‹ Catéchisme de persévérance, ou, Exposé historique, dogmatique, moral et liturgique de la religion (volume 4)Chapitre 24 sur 30 · RÉSUMÉ · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ

» La vertu, la justice, la morale, doivent servir de base à tous les gouvernements.

•a II est impossible d établir la vertu, la justice, la morale sur des bases tant soit peu solides, sans le tribunal de la Pénitence, parce que ce tribunal, le plus redoutable de tous les tribunaux, s'empare delà conscience et la dirige d'une manière plus efficace qu'aucun autre tribunal. Or, ce tribunal appartient exclusivement aux Catholiques romains .

)) Il est impossible d'établir le tribunal de la Pénitence sans la croyance à la présence réelle, principale base de la foi catholique romaine , parce que sans cette croyance le sacrement de la Communion perd sa valeur et sa considération. Les Protestants approchent de la sainte Table sans crainte, parce qu'ils n'y reçoivent que le signe commémoratif du corps de Jésus-Christ ; les Catholiques, au contraire, n'en approchent qu'en tremblant, parce qu'ils y reçoivent le corps même de leur Sauveur. Aussi, partout où cette croyance fut détruite, le tribunal de la Pénitence cessa avec elle. La Confession devint inutile, comme partout où cette croyance existe, la Confession devient nécessaire; et ce tribunal, ■qui se trouve ainsi nécessairement établi avec elle, rend

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indispensable l'exercice de la vertu, de la justice, de la morale. — Donc, comme je l'ai déjà dit,

» // est impossible de former im système de gouvernement quelconque , qui puisse être permanent ou avantageux, à moins quil ne soit appuyé sur la Religion catholique romaine . »

Déterminer les préceptes divins, en assurer l'accomplissement, mettre une barrière à l'inconstance de l'homme, donner un appui à sa faiblesse, procurer efficacement sa sanction et par là faire le bonheur des familles et de la société, tel est en général le but des Commandements de l'Eglise.

Parlons maintenant de la plus magnifique prérogative, l'infaillibilité.

On entend par infaillibilité , le privilège de ne pouvoir se tromper soi-même, ni tromper les autres en les enseignant. Rien de plus facile à prouver que l'infaillibilité de l'Eglise. Quatre questions seulement: 1° Notre Seigneur est-il infaillible ? Personne n' en doute . 2° A-t-il pu communiquer son infaillibilité à ceux qu'il a envoyés pour enseigner les hommes? Personne n'en doute; car étant Dieu, il peut tout. 3° A-t-il communiqué son infaillibilité à ses Apôtres et à ses successeurs ? Oui , car il leur a dit : Allez, enseignez, je serai avec vous tous les jours jusqu'à la fin des siècles. 4° Devait-il communiquer son infaillibilité à ses Apôtres et à leurs successeurs? Oui, il le devait, car autrement il n'y aurait eu pour nous aucun moyen de connaître avec certitude la vraie Religion. Et Dieu veut que nous connaissions avec

eerlitude la vraie Religion, puisqu'il veut, sous peine de l'Enfer, que nous la pratiquions et que nous soyons prêts à mourir plutôt que de révoquer en doute aucune des vérités qu'elle enseigne.

Développons tout cela en quelques mots.

Pendant que Notre Seigneur était visiblement sur la terre, conversant parmi les hommes, c'est à lui, sans nul doute, qu'il fallait s'adresser pour connaître avec certitude la véritable Religion, c'est-à-dire la doctrine sainte qu'il était venu apporter au monde. Dieu, il ne pouvait ni se tromper ni tromper les autres. Après qu'il fut remonté au Ciel, à qui fallait-il s'adresser pour connaître cette doctrine? Sans doute à ceux qu'il en avait instruit, et à qui il avait donné ordre de l'annoncer, c'est-à-dire aux Apôtres. Depuis la mort des Apôtres, à qui faut-il s'adresser pour connaître la véritable doctrine de Jésus-Christ ? Sans doute à ceux à qui les Apôtres l'ont transmise. Or, à qui ont-ils transmis ce dépôt précieux ? A leurs successeurs. Et quels sont les successeurs des Apôtres? C'est le Pape et les Evoques. Ce n'est donc ni aux Payens, ni aux Juifs, ni aux Hérétiques, ni même aux simples Fidèles, qu'il faut s'adresser pour connaître la véritable doctrine du nouvel Adam? C'est uniquement à ceux qu'il a choisis pour l'annoncer après lui; par la bouche desquels il a promis de parler tous les jours dans toutes les circonstances jusqu'à la fin du monde , et qu'il oblige d'écouter et de croire comme lui-môme : Celui qui vous écoute m'écoute, celui qui m'écoute écoute celui qui m'a en-

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voyé. Voici que je suis avec vous tous les jours jusqu'à la consommation des siècles.

