‹ Catéchisme de la vénérable mère Marie de L'Incarnation, fondratrice des Ursulines de Québec ou Explication familière de la doctrine chrétienne [microforme]Chapitre 51 sur 83 · verrai la la disette de Dieu · texte numérisé non relu

verrai la la disette de Dieu

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puleurs de pain qui ment cuit : charité ; prophète ainte, où 1 a voulu Après que vous qui

» mangez le pain de la douleur. » Et dans un autre psaume, il dit parlant à Dieu : « Vous nous ferez manger » le pain des larmes, et vous nous les ferez boire à la » bonne mesure (Ps. 79. 6.). »

Mais le plus véritable pain de l'âme est Jésus-Christ Notre-Seigneur dans la sainte eucharistie, ainsi qu'il le dit lui-même (Joan. 6. 32. 51. 56.) : « Mon Père vous * donne le véritable pain du ciel. » Et expliquant quel est ce véritable pain, il dit : « Je suis le pain vivant, qui suis » descendu du ciel : si quelqu'un mange de ce pain, il » vivra éternellement. Prenez et mangez, ceci est mon » corps. Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang, » demeure en moi, et moi en lui. » Notre-Seigneur dit encore dans l’Apocalypse (2. 17.) : « Je donnerai au vic- » torieux à manger de la manne cachée ; et je lui donnerai

» encore une pierre blanche, sur laquelle sera écrit un

» nouveau nom, que nul ne connaît, sinon celui qui le »n reçoit. » Ces dernières paroles nous apprennent les délices incomparables de ce pain céleste, que nul ne goûte que celui qui le reçoit avec des dispositions de grâce, de pureté et d'amour. Car, qu'y a-t-il de plus délicieux que d'avoir en nous-mêmes pour gage de notre béatitude éternelle, l’auteur et l’objet de la béatitude même : Celui, dit-il, qui mange ce pain, vivra éternellement.

Notre pain.

Ce pain est appelé nôtre, et il l'est en effet : car il est destiné, non pour les anges, non pour les infidèles, non pour les animaux sans raison, mais pour les chrétiens qui le mangent dans la grâce de Dieu et avec une pureté de conscience convenable.

CAT, M. INC. 21*

De chaque jour.

Il est encore appelé notre pain quotidien ou de chaque jour : Premièrement, parce qu'il est offert tous les jours à l'autel en sacrifice de louange au Père éternel et pour l'expiation de nos péchés. Secondement, parce que les fidèles doivent le recevoir chaque jour, ou au moins vivre . avec tant de pureté et d’innocence, qu'ils soient en état de le recevoir autant de fois qu'ils le demandent à Dieu et qu'ils disent : Donnez-nous aujourd'hui notre pain de chaque jour.

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