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tisés, et de le rendre faible et comme d‘sarmé à leur égard, quand ils auront reçu le sacrement.
Le sel.
Outre l'exorcisme, il y a encore d'autres cérémonies mystérieuses, qui en elles-mêmes paraissent de peu de conséquence, mais qui signifient quelque chose de grand. On met du sel dans la bouche de celui qui est baptisé; ce qui signifie que la lumière de la foi et de la grâce qu'il reçoit, est comme un sel mystique qui doit préserver son âme de la corruption du péché, et lui donner du goût de la vertu et de la sagesse divine. ;
Du signe de la croix.
On fait le signe de la croix sur le front, sur les yeux, sur la poitrine, sur les épaules, sur les oreilles de celui qui reçoit le baptême; ce qui marque quê par ce sacrement, son entendement, son cœur et ses sens, sont fortifiés pour recevoir les impressions de Dieu et pour pratiquer ses divins préceptes.
De la salive.
Le ministre lui mouille les narines et les oreilles de sa salive. Cela lui apprend que la grâce du baptême le rend capable des vérités célestes, et de découvrir les secrets qui y sont cachés. ;
Du renoncement à satan.
Après ces cérémonies, celui qui doit être baptisé est porté ou conduit aux fonts baptismaux, où le ministre lui demande par trois fois : Renoncez-vous à Satan, à toutes ses œuvres, et à toutes ses pompes ? Et il répond autant de
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fois, soit par lui-même, soit par son parrain : J'y renonce. Par cette protestation publique, il déclare qu'il abandonne pour toujours le parti du diable et du monde, et qu'il embrasse celui de Jésus-Christ.
De la profession de foi.
Il ne doit pas seulement renoncer au diable et à ses pompes; mais puisqu'il proteste de vouloir suivre Jésus- Christ, il doit faire une profession solennelle de sa doctrine et croire ce que l'Eglise nous enseigne. C'est pourquoi le prêtre lui demande : Croyez-vous en Dieu le Père toutpuissant. Le parrain répond, ou s’il est adulte, il répond lui-même : Je le crois. On l’interroge de la même manière sur les autres articles, et répondant à chaque article qu'il le croit, il fait une profession publique et solennelle de la foi catholique.
De la seconde interrogation.
La première interrogation qu'on lui a faite à la porte de l'église a été ce qu'il demandait : celle-ci est plus précise, et on lui demande positivement s'il veut être baptisé. Et après qu'il a répondu, qu'il le veut, on le baptise, au nom du Père, du Fils, et du Saint-Esprit. On lui fait cette demande, afin que, comme il s’est volontairement et librement soumis au démon par le péché, de même il se soumette par un consentement libre et volontaire à Jésus- Christ.
Du chrémne.
Après cette action qui est l’essentielle du baptême, le ministre oint le sommet de la tête de celui qui est baptisé du chrême sacré, pour lui apprendre que dès ce moment il est chrétien et membre du Christ, c'est-à-dire de l'oint.
De ia robe blanche.
Le ministre le revêt ensuite d’une robe blanche, ou d'un suaire blanc, en lui disant : Recevez la robe blanche, et portez-la pure et sans tache jusqu'à ce que vous paraissiez devant le tribunal de Notre-Seigneur Jésus-Christ, et qu'il vous donne la vie éternelle. Cette robe blanche est la pureté et l'innocence qu'il doit garder entière et sans tache jusqu'au dernier soupir.
Du cierge allumé.
On lui fait tenir un cierge allumé. Cette cérémonie lui apprend qu'il ne doit pas simplement conserver l'innocence de son baptême, mais encore qu'il la doit orner de ‘vertus, éclatant en bonnes œuvres, et donnant au prochain des exemples d'une sainte vie. C'est ce que Notre-Seigneur nous enseigne (Matth. 5. 46.), quand il dit : « Que votre » lumière éclate d'une telle manière devant les hommes, » qu'ils voient vos bonnes œuvres, et qu'ils aient sujet d'en » glorifier votre Père qui est dans les cieux. »
De d'imposition du num.
‘ Enfin, l'on impose le nom, qui doit être de quelque saint qui serve d'avocat auprès de Dieu, et dont les vertus puissent être imitées ; et non de quelque païen comme sont ceux de César, de Scipion, d'Alexandre, et d’autres semblables qui ne peuvent donner aucun secours, et dont on ne peut imiter la vie, qu'on ne parvienne au lieu de perdition où ils sont.
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