II. Samson est enfermé par ses ennemis dans la ville
de Gaza . Notre Seigneur est enfermé par ses ennemis dans le tombeau. — Samson s'éveille au milieu de la nuit, enlève les portes et les serrures, et, malgré les gardes, sort de la ville où il était enfermé. Notre Seigneur, après être descendu aux limbes où il brise les portes de lEnfer et de la mort, sort plein de vie du tombeau, malgré les gardes. — Samson est livré à ses ennemis. Notre Seigneur est livré à ses ennemis. — Samson, en mourant, fait tomber le temple de Dagon, Notre Seigneur, en mourant, renverse le temple du démon, c'est-à-dire l'idolâtrie. — Samson, en mourant, tue plus de Philistins qu'il n'en avait misa mort pendant toute sa vie. Notre Seigneur, en mourant, fait plus de mal au démon, et s'attire plus de Disciples qu'il n'avait fait pendant toute sa vie.
d'avoir répandu votre esprit de force sur Samson, pour la défaite des ennemis de votre peuple ; donnez-moi le même esprit de force, afin que je puisse vaincre les ennemis de mon salut.
Je prends la résolution d'aimer Dieu par- dessus toutes choses, et mon prochain comme moi-même pour l'amour de Dieu, et en témoignage de cet amour, je fuirai a^ec soin les occasions du péché.
236 CATI'CIIISME
XXXIY^ LEÇON.
LK MESSIE PROMIS ET FIGURE
Héli, Juge (l'Israël. — Samuel lui succède. — Élection des Rois. ~ Sauf premier roi d'Israël. — Il est rejeté de Dieu. — David, jeune berger, choisi à sa place. — Il calme les fureurs de Saiil. — David combat Goliath. — Mort de Saûl. — David prend la forteresse de Sion. — Transport de l'Arche. — Oza frappé de mort. — David danse devant l'Arche. — Septième promesse du Messie faite à David.
Après la mort de Samson, ce fut le Grand-Prôtre Héli qui jugea Israël. Celait un homme irréprochable dans ses mœurs, mais il attira sur lui, sur sa famille et sur tout le peuple, les plus terribles effets de la vengeance du Seigneur, par sa négligence à réprimer les désordres de ses deux enfants, Ophni et Phinées. Dans un combat conîre les Philistins, les Israéhtes sont vaincus; trente mille demeurent sur la place; l'arche sainte est prise par les ennemis; les deux fil*s d'Héli périssent, et leur infortuné père, en apprenant ces tristes nouvelles, tombe du haut de son siège, se fend la tète, et meurt.
Samuel fut a[)peié de Dieu pour succéder à Héli. 11 remporta une grande victoire sur les Philistins , qui les abattit tout à fait. Ce grand homme rendit au culte divin sa première pureté, en exterminant du milieu
DE PETISÉVÉRANCE. 257
d' Israël toutes les divinités muettes des nations. Comme nous avons dit, les Juges n'étaient que des magistrats d'une république, dont le Seigneur était le monarque: mais Samuel étant devenu vieux, les Israélites se dégoûtèrent de cette administration, et voulurent, à l'exemple des peuples voisins, avoir des rois pour les gouverner.
Le premier fut Saùl; deux ans après qu'il fut monté sur le trône, il osa désobéir à Dieu, et méprisa les lois de la Religion ; il fut réprouvé, et sa couronne placée sur une tète plus digne. Du vivant même de Saûl, David, jeune berger de la tribu de Juda, fut élu secrètement à sa place par Samuel, et sacré roi à l'âge de seize ans, par l'effusion d'une huile sainte. Voici comment la chose se passa .
Un jour, le Seigneur fit entendre sa voix à Samuel. Prenez, lui dit-il, votre vased'huile, et allez à Bethléem, chez Jessé; c'est un de ses fils que je destine à la couronne. Samuel se rend à Bethléem, et invite Jessé et sa famille à manger avec lui . Faites venir vos fils devant moi , dit Samuel à Jessé. Jessé lui en présenta sept. Vous n'en avez-vous plus d'autre, lui dit Samuel? Il m'en reste un, reprit le père, mais c'est un enfant de quinze à seize ans,quej'occupeencore à garder îestroupeaux. Faites-le venir, dit le Prophète, nous ne nous mettrons point à table que je ne laie vu : le petit David arriva.
