DU SACREMENT DE L'ORDRE
Le sacrement de l'ordre ou l'ordination sacrée, est une il actinn par laquelle un homme est consacré à Dieu dans l'Eglise, pour le servir d'une manière plus sublime en quelque ministère particulier.
Ce sacrement est appelé ordre; car, comme l'ordre en général est une certaine disposition des choses, qui fait que chacune tient le lieu qu'elle doit tenir et y fait ce qu'elle doit faire; ainsi les personnes consacrées à Dieu et à l'Eglise, sont dans une telle subordination, que chacune y tient son rang et y exerce le ministère de son ordre.
Cette subordination des uns aux autres, c'est-à-dire, des inférieurs aux supérieurs pour servir, chacun selon le ministère de son ordination, est ce que l'on appelle hiérarchie ecclésiastique.
Des différents ordres de l'Eglise.
De ia subordination hiérarchique, dont je viens de parler, il faut inférer qu'il y a plusieurs ordres dans l'Eglise. Le sacré Concile de Trente nous apprend qu'il y en a sept; savoir : quatre moindres, qui sont, le portier, le lecteur, l'exorciste, et l’acolyte; et trois majeurs que l'on appelle sacrés, qui sont, ls sous-diacre, le diacre, et le prêtre.
De la tonsure cléricale.
Tous ces ordres sont comme des degrés par lesquels on monte au sacerdoce, et aux premières dignités de l'Eglise. Mais l’on commence par la tonsure cléricale, qui n'est point un ordre, mais seulement une disposition aux ordres. C'est une action par laquelle un chrétien quitte le parti du monde et des laïques pour prendre celui de l'Eglise, et afin d'avoir Dieu pour so1 héritage. C'est pourquoi en cette action il dit ces paroles du Prophète (Ps. 15. 5.) : « Le Seigneur est la portion de mon héritage. » Cette déclaration se fait en présence de l'évêque qui lui coupe les cheveux pour lui apprendre qu'il doit renoncer aux vanités séculières ; et c'est de là que cette action est appelée tonsure ; elle est aussi appelée cléricale, parce que celui qui se donne à l'Eglise est fait clerc; c'est-à-dire, partagé, parce qu'il prend Dieu pour son partage et pour sa portion.
Cette tonsure se fait en forme de cercle et de couronne : 1. Pour apprendre aux clercs qu'ils doivent aspirer à la plus haute perfection, marquée par la figure circulaire, qui est la plus parfaite de toutes les figures. 2. Pour les faire ressouvenir que leur état est glorieux et honorable, puisqu'ils portent la couronne; mais que leur gloire et leur honneur consiste dans l'humilité chrétienne, parce que cette couronne représente la couronne d'épines de Jésus-Christ, qui était une couronne de honte et de mépris.
Eœplication des ordres de l'Eglise.
Supposé la tonsure cléricale comme une disposition nécessaire, le premier ordre qui se confère dans l'Eglise est celui de portier, dont l'office est de garder les clefs de l'Eglise, d'en garder les portes, d'en empêcher l'entrée aux excommuniés, de veiller que le prêtre qui offre le sacrifice
lesquels ités de ale, qui tion aux quitte le celui de est pour- (Ps. 15.
>, » Cette lui coupe ncer aux st appelée que celui , partagé, a portion.
ouronne :
spirer à la circulaire, . Pour les honorable, gloire et ane, parce ’épines de de mépris.
disposition ns l'Eglise es clefs de entrée aux le sacrifice
ne soit point interrompu, et que les laïques ne s’approchent point trop près de lui. C'est pourquoi quand l'évêque l'ordonne, il lui fait toucher les clefs en lui disant : Agisses comme étant obligé de rendre compte des choses qui sont enfermées sous ces clefs.