Or, saint Pierre et les Apôtres, le Pape, successeur de saint Pierre, et les Evêques, successeurs des Apôtres, à qui le Fils de Dieu a fait ces magnifiques promesses, composent l'Eglise enseignante, parce que c'est à eux seuls que le Sauveur a dit : Allez, enseignez. L'Eglise enseignante est donc infaillible.

Si elle ne l'était pas, voyez les conséquences monstrueuses qu'il faudrait admettre. 1" Il n'y aurait plus aucun moyen de connaître la vraie Religion, nous flotterions comme des enfants à tout vent de doctrine, et ce serait en vain que Jésus-Christ serait venu sur la terre pour enseigner aux hommes le chemin du Ciel ; 2" Jésus-Christ lui-même serait un imposteur qui aurait manqué à sa parole, il aurait promis de parler toujours par l'organe de ses Apôtres et de leurs successeurs, et il n'en ferait rien , il leur laisserait débiter des mensonges ; 3° Jésus-Christ serait le plus injuste et le plus barbare de tous les tyrans; il nous ordonnerait, sous peine de l'Enfer, d écouter des hommes qui nous enseigneraient l'erreur et nous conduiraient au précipice. En sorte qu'il nous aurait rendu l'Enfer inévitable; car, d'une part, si nous n'écoutons pas l'Eglise, nous serons damnés ; et si nous l'écoutons, nous le serons encore pour avoir suivi une doctrine erronée et qui outrage Dieu. Voyez combien de blasphèmes sont forcés de soutenir, et combien de conséquences affreuses sont forcés de dévorer ceux qui osent nier linfaillibilité de l'Eglise.

DB PF.RSÉVÉRANCE. 631

Pour nous, brebis docilos du divin bercail, suivons fidèlement nos Pasteurs. Aujourd'hui plus que jamais, professons pour eux la plus parfaite soumission. Croyons ce qu'ils croient, approuvons ce qu'ils approuvent, rejetons ce qu'ils rejettent , condamnons ce qu'ils condamnent. Enfants de l'Eglise, disons comme nos pères : Tout ce que nous savons, c'est d'écouter l'Eglise, de croire et de mourir môme pour sa Foi; mais nous ne savons pas disputer. C'est en s'écartant de cette règle que tant d'Hérétiques ont fait naufrage dans la Foi ; que tant d'esprits présomptueux, se croyant capables de discerner les vérités de la Foi, ont préféré leur jugement au jugement des premiers Pasteurs de l'Eglise; et, suivant leur esprit particulier, sont enfin tombés dans le précipice qu'ils se sont euxmêmes creusé.

PRIÈRE

0 mon Dieu ! qui êtes tout amour, je vous remercie de toute l'étendue de mon cœur d'avoir établi votre Eglise pour perpétuer votre sainte Religion et notre union avec vous ; faites que je sois toujours une brebis docile de votre bercail .

Je prends la résolution d'aimer Dieu par-dessus toutes choses et mon prochain comme moi-même pour l'amour de Dieu; et, en témoignage de cet amour , je prierai souvent pour les Pasteurs de l Eglise.

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DE CE QUI PERPÉTUE NOTRE UNION AVEC LE NOUVEL ADAM. — DE l'église.

Q. Que fit Notre Seigneur avant de remonter au Ciel?

R. Avant de remonter au Ciel, Notre Seigneur instruisit à fond ses Apôtres des vérités de la Religion. Ses entreliens étaient finis, il allait retourner à son Père, il ne lui restait plus qu'à assurer la conservation de la Religion sur la terre jusqu'à la fin du monde. Pour cela il établit l'Eglise. Il commença par se choisir un Vicaire qui en devait être le chef.