C'était un enfant bien fait, d'un teint vif et d'uno figure aimable. A peine eut;i! paru, que le Seigneur dit à Samuel : Voilà le roi d'Israël, consacrez -le
sans différer. A F instant, Samuel versa sur la tête de David le vase d'huile qu'il avait apporté. A dater de ce jour, l'esprit du Seigneur se reposa sur David, et abandonna le malheureux Saiil. En même temps, ce prince fut saisi d'un esprit maUn qui, par la permission de Dieu, l'agitait violemment. La consécration de David demeura secrète dans tout le royaume. Luimême, assuré d'une couronne qu'il ne devait porter qu'à trente ans, l'attendit quatorze ans entiers de la main de Dieu , sans que jamais il donnât un juste sujet de le soupçonner d'y prétendre.
Cependant les officiers de Saiil voyant leur maître cruellement tourmenté par le malin esprit, lui conseillèrent d'employer contre la violence du mal , le son des instruments. Saiil fit chercher dans tout le royaume le plus habile joueur de harpe. On lui rapporta qu'un des fils de Jessé savait parfaitement jouer de cet instrument. On ajouta qu'il se nomnaait David. Saiil ordonna de le faire venir à l'instant. David arrive à la cour. Dès la première vue , Saiil conçoit pour lui une vive tendresse et le fait son écuyer. Toutes les fois que le mauvais esprit s'emparait de Saiil , David prenait sa harpe et en tirait des sons si doux, que le malade s'en trouvait beaucoup mieux.
Peu de mois après, les Philistins déclarèrent la guerre aux Israélites. Les deux armées furent bientôt en présence, et campèrent sur deux montagnes séparées par une vallée profonde; maison fut long-temps à se regarder, à se mesurer , à se menacer, lorsque tout à coup
on vit paraître un spectacle qui attira toute l'attention des deux armées.
Un homme du parti des Philistins s'avança sur le bord de la montagne, et fit signe aux Hébreux qu'il voulait leur parler. Il se nommait Gohath . C'était un géant d'une taille monstrueuse , fort à proportion de sa grandeur, et d'une mine à jeter l'effroi dans toute une armée. Il avait entête un casque d'airain, il marchait revêtu d'une cuirasse d'airain. Ses jambes étaient couvertes de bottes d'airain , et il avait sur les épaules un bouclier aussi d'airain. La lance qu'il portait à la main était d'une pesanteur presque incroyable : le fer seul pesait environ trois cents livres. En cet équipage, le géant précédé de son écuyer , vint se présenter à la vue des troupes d'Israël, rangées en bataille sur la montagne opposée, et leur proposa un défi : Choisissez parmi vous un champion, leur dit-il, qui vienne combattre contre moi ; si je suis vaincu, les Philistins seront les esclaves des Israélites; mais si j'ai l'avantage, les Israélites seront les esclaves des Philistins. Les Israélites furent saisis de frayeur. Les insultes de Goliath durèrent quarante jours, pendant lesquels, matin et soir, le monstrueux géant ne manquait pas de recommencer insolemment son défi.
David qui était retourné à la garde des troupeaux de son père, n'était pas à l'armée. Il y arriva pendant que Goliath faisait ses insultes. Il en fut indigné. Que donnera-t-on à celui qui tuera ce Philistin , demanda lejeune berger? On lui dit que Saûl avait promis une récompense magnifique. Plein de confiance au Seigneur, David se
présenta devant Sai'il et lui dit : Je suis prôt à aller combattre ce Philistin. Vous n'y pensez pas, reprit Saul,vous ne tiendrez pas devant ce monstre : vous n'êtes encore qu'un enfant élevé à conduire des troupeaux, et Goliath est un géant qui, depuis sa jeunesse, n'a point fait d'autre métier que celui des armes. David insista en disant : Je ne compte ni sur mes forces ni sur mon courage, mais sur la protection du Seigneur.
