IMAGE EVALUATION TEST TARGET (MT
pe
ea = ST RE
ne LD PS Ms ete
se
Es ne
parce que encore qu'elles signifient quelque grâce cachée, néanmoins elles ne la produisent pas, et il faut qu'elle vienne d’un autre principe, savoir, de la charité et de la grâce, qui donne la force et le mouvement à la volonté,
Les Docteurs ont sagement remarqué, que les sacrements ne sont pas seulement des signes de la grâce qu'ils produisent, mais encore de deux autres mystères qui l’accompagnent, savoir, de la Passion de Notre-Seigneur qui en est le principe et la cause méritoire; et de la gloire éternelle, qui en est la fin et la récompense. Les sacrements signifient donc trois choses : la première qui est passée, c'est la Passion de Notre-Seigneur ; la seconde qui est présente, c'est la grâce et la sainteté qui nous est donnée ; et la troisième qui est à venir, c'est la gloi.e et la récompense éternelle.
Saint Paul remarque cette distinction dans l'épiître aux Romains (6. 3.), quand il dit : « Ne savez-vous pas que » nous tous qui avons été baptisés en Jésus-Christ, nous » avons été baptisés en sa mort? » Par ces paroles, l'apôtre nous apprend que le sacrement de baptême est appelé signe; parce qu’il nous fait ressouvenir de Îa Passion et de la mort de Notre-Seigneur. Quand il dit ensuite : « Nous avons été ensevelis avec lui par le bap- » tême pour mourir au péché, afin que comme Jésus- » Christ est ressuscité d'entre les morts par la gloire et » la puissance de son Père, nous marchions aussi dans » une nouvelle vie. » Ces paroles font voir que le baptême est un signe de la grâce, qui fait que nous commençons de mener une vie sainte et nouvelle, Et quand il ajoute, que « si nous sommes entés en lui par la ressemblance » de sa mort, nous y sommes aussi entés par la ressem- » blance de sa résurrection; » il nous fait entendre que f le baptême signifie la gloire éternelle, qui est promise à ceux qui reçoivent la grâce du sacrement, et qui y perséyèrent jusqu'à la fin.
âce cachée, faut qu’elle té et de la la volonté.
> les sacregrâce qu'ils ystères qui re-Seigneur de la gloire . Les sacreière qui .est seconde qui jui nous est t la gloi.e et
l'épitre aux vous pas que Christ, nous ces paroles, baptême est venir de la Quand il dit i par le bappomme Jésusla gloire et s aussi dans e le baptême commençons and il ajoute,
est promise qui y persé-
Pourquoi Notre-Seigneur a institué les sacrements de la nouvelle loi.
Il y a plusieurs causes de cette institution, qui tendent toutes à sa gloire et à notre utilité.
La première est la faiblesse et l’infirmité humaines ; car comme l'âme est attachée au corps, en sorte qu'elle ne peut connaître les choses invisibles et spirituelles, que par le secours des espèces extérieures et sensibles, il a institué ces signes apparents pour nous faire entrer en la connaissance de la grâce cachée, que nous ne pouvons voir en elle-même.
La seconde est que l'esprit humain ne se porte pas facilement à croire les promesses qui lui sont faites, si l'on ne lui en donne en même temps quelque assurance et quelque marque. Nous en avons une infinité d'exemples dans les promesses que Dieu a faites aux hommes dans l’ancienne loi : et il en est de même dans la loi nouvelle, où Notre- Seigneur nous promettant la rémission des péchés, la grâce céleste, la communication de son Esprit saint, et d’autres semblables dons, il a institué certains signes qui peuvent tomber sous les sens, pour être les gages de notre assurance et de sa fidélité,
La troisième est pour nous donner des remèdes, afin de recouvrer la santé de l’âme quand nous l'avons perdue, et des préservatifs pour la conserver quand Dieu nous l'a donnée. Car il faut que la grâce que Notre-Seigneur nous a méritée sur l'autel de la croix, et qui opère cette santé sainte et sarnaturelle, nous soit appliquée; et cela se fait par le moyen des sacrements, qui sont comme les canaux par lesquels elle découle et descend de la croix dans les âmes.
