KO D
comme aussi avec leurs pères et leurs mères, en sorte qu'ils ne peuvent plus ensemble contracter de mariage.
Des effets du baptème.
Le premier effet du baptême est la rémission de tous les péchés, tant de l'originel que l'on a contracté par la naissance, que des actuels que l'on a commis durant la vie, pour grands et nombreux qu'ils puissent être. L’Apôtre le déclare ainsi lorsque, après avoir fait le dénombrement de plusieurs péchés très-graves, comme sont l'injustice, le vol, la rapine, la fornication, l'adultère, l'idolâtrie, l'ivrognerie, il dit (I Cor. 6. 11.) : « Voilà ce que vous n avez été autrefois, mais vous avez été lavés, vous avez °n été sanoctifiés, vous avez été justifiés au nom de Notre- » Seigneur Jésus-Christ et par l'esprit de notre Dieu. » Et le prophète Ezéchiel l'avait prédit longtemps auparavant, disant (36. 25.) : « Je répandrai sur vous une eau » pure, et vous serez nettoyés de vos iniquités. »
- Le second effet du baptême est qu'il délivre l’âme des peines temporelles et éternelles, en sorte que si quelqu'un mourait incontinent après qu'il l’a reçu, il irait jouir de Dieu sans passer par aucune autre peine. Cette vérité se tire de saint Paul qui dit (Rom. 6.5.): « Si nous sommes » transplantés en Jésus-Christ par la ressemblance de sa » mort, ce qui se fait par le baptême, nous le serons aussi » par la ressemblance de sa résurrection. » La raison s'accorde avec l'autorité : car si ce sacrement nettoie l'âme de tout péché, de quelque nature qu'il soit, il doit par conséquent la délivrer de toutes les peines que mérite le péché.
De la concupiscence ou cupidité. .
Encore que les effets du baptême soient tels que nous venons de dire, il ne faut pas croire néanmoins qu'il
n sorte iage.
tous les la nais- | la vie, L'Apôtre ibrement njustice, dolâtrie, jue vous ous AVEZ le Notrey Dieu. »
s auparaune eau
l’âme des quelqu'un t jouir de vérité se s sommes hce de sa ons aussi a raison oie l’âme doit par e mérite
que nous ins qu'il
détruise la concupiscence. Dieu permet qu'elle demeure dans l'âme, afin de lui donner matière de combat, et de mériter par ses combats et par ses victoires de grandes récompenses dans le ciel. Car la concupiscence est une inclination de l'âme qui reste du péché originel, et qui la fait pencher du côté de la créature et des plaisirs des sens. Mais si la volonté lui résiste, non-seulement elle ne pèche point, mais de plus, elle pratique quantité de grandes vertus, que la justice de Dieu ne laissera point sans récompense. Ainsi la providence de Dieu a tellement disposé les choses, que l'effet du péché tourne à la destruction du
péché même, et à l'établissement de la vertu et de notre sanctification.
De quelques autres effets du baptéme.
Les péchés étant effacés par le baptême, l'âme est remplie et ornée de la grâce sanctifiante, qui est une qualité divine qui la rend juste, sainte et agréable à Dieu ; qui la met au nombre des enfants d'adoption, et qui lui donne droit à l'héritage céleste.
Avec cette grâce, Dieu donne à l'âme par infusion l'habitude des vertus surnaturelles et divines qui sont la foi, l'espérance et la charité.
Il y joint les habitudes des sept dons du Saint-Esprit qui sont, la science, la sagesse, l’entendement, le conseil, la piété, la force et la crainte de Dieu. En sorte que dans les rencontres, ces habitudes produisent facilement leurs actes si l’on est fidèle à la grâce de Dieu.
Le caractère sacré est encore imprimé dans l'âme. Par cette marque, elle est reconnue appartenir à Dieu d'une façon plus particulière qu’elle n’était auparavant, tout ainsi que l'on reconnait que les meubles d'un grand seigneur lui appartiennent, par le caractère de ses armes ou de ses chiffres qui y est gravé. Ce caractère saint ne peut jamais
s'effacer de l'âme, et c'est la raison pour laquelle nous avons dit ailleurs, que le sacrement qui lmprime ne se peut réitérer une seconde fois.