Tant de courage et de religion dans ua enfant , persuadèrent Saiil : Allez, mon fils, dif-il à David, et que le Seigneur soit avec vous. A l'instant il mit son propre casque sur la tête de David ; il le revêtit de sa cuirasse, il lui ceignit son épée. David se mit à faire quelques pas pour essayer s'il ne serait point embarrassé dans ses armes. Je ne puis pas m.archer ainsi vêtu de fer, dit-il à Saiil, je n'y suis pas accoutumé. A ces mots, il quitte cette armure, prend son bâton de berger , choisit dans le lit du torrent cinq cailloux des plus polis, les met dans sa panetière, saisit sa fronde, prend congé du roi, et marche à la rencontre duPlulistin.
Goliath le vit s'avancer : mais quand il eut reconnu que c'était un jeune homme, un enfant dun teint délicat, et qui n'avait rien de remarquable que la beauté de son visage , il crut qu'on l'insultait. Piqué de se voir en tele un adversaire si peu digne de lui, il lui cria de sa voix de tonnerre : Suis-je un chien pour que tu viennes m' attaquer avec un bâton? Approche donc, et je vais donner ton corps en proie aux oiseaux du Ciel et aux bêtes de la terre.
DE PERSÉ^TÉRANCE. O/jl
Je viens au nom du Seigneur des armées, lui répondit David, au nom du Dieu des bataillons d'Israël, auxquels tu n'as pas craint d'insulter; c'est lui qui va te livrer entre mes mains, afin que toute la terre sache qu'il y a un Dieu en Israël. David parlait encore que déjà le géant s'avançait pour le combattre : de son côté, David marche à sa rencontre. Les deux armées attentives, attendaient en silence le succès de ce fameux combat.
Sans perdre un instant, David met la main dans sa panetière, en tire une pierre, la place dans sa fronde, la lance et frappe son ennemi au milieu du front. Le coup fut si vigoureusement porté, que la pierre s enfonça fort avant dans la tête de Goliath : le colosse tombe sans mouvement étendu sur la place. David court, se jette sur lui , lui arrache son épée et lui coupe la tête .
A cette vue, les Philistins prirent la fuite : les Israélites les poursuivirent avec de grands cris et en firent un horrible carnage. David, au retour du combat, fut présenté à Saiil. Il portait à la main la tête de Goliath, comme un trophée de sa victoire. Saiil, accompagné de David et de toute l'armée, rentra dans l'intérieur de son royaume. Par toutes les villes où l'on passait, les femmes venaient au-devant du vainqueur, et dansant au son des instruments, elles disaient : Saûl a défait mille Philistins, mais David en a tué dix mille. Cet éloge excita la jalousie de Saiil qui essaya de donner la mort à David ; mais David échappa par la fuite aux coups de ce prince . Quelques années après , Saiil périt dans une bataille, et David fut reconnu pour roi d'abord par la
-ilxi CAïÉcmsiii:
Iribu de Juda, et ensuite par les onze autres tribus d'Israël. David commença son nouveau règne par une expédition bien glorieuse.
Jérusalem, la plus belle, la plus grande et la plus forte ville delà Terre promise, était depuis long-temps au pouvoir des enfants d'Israël ; ils en avaient exterminé les habitants, mais une partie s'était retirée dans la ville haute, située sur la montagne de Sion dont il est si souvent parlé dans T Ecriture. Là, ils occupaient une citadelle si forte , qu'on la regardait comme imprenable . Depuis près de quatre cents ans, les Hébreux avaient inutilement tenté de s'en emparer. David vint y mettre le siège et somma les habitants de se rendre. Ils lui répondirent par des railleries : Non, David, vous n'entrerez point dans la forteresse de Sion; nous redoutons si peu vos efforts que nous ne vous opposerons que les aveugles et les boiteux. David ne s'étonna point de cette insolente réponse. Il fit publier dans toute l'armée que celui qui, le premier, monterait sur la muraille de Sion et qui tuerait ces aveugles et ces boiteux qu'on lui opposait, recevrait de lui pour récompense le titre de général de ses armées. Joab, neveu de David, fut le héros qui mérita cet honneur. La forteresse fut emportée d'assaut et David en fit son palais. Ainsi, Jérusalem devint la capitale du royaume, la demeure des rois, et bientôt après le siège de la Religion, par le transport qui s'y fît de l'arche d'alliance.