La quatrième raison pour laquelle l'institution des sacrements était nécessaire, est afin qu'il y ait quelque marque
CAT. M. INC, 23
Co" 4
RS EE ee
eee nr ur 27 SRE Un, SRE
extérieure qui distingue les fidèles : car, comme remarque saint Augustin, il n'y a point de société ni de compagnie assemblée pour composer un corps de religion, qui n'ait quelque signe visible que les lie entre eux, et qui les distingue des autres. Les sacrements font l'un et l’autre dans la religion chrétienne, car ils lient les fidèles par le lien de la charité et de la grâce qu'ils produisent, et ils les distinguent des autres sectes de religion qui n’ont rien de semblable.
La cinquième raison est pour nous donner des moyens de faire, en diverses manières, une protestation publique et solennelle de la foi catholique, ce qui se fait autant de fois que l’on met en usage quelque sacrement que ce soit.
Des parties dont les sacrements sont composés.
Chaque sacrement est composé de deux parties; savoir, de forme et de matière, sans parler de l'intention que le ministre doit avoir quand il le confère.
La matière est l'élément ou la chose sensible qui tombe sous la vue comme l’eau dans le baptême, le chrême dans la confirmation, l'huile dans l’extrême-onction.
La forme est la parole que.le miristre profère sur la matière, comme quand il administre le baptême, et qu'en appliquant l'eau, il dit : Je te baptise au nom du Père, du Fils, et du Saint-Esprit; ces paroles sont la forme du sacrement de baptême, et il en est de même des autres sacrements.
Cette doctrine est tirée de ce que Notre-Seigneur dit à ses Apôtres (Matth. 28. 19.) lorsqu'il institua le sacrement de baptême : « Allez, enseigner les Gentils, et les baptisez » au nom du Père, du Fils, et du Saint-Esprit. » Quand il dit : baptisez-les, voilà la matière qui est l'eau. Et quand il ajoute : Au nom du Père, du Fils, et du Saint- Esprit, il marque la forme. C’est ainsi que l'explique saint Paul, dans l’épitre aux Ephésiens (5. 26.), où il dit :
"emarque )mpagnie qui n'ait t qui les et l’autre es par le et ils les t rien de
moyens blique et nt de fois soit.
)SéS.
s savoir, on que le
ui tombe me dans
e sur la et qu'en
lu sacre-
ue saint il dit :
« Jésus-Christ a aimé son Eglise, et il s'est livré pour elle » afin de lasanctifier, la lavant dans le baptôme de l'eau par » la parole de vie. » Dans ce passage, l'Apôtre fait mention de la matière qui est l'eau, et de la forme qui est la parole.
Du nombre des sacrements.
La foi catholique nous oblige de croire qu'il y en a sept, savoir : le baptême, la confirmation, l’eucharistie, la pénitence, l’exirême-onction, l’ordre, le mariage.
Il ne peut y en avoir un plus grand ni un moindre nombre, comme l'on peut remarquer dans les choses qui sont nécessaires à la vie spirituelle par rapport à celle du corps. Car nous voyons que la première chose qui est nécessaire à l’homme pour vivre dans le monde est la naissance. La seconde, qu'il croisse et qu’il se fortifie ; la troisième, qu'il boive et mange pour entretenir sa vie; la quatrième, qu'il ait des remèdes pour se guérir quand il tombe malade; la cinquième, qu'il recouvre ses forces quand il est guéri; la sixième, qu'il y ait quelqu'un qui gouverne, sans quoi il n’y aurait que confusion dans le monde ; la septième, la propagation pour la postérité, sans laquelle le monde prendrait fin.
Dieu a pourvu à toutes ces nécessités dans la vie de la grâce. L'homme par le baptême y trouve sa naissance; et c'est pourquoi ce sacrement est appelé régénération ou renaissance spirituelle, selon les paroles mêmes de Notre- Seigneur, qui dit (Joan. 3. 3.): « Je vous dis en vérité, » que si l'homme ne renait de l’eau et de l'esprit, il ne peut » entrer dans le royaume de Dieu. »
Il trouve son accroissement et sa force dans la confirmation ; car nous lisons dans l'Ecriture (Luc. 24. 49.) que Notre-Seigneur défendit à ses Apôtres, qui étaient encore faibles, de paraître en public et de prêcher l'Evangile, qu'ils ne fussent fortifiés de la vertu d'en haut, comme ils
le furent au jour de la Pentecôte, auquel il institua ce sacrement.
