‹ Catéchisme de la vénérable mère Marie de L'Incarnation, fondratrice des Ursulines de Québec ou Explication familière de la doctrine chrétienne [microforme]Chapitre 49 sur 83 · Z-NOUS · texte numérisé non relu

Z-NOUS

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Aujourd'hui.

Nous ne demandons pas nos nécessités pour tous les jours ni pour toute notre vie, mais seulement pour aujourd'hui. Premièrement, pour nous faire ressouvenir de l'incertitude de notre vie, qui ne passera peut-être pas le jour auquel nous prions. 2. Afin que nous mettions toute notre confiance dans la providence de notre Père céleste, qui sera aussi puisant et aussi bon pour nous nourrir demain, qu'il l’est aujourd'hui. 3. Pour ôter de notre esprit toute autre inquiétude et tout autre soin que celui de le servir, et de nous mettre dans la pratique du conseil évan-

gélique qui dit (Matth. 6. 25. 32. 34.) : « Ne vous mettez :

« point en peine où vous trouverez de quoi boire et de quoi » manger pour le soutien de votre vie, ni d’où vous aurez » des vêtements pour couvrir votre corps. Votre Père sait » que vous avez besoin de ces choses. C'est pourquoi ne » vous mettez point en peine pour le lendemain; car le » lendemain se mettra en peine pour lui-même. A chaque » jour suffit son mal. »

L'âme a une vie aussi bien que le corps, et pour l'entretenir, elle a besoin d’un pain qui lui soit propre. C'est ce pain dunt parle le Sage (Prov. 9. 5.) : « Venez, mangez mon » pais st buvez le vin que je vous ai préparé. » Nous demandons ©: pain aussi bien que celui du corps lorsque nous disons : Donnez-nous aujourd’hui notre pain de chaque jour.

Ce pain est la parole de Dieu selon le témoignage de Notre-Seigneur qui dit (Matth. 4. 4.) : « L'homme ne vit » pas seulement de pain, mais encore de toutes paroles qui » sortent de la bouche de Dieu. » Ainsi, comme le corps ne peut vivre sans une nourriture corporelle, de. même, l'âme ne peut subsister sans cette nourriture spirituelle. Et le plus grand malheur qui puisse arriver à un peuple et à une âme en particulier, c'est d'être privée de ce pain

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