David avait encore plus de religion qu'il n'avait de courage. Il forma le dessein de transporter l'arche du
Seigneur dans la citadelle de Sion. La proposition qu'il en fit au peuple fut reçue avec applaudissement. Il fit tendre dans son palais un magnifique pavillon pour la recevoir. Dans toute l'étendue de la Palestine , les peuples furent invités à se rendre à Jérusalem pour la cérémonie. Les tribus d'Israël députèrent trente mille hommes choisis. David se mit à leur tête, suivi de la tribu de Juda presque tout entière. On monta sur la colline où était la maison d'Abinadab à qui l'on avait confié le soin de l'arche. On amena sur la colline un charriot neuf, attelé de bœufs qui n'avaient pas encore servi, on y plaça l'arche sainte.
Un concours infini de peuple accompagna la marche; Le roi lui-même, environné de musiciens et de joueurs de toute sorte d'instruments, précédait immédiatement et faisait chanter les beaux cantiques qu il avai t composés . On arriva ainsi jusqu'auprès de Jérusalem^ avec des transports de joie et des sentiments de dévotion qu'on ne peut bien exprimer. Mais cette joie fut bientôt troublée par un accident. Les bœufs se mirent à s'agiter avec violence. L'arche pencha et parut en danger de tomber : un Lévite nommé Oza y porta la main pour la soutenir. La loi défendait, sous de peine de mort, aux simples Lévites de toucher à l'arche du Seigneur. Dieu, pour inspirer au peuple assemblé le vif sentiment de respect que mérite sa présence , frappa de mort le téméraire.
Le roi, saisi de crainte ri la vue de ce châtiment* n" osa , selon sa première pensée , recevoir l'arche dans son [Kilais. Il se détermina à !a déposer chez un homme ver-
^Ixlx CATÉCHISME
lueux qui s'appelait Obédedom. Elle y demeura pendant trois mois. Ce précieux dépôt fut pour l'heureux Israélite une source de bénédictions. Alors David, rassuré par les faveurs qui accompagnaient l'arche , reprit la résolution de la transporter dans son palais. Mais il eut soin qu'on ne négligeât aucune des précautions que demandait la sainteté du dépôt.
Au jour indiqué, le roi se rendit chez Obédedom avec les anciens d'Israël et les officiers de l'armée. Les Prêtres prirent l'arche sur leurs épaules, et lorsqu'on avait fait six pas, on immolait une victime. Le roi avait quitté ses ornements royaux. Il était revêtu comme les Lévites , d'une robe de fin lin. A la tête du cortège et tenant sa harpe à la main , accompagné de sept chœurs de musique , il animait par les chants la joie publique. Toutes les voix et tous les instruments lui répondaient. Il dansait lui-môme devant l'arche en signe d'allégresse. Lorsqu'on l'eut placée dans le lieu qui avait été préparé , le roi termina la fête par de somptueux sacrifices et par des largesses qu'il fit au peuple .
Ces vives démonstrations de piété de la part de David ne furent pas du goût de Michol, son épouse. Pendant le cours de la cérémonie , cette princesse s'était tenue à la fenêtre de son appartement , d'où elle voyait tout Tordre de la marche. Elle crut la dignité royale avilie par les chants , la musique , les danses du roi son époux , et surtout par le dépouillement des habits royaux dont David n'avait pas cru devoir étaler le luxe dans une
assemblée de religion. Elle lui dit en raillant : le roi d'Israël s'est fait aujourd'hui beaucoup d'honneur en dansant comme les bouffons en présence de ses sujets. David lui répondit : Oui, j'ai dansé devant le Seigneur qui m'a choisi pour être le chef de son peuple : je m'abaisserai encore davantage , et je serai méprisable à mes propres yeux, pour honorer celui qui est le Maître souverain du prince et de ses sujets. Ainsi parla ce grand prince qui savait mieux qu'aucun roi de la terre , allier ensemble l'humilité d'un saint et la majesté d'un monarque. Pour s'être moquée de lui , Michoî fut privée d'enfants le reste de ses jours»
Tant d'honneurs rendus à l'arche d'alliance ne suffisaient point encore à la religion du pieux monarque • J'ai un palais superbe, disait-il, j'habite sous des lambris de cèdre , et l'arche du Seigneur n'est couverte que de peaux. Il forma donc le projet de bâtir un temple digne de la majesté du Dieu d'Israël.
