‹ Catéchisme de persévéranceChapitre 22 sur 48 · V. Anti(|uilé et raison de la fête de la Circoncision · texte numérisé non relu

V. Anti(|uilé et raison de la fête de la Circoncision

» riiilipi-. Il, 10.

* Hi»t. di-8 hululg. iii-12 Parié,

— Le respect profond qne lÉglise a toujours eu pour le Sauveur et pour son admirable nom, est une preuve de l'antiquité des fêtes établies en son honneur. Quoique la solennité de la Circoncision ne se trouve nommée pour la première fois qu'au deuxième concile de Tours, en 567, on ne peut douter qu'elle soit beaucoup plus ancienne et ne remonte au moins au quatrième siècle*. En etïet, ce concile dit expressément qu'il ne fait que renouveler le statut des anciens Pères. Il rendit cette fôte plus célèbre, des [)rières plus longues furent commandées, et le jeune prescrit; mais ce n'était qu'un demi-jeune, dont l'observation était très-compatible avec la solennité. Autrefois il était d'usage de célébrer deux messes ce jour-là même : l'une en l'honneur de la Circoncision de notre Seigneur; l'autre en l'honneur de la sainte Vierge afin que la divine Mère eût une part dans les fêles qu'on fait depuis Noël à la gloire de son fils. De là vient (ju'on trouve encore dans l'ollice et dans la messe bien des choses qui se rapportent à la sainte Vierge ^.

Reconnaissez ici l'intelligente sollicitude de l'Kglise. Le jourde la Circoncision, qui tombe le premier jourde l'an, était pour les Païens un jour de désordre. L'Lglise y opposa le culte de Jésus souffrant et de Marie sa mère, la mère des vierges, ainsi que le jeune et les saintes prières^. Les Païens honoraient ce jour-là leur déesse

' Ad calranilam geiuilium consueluilincm paires noslri «tatueruiit , privatati il) kalendi* janiiariit fieri liiania» , ut in KccU-iiiis p8j|la(ur , et liora octa\a in ipsiii kalrndÏH rircumriikidnis Dcopropiiio ctK-breiiir. ionc. Tur. an jG7, eau. 17, apud Labb. p. KJ7; TliomaM. des tèfes, llv. ii, c. 8.

' Bcned. XIV, p. 18, n. 23.

3 Ter istoi aiitcm dies ad hoc jcjiinamii«, ut quuulo ip»i l;elaii(ur, no« pru ip»i« gcmninuji. Aiif^. in Psat x\x\iii, cl Srrm 7. — Alllcur» , Sam. 198, "i januar., ic mcnic l'cre cmitloic toute son cloqucucc pour Ui:(ourucr les Cliré-

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Strena ou Strenua, par rechange de présents auxquels est resté le nom d'étrennes, c'est-à-dire de cadeaux offerts à l'honneur de la déesse Strena. Ces réjouissances, accompagnées de mille excès, commençaient chez les Romains le dix-sept décembre. Pendant huit jours, ils célébraient leurs saturnales ou fêtes de Saturne. Alors les esclaves mangeaient avec leurs maîtres; ils avaient la liberté de tout dire. La fin de cette coutume superstitieuse était de perpétuer le souvenir de la fable de Tàge d'or, où l'on prétendait qu'il n'y avait point eu de distinction de rang parmi les hommes.

Les mêmes peuples célébraient aussi les Calendes ou le commencement de janvier, en l'honneur de leur Dieu Janus, par des spectacles aussi extravagants que licencieux. Ce dieu avait imposé son nom au mois de janvier et semblait donner commencement à l'année. Telle est l'origine des réjouissances profanes du premier jour de Fan, des Rois et du carnaval, auxquels tant de (Chrétiens ne rougissent pas de se livrer : plusieurs conciles les ont sévèrement condamnées. Nous apprenons de saint Isidore de Se ville et d'Alcuin que quelques Eglises ordonnaient un jeûne pour le premier janvier, afin de réprimer plus cfTicacement ces abus'.

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