Le sacrement de l’eucharistie est la viande qui le nourrit : car Notre-Seigneur dit (Joan. 6. 56.) : « Ma chair est » véritablement une viande, et mon sang est véritablement » un breuvage. »
La pénitence est le remède qui le guérit de ses maladies spirituelles, pour mortelles qu'elles soient, selon la promesse de Notre-Seigneur, qui dit à ses Apôtres (Joan. 20. 22.), lorsqu'il leur donna comme à des médecins célestes la puissance de remettre les péchés : « Recevez le Saint-Esprit: » Les péchés seront remis à ceux à qui vous les remettrez, »
L'extrême-onction, qui remet les restes du péché et donne le lustre aux vertus de l’âme, est le sacrement et le remède destiné pour dissiper les restes des maladies de l'âme, et rendre la vigueur d'une santé parfaite, comme nous l’apprenons de l'apôtre saint Jacques (5. 44.).
Le sixième des sacrements, est celui de l’ordre (Act. 416. 2.), par lequel Dieu établit des ministres dans l'Eglise pour
gouverner les âmes, et leur administrer les sacrements, et les autres moyens par lesquels elles peuvent parvenir à leur dernière félicité.
Enfin, le mariage est institué de Dieu pour conserver la succession des hommes dans le monde, et comme un moyen nécessaire pour accomplir le nombre des'élus.
Des effets des sacrements.
Les sacrements produisent plusieurs effets dans les âmes de ceux qui les reçoivent, mais je ferai ici mention seulement des deux principaux, qui sont la grâce sanctifiante ct le caractère sacré.
La grâce sanctifiante est une qualité spirituelle et intérieure qui rend l'âme belle et agréable à Dieu. Cette beauté est la véritable justice et la sainteté ; et c'est de là que cette
istitua ce
| le nourchair est tablement
maladies n la pro- Joan. 20.
célestes la nt-Esprit:
mettrez. »
16 et donne le remède l'âme, et us l’appre-
> (Act. 46.
glise pour ements, el parvenir à
nserver la un moyen
s les âmes on seuletifiante ct
o et intéte beauté que cette
grâce est appelée justifiante et sanctifiante. C'est ainsi qu'en parle saint Paul, quand il dit (Eph. 5. 25.) : « Jésus-Christ » à aimé son Eglise, et il s’est livré lui-même pour elle à » la mort, afin de la sanctifier après l'avoir pürifiée dans » le baptême de l'eau par la parole de vie, pour la faire » paraître devant lui pleine de gloire, n'ayant ni tache, ni » ride, ni rien de semblable, mais étant sainte et irrépré- » hensible. »
Cette prérogative était dus aux sacrements de la nouvelle loi par-dessus ceux de l’ancienne, qui lavaient seulement les taches du corps, mais qui n'effaçaient point les péchés de l’âme, n'étant, comme dit saint Paul, que des éléments faibles, indigents, et seulement destinés pour la pureté de la chair. Au lieu que ceux de la nouvelle loi étant sortis du côté du Fils de Dieu, en tirent leur excellence, et ont la même vertu que son propre sang, qui en est sorti pour laver les péchés du monde.
L'autre effet des sacrements est le caractère spirituel qu'ils impriment en l'âme quand on les reçoit, ainsi que saint Paul nous l’apprend quand il dit (II..Cor. 4. 24.) : «“ C'est Dieu qui nous a oints de son onction ; c'est lui encore » qui nous a marqués de son sceau, et qui pour arrhes des » biens qu'il nous promet, envoie son Saint-Esprit dans » nos cœt.8. » Ce caractère n'est autre chose qu’une marque illustre que Dieu imprime dans l’âme et qui ne se peut jamais effacer, pour témoigner que nous lui appartenons d'une manière plus particulière et plus engageante qu'auparavant,.
Tous les sacrements néanmoins n’impriment pas cette marque sacrée, mais seulement le baptême, la confirmation et l'ordre. C'est la raison pour laquelle ces trois sacrements ne se réitèrent point comme les autres; parce que les ayant une fois donnés, ils sont censés toujours durer par la vertu du caractère qui ne s'efface point.
INSTRUCTION Il.