, jurent à tout moment, et sans réflexion; et dans les marchands qui, pour priser leurs marchandises, jurent sans y penser.

La troisième condition du jurement est la justice, c'està-dire que la chose pour laquelle on jure doit être juste. Cette condition est particulièrement requise dans les promesses que l'on fait avec serment. Car si l'on promet quelque chose d'injuste ou do déshonnête, l'on pècho en le promettant, et encoro plus quand on l'exécute. Nous en avons un exemple dans Hérode, qui (Marc. 6. 23.) s'obligea par serment de donner à uno danseuse la tête de saint

Jean-Baptiste; et dans les Juifs, qui jurèrent et firent vœu

de ne point manger qu'ils n'eussent fait mourir saint Paul (Act. 23. 49).

Ceux qui jurent avec ces conditions, c'est-à-dire, dans.la vérité, dans le jugement et dans la justice font une œuvre de piété fort agréable à Dieu, car il est écrit (Ps. 62. 12.) : « Tous ceux qui jurent sur le saint nom de Dieu, seront » loués et récompensés. » Et ailleurs (Deut. 6. 43.) : « Vous adorerez le Seigneur votre Dieu, vous servirez lui » seul, et vous jurerez par son nom. »

Dans cet esprit et dans ces circonstances, les Prophètes

ont juré quand ils ont dit : « Je jure par le nom du Sei- CAT. M, INC. 12*

» gneur, en la présence duquel je suis (III. Reg. 17. 1.). » Les Apôtres ont juré et particulièrement saint Paul : « Le » Dieu que je sers, dit-il (Rom. 4. 9.), m'est témoin que » je me souviens sans cesse de vous. » Les anges ont juré; car ‘nous Jisons dans l’Apocalypse (10. 5.) : « L'Ange que » j'avais vu, c'est saint Jean qui parle, se tenait debout sur » la mer et sur la terre ; il leva la main et jura par celui » qui vit dans les siècles des siècles. » Enfin, Dieu même a juré, comme il se voit à plusieurs endroits de l’Ecriture : « Je jure par. moi-même, dit le Seigneur (Gen. 22. » 46.). » Et le Prophète dit (Ps. 109. 4.) : « Le Seigneur » à juré, et il ne révoquera point sa parole. Vous êtes le » Grand-Prêtre éternel selon l'ordre de Melchisédech. » Le prêtre Zacharie dit aussi, comme le rapporte saint Luc (1. 78.) : « Dieu a juré, et il s’est obligé par serment à » notre père Abraham de se donner à nous, afin que nous » ayant délivrés de la puissance de nos ennémis, nous le » servions sans crainte avec justice et sainteté. »

Ce qu'il faut retenir de cette instruction est : 1. Que quand on parle ici du nom de Dieu, il faut entendre Dien même, qui est signifié par ce nom ou par un autre semblable, et ainsi que jurer le nom de Dieu, c'est jurer Dieu même. 2. Que comme l'on déshonore ce saint nom, quané on le prend en vain, ainsi on l’honore quand on l’a dans le cœur et dans la bouche, pour l’invoquer et pour l’employer à de bons usages. 3. Que jurer Dieu sous quelque nom que ce soit, c’est l'appeler et le prendre à témoin de ce que l'on dit ou de ce que l’on promet, sous quelque forme que le jurement soit fait. 4. Qu'il y a deux sortes de jurement, l'un qui regarde le passé et qui assure une chose arrivée; ‘l’autre qui regarde l'avenir, quand l'on promet de faire ou de donner quelque chose. 5. Qu'afin que le jurement soit saint et agréable à Dieu, il doit avoir trois conditions, qui sont la vérité, le jugement, c'est-à-dire la prudence, et la justice. |

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CONTINUATION DU MÊME PRÉCEPTE

ar Vous ne prendrez point en vain le nom du Seigneur votre Dieu.