Un jour qu'il était tout occupé de ce dessein, le Seigneur se fit entendre à lui par la bouche du Prophète Nathan. Ce fut le moment que le Dieu d'Abraham, d'Isaacet de Jacob, choisit pour renouveler la promesse du Messie. Vous savez, dit-il à David, que depuis le jour où j'ai tiré le enfants d'Israël de leur captivité d'Egypte, jusqu'à celui où je vous parle, j'ai été voyageur comme mon peuple . Je l' ai suivi partout et je n' ai point eu d' autre demeure qu'un tabernacle et une tente. Cependant, ce ne sera pas vous qui me bâtirez un temple : cet honneur est réservée votre fils. Je mettrai sur votre trône un fils
246 CATÉCHISxME
qui sortira de vous. J'établirai son trône pour toujours : je serai son père et il sera mon fils : votre maison subsistera à jamais, et votre trône sera éternel.
Quel est ce fils que le Seigneur promet avec des expressions si magnifiques? Est-ce Salomon? Non, puisque Salomon n'est pas fils de Dieu et fils de David en môme temps , et que f éternité ne peut convenir à un pur homme et à un règne temporel. Quel est donc ce fils de David que le Seigneur promet ici? C'est évidemment le Messie Notre Seigneur. En effet, Notre Seigneur seul est fils de Dieu et fils de David tout ensemble : Notre Seigneur seul est éternel; seul il a affermi pour toujours le trône de David, puisque c'est en qualité d'Homme-Dieu, de Fils de Dieu et de Fils de David, qu'il règne et qu'il i'ègnera toujours au Ciel et sur la terre.
Cette promesse nous aide beaucoup à découvrir le Messie : la première promesse faite à Adam nous annonçait un Rédempteur , sans nous dire ni le temps , ni le lieu de la naissance, ni le peuple d'où il sortirait; la seconde, faite à Abraham, nous dit qu'il naîtra de la race d'Abraham ; la troisième, faite à Isaac, nous dit qu'il naîtra de lui ; la quatrième nous dit qu'il naîtra, non pas d'Esaû, mais de Jacob; la cinquième promesse, faite par Jacob mourant, nous avertit qu'il sortira de la tribu de Juda ; enfin , la dernière promesse nous dit qu'il sera de la famille de David. Désormais, toutes les nations du monde, toutes les tribus d'Israël et même toutes les familles de la tribu de Juda, excepté celle de David, sont mises de côté ; nous n'avons plus à
DB PERSÉVÉRA^ÎCE. 2Zj7
chercher le Sauveur du genre humain que dans la famille de David. C'est ainsi que de degrés en degrés nous arriverons à mettre, pour ainsi dire, le doigt sur Tenfant de Bethléem.
PRIÈRE
O mon Dieu ! qui êtes tout amour, je vous remercie des grâces dont vous avez comblé le saint roi David; et, en particulier de la promesse que vous lui avez faite du Messie. Donnez-moi son humilité , sa piété, sa vive reconnaissance pour vos bienfaits , son courage contre les ennemis de mon salut.
Je prends la résolution d'aimer Dieu par-dessus toutes choses et mon prochain comme moi-même pour l'amour de Dieu; et, en témoignage de cet amour, je me mettrai à genoux lorsque Je verrai passer le Saiîil-Sacrement.
LE MESSIE PROMIS ET FIGURÉ. — SEPTIÈME PROMESSE DU MESSIE FAITE A DAVID.
