‹ Catéchisme de persévéranceChapitre 3 sur 48 · V. Beauté de Toilice. — Pour vous faire une idée de · texte numérisé non relu

V. Beauté de Toilice. — Pour vous faire une idée de

» nier, m Job, xxxviii.

> Voyez encore, sur les autres harmonies du nombre sept, saint Hasilc, Ilomil. II, in llcxacm.; Grog. Naz. Oral. xci\, in saint. Vcntccosl. tl S. Aufî. de i itit. Dfi, lib. il, c. 37 ; de Cen. ad lit. 1 contr. Monich. lib. i ; Varro, llh. 1. Eorum qui inscribuntur hcbdomadcs, etc., etc.

Texœllence de 1 ollice divin, il vous suflit de savoir de quoi il se compose. C'est un abrégé ' de tout ce qu'il y a de plus beau dans le plus beau de tous les livres , l'Ancien et le Nouveau Testament; de tout ce que Pliistoire des Saints nous olire de plus touchant et de plus sublime ; de toutes les prières sorties du cœur embrasé des plus beaux génies, et en même temps des plus grands Saints que le monde ait connus ; de tous les cantiques sacrés que la foi a inspirés à la piété chrétienne. Que dirai-je encore? Il renferme tout entier ces chants inimitables, ces poésies immortelles du royal Prophète, où le cœur, Fesprit , l'imagination trouvent comme un océan de beautés sans égales, de pensées sublimes, de sentiments divins. Fut-il jamais un plus beau })réviaire de choses plus belles? fut-il jamais une prière plus puissante?

Un monarque veut combler de faveurs son épouse chérie ; mais il veut que son épouse les lui demande. Et voilà que lui-même lui dresse la supplique, lui indique tous les termes dont elle doit se servir, puis la lui remet entre les mains en lui faisant serment sur son cœur de lui accorder tout ce qu'il lui a promis, aussitôt qu'elle se présentera sa supplique à la main, sur les lèvres et dans le cœur : voilà Dieu, voilà l'Église, voilà le bréviaire.

Oh ! quelle puissance ne doivent pas avoir sur le cœur de Dieu ces trois ou quatre cent mille Prêtres catholiques, qui chaque jour se présentent sept fois devant le trône de TEpoux de l'Église pour lui demander comme il le veut les faveurs (juc lui-même a promises et dont a besoin cette épouse chérie! El quand on pense qu'à

' C'est pourquoi il se uommc brO\iaire.

chaque heure du jour et de la nuit il y a des iiiilheis de Prêtres occupés à cette sublime fonction ; que l'Orient prie quand lOccident se repose , en sorte que la voix de la prière n'est jamais interrompue : ne vous semblet-il pas être dans la Jérusalem céleste , où les bienheureux répètent sans fin le cantique de l'éternité : Saint , saint, saint, le Seigneur Dieu des années ' ? Quel fleuve de bénédictions ne doit pas faire couler sur la terre celte puissante supplication? Monde coupable! c'est à elle que tu dois ta conservation, et tu l'oublies !

Que dirai-je encore? Tous les siècles, tous les pays, toutes les langues chantent avec nous quand nous chantons les psaumes de David. Tandis que nous en faisons retentir les voûtes de nos églises, ces immortels cantiques se répètent à Rome, à Jérusalem, à Pékin, à Mexico, à Pétersbourg, au Caire, à Gonstantinople , à Paris et à Londres. Le temple de Salomon , les plaines de Babylone et de Memphis, les bords du Jourdain, les déserts de la Thébaïde , les Catacombes de Rome, les basiliques de Nicée, de Corinlhe et d'Anlioche les ont entendus. Par combien de bouches plus pures que la mienne ils ont passé! Tobie sur son lit de douleurs , Judilii dans le camp dllolopherne , Esther à la cour d'AssucTus, Judas Machabée à la tête des guerriers d'Israël les ont répétés; Antoine les soupirait au désert, Ghrysoslome à Antioche, Athanase à Alexandrie, Augustin à Hippone, Grégoire à Nazianze, Bernard à Clairvaux, Xavier au Japon ; et après tant de siècles, après avoir exprimé tant de sentiments divers, ces immortels cantiques sont aussi nouveaux qu'au jour où , pour la première fois, David les essaya sur sa harpe. Et cela ne

» Apol. IV, S.

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