Nous avons dit dans la dernière instruction, ce que c’est que le jurement, et les conditions ou circonstances dans lesquelles il doit être fait, quand on est obligé de jurer. Et quant à ce que nous avons avancé, que le jurement est une chose sainte, par laquelle le nom de Dieu est honoré, il ne faut pas se persuader que cette doctrine soit contraire à celle de l'Evangile, qui semble défendre absolument de jurer quand il dit (Matth. 5. 33.) : « Vous avez entendu » dire qu'il a été dit aux anciens. Vous ne vous parjurerez » point, mais vous vous acquitterez envers le Seigneur des » serments que vous aurez faits. Et moi je vous dis que » vous ne juriez point du tout, ni par le ciel, parce que n c'est le trône de Dieu; ni par la terre, parce que c'est »* son marchepied; ni par Jérusalem, parce que c'est la » ville du grand Roi; ni par votre tête, parce que vous » n'en pouvez rendre un cheveu blanc ou noir ; mais con- » tentez-vous de dire : Cela est ou cela n'est pas; car ce » qui est de plus, vient de mauvais esprit. »

- Par ces paroles, dis-je, Notre-Seigneur n’a pas eu dessein de blâmer ou de retrancher absolument le jurement à ses Apôtres, ni à ceux qui veulent faire profession de la doctrine évangélique, puisque ses Apôtres ont juré depuis, ainsi que nous avons remarqué, et qu'il a juré lui-même en plusieurs rencontres où il enseignait des choses qui

semblaient être de plus difficile créance. Maisila soulement voulu reprendre les Juifs, qui s'étaient tellement accoutumés à jurer, qu'ils employaient la religion du serment en toutes sortes d'affaires, quoique légères et de nulle conséquence, et même dans les entretiens familiers'et de divertissement; ce qui a toujours été défendu non-seulement par l'Evangile, maïs encore par la loi ancienne, où nous lisons (Eccli. 23. 9.) : « Que votre bouche ne s'accou- . » tume point à jurer, parce que le serment trop fréquent » vous fera tomber en beaucoup de maux. » « Celui qui » jure beaucoup remplira son âme d'iniquité, et la malé- » diction de Dieu ne sortira point de sa maison (Ib. » 23. 12.). »

Le Fils do Dieu donc a eu dessein, par les paroles que j'ai rapportées, de détruire l'erreur des Juifs qui étaient tombés dans un tel areuglement, que de dire qu'il était permis de jurer en toutes rencontres et pour assurer quelque vérité que ce fût, pourvu seulement qu'on se donnût de garde du mensonge. Et ce divin Maître, voulant détruire cette fausse opinion, nous enseigne qu'on ne doit avoir recours à la religion du serment que dans la grande nécessité, et que dans les autres rencontres où il s’agit de confirmer quelque vérité, on se doit contenter de dire : Cela est, ou cela n'est pas.

Comme le serment est une chose sainte et qui honore la majesté de Dieu, quand on le fait comme il faut et avec les précautions que nous avons rapportées; c'est, au contraire, un grand péché et qui marque un grand mépris de Dieu, quand l'on prend son saint Nom en vain et dans des choses inutiles ou de peu de conséquence, comme nous venons de dire que faisaient les Juifs, et comme font encore aujourd’hui beaucoup de chrétiens.

C’est encore un plus grand péché de jurer pour assurer des choses fausses : car celui qui appelle Dieu à témoin

d'une fausseté, témoigne qu'il cruit ou que Dieu est aveu-

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Comme c'est un grand crime de jurer au nom du vrai Dieu pour assurer une chose fausse, ce n'en est pas un moindre de jurer au nom des faux dieux pour en assurer une véritable.