Le second ordre est celui de lecteur, dont l'office est de lire dans l’église d’une voix claire et intelligible les livres de l’ancien et du nouveau Testament, et de donner au peuple les premières instructions de la religion chrétienne. A cet effet, l'évêque dans son ordination lui présente le livre, en lui disant : Prenez et soyez le lecteur de la parole de Dieu, afin que si vous vous acquittez fidèlement, et avec profit de votre office, vous ayez part à la récompense de ceux qui dès le commencement l'ont dignement administré.
L'office du troisième ordre, qui est celui d’exorciste, est d'invoquer le nom de Dieu sur ceux qui sont possédés des démons, afin de les délivrer. L’'évêque donne ce pou-, voir à celui qui est ordonné, lui présentant le livre des exorcismes, et lui disant : Prenez et retenez en votre mémoire, et ayez la puissance d'imposer les mains sur les énergumènes, soit qu'ils soient catéchumènes, soit qu'ils soient baplisés.
Le quatrième ordre, qui est le dernier des moindres, est celui d'acolyte. Son office est de servir le diacre et le sous-diacre quand ils sont à l'autel, de porter la lumière durant le sacrifice de la messe, particulièrement quand on chante l'évangile. De là vient que l'évêque lui faisant toucher des luminaires, dit ces paroles : Prenez ce chandelier avec son cierge, et sachez que vous êtes destiné pour allumer les flambeaux de l'église au nom du Seigneur. Puis, lui faisant toucher les burettes vides, il dit : Prenez ces vases destinés à mettre le vin et l'eau pour la consécration du sang de Jésus-Christ au nom du Seigneur.
Le cinquième ordre, qui est le premier des ordres
" sacrés, . est celui des sous-diacres dont les fonctions prin-
cipales sont de servir le diacre à l'autel, lui présentant les linges, les vases, le pain, le vin, et les autres choses néces-
saires au sacrifice, et de chanter l'épitre à la messe. C'est pourquoi l’évêque, après leur avoir fait entendre que cet
ordre les oblige pour toujours à la continence, leur fait premièrement toucher le calice et la patène; et l'archidiacre le bassin avec les burettes pleines de vin et d'eau, avec le manuterge, pour leur montrer qu'ils doivent servir le diacre. Et ensuite l'évêque leur dit : Voyez quel ministêre vous est confié : c'est pourquoi je vous avertis que vous vous conduisiez d'une telle manière que vous puissiez être agréable à Dieu. Il leur présente encore le livre des épiîtres, disant : Prenez le livre des épitres, et recevez la puissance de les lire dans la sainte Egiise de Dieu, tant pour les vivants que pour les morts.
Le sixième ordre est le diaconat, dont les fonctions sont bien plus étendues et plus saintes. Les principales sont de chanter l'évangile, et si l'évêque est absent ou s’il le lui permet, à défaut de prêtres, d'en faire l'explication au peuple. Il administrait autrefois le précieux sang de Notre- Seigneur, dans les lieux où le peuple communiait sous les deux espèces, et encore aujourd'hui il sert le prêtre à l'autel, et c’est lui qui approche le plus près du sacrifice. Quand l'évêque l'ordonne, il lui présente le livre des évangiles en lui disant : Recevez la puissance de lire l'évangile dans L'Eglise de Dieu. tant pour les vivants que pour les morts.
Le septième ordre, qui est aussi le plus sublime et le plus saint, est celui des prêtres dont le principal office est d'offrir le sacrifice du corps et du sang de Notre-Seigneur, et d'administrer les sacrements aux fidèles. L'évêque leur présente le calice avec le vin, et la patène avec le pain, en disant : Recevez la puissance d'offrir le sacrifice à Dieu et de célébrer ia messe tant pour les vivants que zour
ns prinntant les es nécesse. C'est e que cet
leur fait jt l'archiet d'eau, ent servir el minis- ; que vous isstez être livre des recevez la Dieu, tant
ctions sont les sont de
s'il le lui ication au » de Notre- Ait sous les b prêtre à
sacrifice.