Q. Quel fut le juge d'Israël après Samson ?
R. Le juge d'Israël après Samson, fut le Grand- Prêtre Héli. C'était un homme irréprochable dans ses mœurs; mais sa faiblesse à corriger ses enfants, attira sur lui, sur sa famille et sur tout le peuple, de grands châtiments.
Q. Qui succéda au Grand-Prêtre Héli?
R. Le successeur du Grand-Prôtre Héli fut Samuel. Ce grand homme rétablit la Religion et abolit T idolâtrie. Il fut le dernier des juges d'Israël. Après les juges, les Israélites furent gouvernés par des rois. Le premier roi d'Israël fut Saul ; ce fut Samuel qui le sacra en répandant sur sa tête un vase d'huile. Saiil désobéit à Dieu qui choisit à sa place un roi selon son cœur.
Q. Quel fut ce roi selon le cœur de Dieu ? R, Ce roi, selon le cœur de Dieu, fut David. David était de la tribu de Juda et de la ville de Bethléem, ii était fils de Jessé et il gardait les troupeaux de son père lorsqu'on l'envoya chercher pour le faire roi. Samuel le consacra secrètement par l'ordre de Dieu. Saiil qui l'ignorait, fit venir David auprès de lui, afin qu'en jouant de la harpe il calmât l'esprit malin qui l'agitait. Q. Quel fut le premier exploit de David? R. David était revenu à Bethléem ; il était occupé à la garde des troupeaux, lorsque son père l'envoya à l'armée de Saûl pour savoir des nouvelles de ses frères» On était alors en guerre contre les PhiHstins. Quand David arriva, un Philistin, d'une taille et d'une force prodigieuse, insultait chaque jour les Israélites et les défiait au combat. Ce Philistin s' appelait Goliath. David, plein de confiance au Seigneur, s'offrit à le combattre, et d'un coup de pierre, lancé avec sa fronde, il renversa le Philistin, courut sur lui et lui coupa la tête. Q. Quelle fut la suite de celte victoire?
DE PERSÉVÉRANCE. 2Zl9
R. Cette victoire excita la jalousie de Saûl qui tenta plusieurs fois de faire mourir David ; mais le Seigneur le préserva. Saiil lui-même périt dans une bataille et David fut reconnu pour roi par tout le peuple.
Q. Quels furent les autres exploits de David?
R. David, reconnu pour roi, défît les ennemis de son peuple et prit la citadelle de Sion. Cette citadelle était une espèce de ville fortifiée, bâtie sur une montagne au pied de laquelle était située Jérusalem . David y établit sa demeure, c'est pourquoi on l'appela la cité de David. C'est là que le saint roi fit transporter l'arche d'alliance en attendant qu'il bâtît un temple pour la placer.
Q. Quelle promesse le Seigneur fit-il à David ?
R. Pendant que David songeait à bâtir un temple pour placer l'arche sainte, le Seigneur lui promit que le Messie naîtrait de sa race , en lui disant : Je mettrai sur votre trône un fils qui sortira de vous. J'établirai son trône pour l'éternité, je serai son père et il sera mon fils. Ces paroles ne peuvent convenir qu'à Notre Seigneur, car lui seul est Fils de Dieu et Fils de David tout ensemble ; lui seul a un trône éternel : deux caractères qui ne conviennent point à Salomon, fils et successeur de David. Cette septième promesse du Messie nous apprend que le Rédempteur sera de la famille de David, qu'il sera tout ensemble Fils de Dieu et Fils de David, c'est-à-dire Dieu et homme en même temps.
PRIÈRE
0 mon Dieu ! qui êtes tout amour , je vous remercie des grâces dont vous avez comblé le saint roi David ; et, en particulier, de lui avoir promis le Messie. Donnezmoi l'humilité, la piété de ce grand roi et sa vive reconnaissance pour vos bienfaits.
Je prends la résolution d'aimer Dieu par-dessus toutes choses, et mon prochain comme moi-même pour l'amour de Dieu; et, en témoignage de cet amour, je me mettrai à genoux lorsque je verrai passer le Saint- Sacrement.
DE PERSÉVKr.ANCE. 251
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