Celui-là pèche et fait un faux serment, qui jure qu'une chose ost véritable, la croyant fausse, quoique, en effet, : parce que le mensonge est une parole proférée contre ce que l'on pense. Ainsi, quoique la parole que l'on confirme par serment, soit conforme à la chose, elle est néanmoins un mensonge, n'étant pas conforme à ce que l'on pense. à

Celui-là fait encore un faux serment, et il pèche, qui jure qu'une chose est véritable et. qui la croit telle, mais qui est fausso en effet; s'il n'a apporté tout le soin et toute la diligence convenable pour savoir si elle est fausse ou véritable.

Celui-là est coupable du même crime de parjure, qui promet avec serment de faire uno chose qu'il n'a pas dessein d'accomplir ; ou s'il a dessein de l’accomplir, qui ne l'accomplit pas en effet quand il en a Le pouvoir.

Il faut dire de même de ceux qui se sont engagés par vœu à faire quelque chose, et qui ne le font pas; car le vœu est une espèce de serment, par lequel on promet à Dieu de faire quelque chose qui regarde sa gloire, ou notre bien particulier.

C'est encore pécher, que de s'engager par serment à faire quelque chose contre la justice, qui est une des conditions que nous avons dit qui doit accompagner le jurement ; comme si quelqu'un jurait qu'il ferait quelque péché mortel; par exemple, qu'il tuerait son ennemi, qu'il se vengorait, etc.

Enfin, c'est pécher que d'assurer par serment une chose véritable, mais qu'on ne croit telle que par de faibles et

légères conjectures. Cela est contre la prudence, que nous avons encore dit être une des conditions requises à la perfection du serment : et il est évident que celui qui jure de la sorte, se met en péril de jurer faussement.

Mais le plus exécrable de tous les péchés qui se commettent contre ce précepte, est le blasphème contre Dieu, que quelques-uns commettent en maudissant sa conduite, en blâmant sa providence, en proférant contre lui des

paroles injurieuses, et en lui attribuant de parole, ou par

effet, des choses indignes de sa majesté divine. Il en est de même du blasphème et des injures contre la sainte Vierge et contre les Saints, parce qu'ayant aujourd'hui une si étroite union avec Dieu, les injures qu'on leur fait retombent aussi sur lui. Si Dieu ne tiendra point pour innocent celui qui aura pris en vain le Nom du Seigneur son Dieu (Exod. 20. 7.), comment traitera-t-il ceux qui l'auront indignement profané, et qui l’auront même souillé par leurs injures, par leurs murmures, et par leurs blasphèmes contre la défense expresse de ce grand Dieu, qui dit dans le Lévitique (18. 21.) : « Vous ne souilletez point » le Nom du Seigneur votre Dieu. C'est moi qui suis le » Seigneur qui vous parle. »

De tout ce que nous venons de dire, il faut remarquer : 1. Que ce que le Fils de Dieu a dit dans l'Evangile, qu'il ne faut point jurer du tout, n’est point contraire à ce qu'il a eommandé dans la loi: Vous jurerez par le Nom du Seigneur. 2. Que le Nom de Dieu est extrêmement déshonoré quand on s'en sert en vain, ou pour assurer des choses vaines et inutiles, ou de peu de conséquence. 3. Que. c’est encore un grand péché de le jurer pour assurer des choses fausses. 4. Pour assurer des choses que l'on croit être fausses, quoique, en effet, elles soient véritables. 5. Pour assurer qu'une chose est véritable quand on la croit telle, mais qui est fausse, en effet, à moins que l'on n'ait apporté la diligence convenable pour cocnaître assurément si elle

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est Mutao: ou véritable. 6. Pour promettre de faire une chose que l'on n'a pas envie d'accomplir, ou que l'on n'accomplit pas, en effet, quand le temps de l'accomplir est venu. 7. Pour assurer une chose que l'on ne croit véritable que sur de faibles apparences. 8. Que c'est encore pécher très-grièvement de jurer au nom des faux dieux. 9. De ne pas garder les vœux que l'on a promis à

Dieu. 10. De s'emporter de blasphèmes ou d'injures contre Dieu, la sainte Vierge et les Saints.

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