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CHAPITRE XIV

DES APTITUDES GHÉATRIGES

D. HÎQ'eHteiidez-vous pat^ptitndes?

K. l'etiieiïës 1^ dispositifons natives et phis ou meiins

LIBÉRAL ET RATIONNEL êl

développées par i'édueation en vertu desqveUes Thoaime exécute les divers travaux nécessaires à son exisjtenee w * utiles à ses plaisirs. ^

D, Comment disimguez-^ous ces aptitudes?

R. En industrieties et ariisiique$ proprement ëites. En exepçiaiat les premières, l'homme crée ides produits fii^i4riels; les secondes enfantent des œuvres dont la valeur est plus idéale que réelle.

D. Indiquez les aptitudes ifidustrieUes^

R. On peut les ramener toutes aux mq suivantes : aptitude ttu calctd, c*est-i-dire à l'ugage 4es fiombres ; aptitude à coiioevoir et à éta1>lir les rapports de forme et d'étCiisâtbe ; aptituée à apprécier ei à utiliser les rapporis de pesanteur, de résistante M d'équilibre; aptitu^ é l'i9rdre matériel, c'est-à-dire à la coordination des rapports de situation dans un but de commodité et d'agrément; enfin aptitude à construire des ensembjes d'objets matéraels ^et à réaliser les connexions mécaniques des corps. rCes cinq aptitudes peuvent értre nommées : numérativey géométrique, pondérative, ordinative et mécanique.

D. Quelles sont les aptitudes artistiques?

.'R. Nous les divisons en deux groupes .dont le premier iest formé des iaptitudes sxprsssioes au nombre de quatre, savoir : L'aptitude {picturale ou pittoresque qui engendre les taols du dessin et du coloris; V aptitude plasti^^ ou sculpturale qui embrasse le sentimentde la forme et celui de la proportion; V aptitude musicale. àoni les deux éléments fondamentaux sont la mélodie et le rhytbme; enfin Vaptitude du langage qui se décompose iOn talent dulangage proprement dit et en étalent mimique, c'est-à-^dirc du geste et de ladanse.

D. Pourquoi donnez-vous le nom ô.*expresnves à ces quatre aptitudes?

II. Parce qu'elles expriment le beau idéal conçu par l'intelligence sous les diverses formes qui correspondent aux Béaux-arts et aux Belles-lettres (peinture, sculpture, architecture, musique, éloquence, poésie, gymnastique, mimique et chorégraphie). Cette expression ou création du beau idéal est le foyer commun de ces diverses aptitudes.

D. Quelles sont les aptitudes artistiques qui forment le troisième groupe?

R. Ce sont celles qu'on peut appeler typiques ou régulatrices y savoir : l'aptitude imitative, Vdptitude inventive et V aptitude compositive. Ces noms portent avec'eux leur signification.

D. Pourquoi ces aptitudes sont-elles appelées typiques ou régulatrices?

R. Parce qu'elles président à l'emploi des autres aptitudes industrielles et expressives en vue d'un type réel ou idéal à reproduire.

D. Existe-t-il d'autres aptitudes créatrices en dehors des douze précédentes ?

R. Nous admettons encore Vinspiration ou plutôt le génie artistique y faculté supérieure à toutes les autres aptitudes chez les grands artistes, et qui les met de prime-saut, pour ainsi dire, en possession de l'utile et du beau, objet définitif de l'art. Cette conquête qui constitue le fait de la propriété, dans le monde matériel et idéal, est le fruit du travail humain considéré sous toutes ses faces et manifestant les diverses aptitudes dont l'homme est doué.

D. Ces aptitudes étant constatées, quelles inductions faut-il en tirer pour l'amélioration de l'état social?

R. Il faut reconnaître que ces aptitudes n'atteignent leur maximum de puissance que lorsqu'elles sont convenable ment exercées. Quiconque n'est pas apte à la fonction dont il est chargé ne la remplit jamais bien ; celui-là seul, dont la tâche est en rapport avec ses goûts et ses facultés, peut Taccompb'r avec succès. Il faut donc que l'industrie et la pratique des beaux-arts soient soumises à des combinai sons de nature à atteindre ce but. Dès l'enfance, l'enseignement doit favoriser l'éclosion des vocations, et plus tard les fonctions doivent être en rapport avec les vocations révélées et développées par l'éducation.

D. Observe-t-on souvent plusieurs aptitudes chez le même iindividu ?

R. La plupart de celles que nous avons indiquées existent chez chacun de nous, à un degré inégal sans doute, mais suffisant pour qu'elles soient utilisables dans des travaux différents. Assujettir un individu à n'en exercer qu'une seule, le river à une profession exclusive, c'est lui imposer une monotonie funeste dans ses conséquences. Cet inconvénient, si fréquent dans la société actuelle, disparaîtra ou du moins s'atténuera beaucoup dans une bonne organisation des travaux humains.

D, Sous le rapport moral, quelles conditions l'exercice des aptitudes doit-il rencontrer dans l'état social ?

R. Des conditions de liberté et de justice, afin que notre personnalité, au lieu d'y être faussée par la cupidité ou la contrainte, y soit le plus possible excitée et encouragée à montrer sa puissance au profit de tous et de nous-mêmes.

DEUXIÈME PAKTIE

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