Q. Quel est celui de ses Apôtres que Notre Seigneur choisit pour son vicaire?

jR. Celui que Notre Seigneur choisit pour son vicaire fut saint Pierre. Avant de lui faire cet honneur, il exigea de lui une caution. Il lui demanda trois fois s'il l'aimait plus que les autres, c'est-à-dire s'il était prêt à se sacrifier pour le salut de ses brebis. Saint Pierre lui répondit : Oui, Seigneur, vous savez que je vous aime. Alors, Notre Seigneur lui dit : Paissez mes agneaux, paissez mes brebis. Par les agneaux on entend les simples Fidèles, et par les brebis tous les Pasteurs de l'Eglise. Ainsi, saint Pierre fut élevé au-dessus des Apôtres. Ainsi, les souverains Pontifes, successeurs de saint Pierre, sont au-dessus des Evoques. Ils ont une pleine puissance pour enseigner et pour gouverner toute l'Eglise.

Q. Quelle puissance Notre Seigneur donna-t-il aux autres Apôtres?

R. Notre Seigneur donna aux autres Apôtres le pouvoir d'enseigner, de baptiser, de remettre les péchés. Il leur avait déjà donné celui de consacrer son corps et son sang. Les Apôtres furent ainsi associés au gouvernement de l'Eglise.

Q. Qu'entendez-vous par l'Eglise enseignante?

R. On entend par l'Eglise enseignante les premiers Pasteurs, saint Pierre et les Apôtres, le Pape et les Evêques leurs successeurs. Eux seuls sont juges et docteurs de la Foi, car c'est à eux seuls que Notre Seigneur a dit : Allez, enseignez toutes les nations. Ils ont aussi le pouvoir de faire toutes les lois nécessaires au bien des Fidèles. Ils ont toujours fait usage de ce pouvoir.

Q. Quelles sont les principales lois de l'Eglise?

R. Parmi les lois de l'Eglise, il y en a six qu'on appelle les Commandements de l'Eglise, les voici : Les Dimanches messe ouïras, etc.

(?. Expliquez le troisième Commandement de l'Eglise?

R. Le troisième Commandement de l'Eglise est ainsi conçu : Tous (es péchés, etc. En établissant le sacrement de pénitence, Notre Seigneur nous a obligés de nous confesser. Dans les beaux siècles du Christianisme, on se confessait souvent, surtout avant d'entreprendre quelque affaire importante. Le relâchement s'introduisit. Pour y mettre une barrière, l'Eglise marqua un temps qu'on ne devait point passer sans se confesser.

6*'i CATlT.IllSMl

Q. Expliquez le quatrième :

R. Voici le quatrième Commandement de l'Eglise : Ton Créateur, etc. En instituant l'Eucharistie, Notre Seigneur nous a obligés à communier, car il dit : Si vous ne mangez la chair du Fils de l'homme et si vous ne buvez son sang vous n'aurez point la vie en vous. Les premiers Chrétiens étaient si fidèles à ce Commandement, ils aimaient tant Notre Seigneur qu'ils communiaient tous les jours. Avec le temps cette ferveur diminua, et l'Eglise ordonna, sous peine de péché mortel, de communier au moins une fois chaque année, à Pàque. Elle dit au moins pour marquer qu'elle désire que nous le fassions plus souvent. Ce n'est pas en la faisant aussi rarement, que la Communion peut nous être véritablement utile.

Q. L'Eglise enseignante est elle infaillible?

li. L'Eglise enseignante est infaillible , c'est-à-dire qu'elle ne peut ni se tromper ni nous tromper quand elle nous enseigne les vérités de la Religion. Notre Seigneur a promis d'être avec elle tous les jours jusqu'à la fin du monde et de parler lui-même par sa bouche . L'Eglise ne peut donc pas nous tromper. De plus. Notre Seigneur a dit : Que celui qui n'écoute pas l'Eglise mérite d être regardé comme un Payen; il ne le mériterait pas si l'Eglise pouvait nous enseigner l'erreur. Nous devons souvent remercier Notre Seigneur d'avoir donné l'infaillibilité à son Eglise, et nous devons l'écouter elle-même comme nous écoulerions Jésus-Christ, car il a dit à son Eglise : celui qui vous écoute m'écoute.

DE PElUSÉVIilUNCE. 63;

PRIERE

0 mon Dieu ! qui êtes tout amour, je vous remercie de toute l'étendue de mon cœur, d'avoir établi votre Eglise pour perpétuer votre sainte Religon et noire union avec vous ; faites que je sois toujours une brebis, docile de votre bercail.

Je prends la résolution d'aimer Dieu par-dessus toutes choses et mon prochain comme moi-même pour l'amour de Dieu; et, en témoignage de cet amour, je prierai sowent pour les Pasteurs de l'Eglise.

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