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CHAPITRE XXI

DE l'organisation DU TRATAIL

D. Estr^çd que le travail n'est pas prganisé dans la spciété aç^uetle?

R. Il Test saps do^te» X^^U il Teçt vicieusement pi^ bien des choses. |ci on abu^è du n^Qrçelleipenl, 1^ 4q !a concentration ; presque partqut la concurrence; est an^rchique. Sauf exception, }e travail pst ^épugna^t, çomprftmet la santé et Téquilibre de nos facultés.

D. L'organisation actuelle est-elle également vic^ç\ise dans toutes ]es branches de l'activité hu^iaine?

R. Elle Vest moins dans les éléments réglés.

D. ûu'entepdez-vous par éléments réglés ?

R. Nous entendons IVdre civil, politique, moral et religieux, parce qu'il est ordonné, régi ps^r des lois et des règlements. Toutefois, de oe que la volonté collective a seule le droit de statuer sur ces éléments, il ne s'ensuit pas qu'ils soient pai^faltement organisés et que chacuA ne puisse les critiquer et demander des réformes ; il en résulte seulementt dans la pratique, Tobligation d'obéir aux lois étabjie^.

D. Quels sont les Cléments non réglés?

R. Ce sont ragricult^re, la fabrique, le ménage, le commerce, les arts libéraux et les sciences. Ces éléments sont libres en ce que la plupart de^ opérations qui s'y rapportent sont abandonnées ^ rinUi^^tiye çt ^a lili^ve action de chaque individu qui peut adopter tels procédés, telles méthodes qu'il juge préférables.

D; L'éducation est-elle up élément libre ou réglé?

^. Elle e9t en partie libre, ^^ partie réglée. £^ p^ qui concerne l'état civil et politique, Teu^eignemen^ W9T^\ pt religieux, ré4uçatiQn est souiP^Ç à des lois restrictives. L'enseignement Pfofesslonnel, ^u contraire, est ^b^ndonué à )a liberté individuelle, ^ans }a plupart des profes^ioi^^,

^. Ces distinctions ontrelle^ ^pei valeur absolue?

R. Non ; les élém^pts réglée n'ei^pluent pa^ toute liberté cheiz r|ndiv|du, et les ^lépients }ibr^s m sont pas cpip-. pléteipput soustraits à l'iutpry^l^Moi^ 4^ l'fiutorité coUeç;; tive,

p. Quels spnt Ifts éléniei)t§ qui ?^P)am0.ut le plus uue meilleui^e organisation ?

R. Ce sont Ips éléments non réglés. C'est P^rpe qu'ils ue le sopt pas ou le sont n^al que l^s règles étal|lies pour les stutres éléments laissent tant à çlésirer. Les premiers représentent la base et les autres le corps de Téçliûce social. Si la base pst ^parc^iique, mal coordonnée, comn^^nt le reste pourrait-il être sqiide pt |iaf qionique ? Ainsi, dans le pprps l^umain, quapd les org^ups de la nutrition fonctionqent pial^ l'innery^tiop qui préside à la vie supérieure perd ga puissancp et sa i^égqlapit^.

D. Faites-y^us 4QQ^ passer \^ réforiups sociales ayant les réfprnips poJitiqu^^?

R. Le ipipu^ serait d'obtenir sipaulfanémput les uues e l les autres. \^^ socialistes auraient grand tort 4e sp désinléresseif de^ yéforiues pplitiqupa. D'autre part nos hqmmes politiques ue peuvept^ sans être ppupables, restpr dans l'ignorance des questions sociales. ^'iu4ifirérpnce est ^ussîi funpstp cbpz les uqs que pbez (ps autres.

lOi GATÉGHISBIE DU SOCIALISME

D. Croyez-vous bon que l'État, qui s* immisce dans le fonctionnement des éléments réglés, intervienne aussi dans celui des éléments non réglés?

R. Tant qu'un gouvernement ne fonctionne pas luimôme harmoniquement, son intervention doit être écartée. Une bonne organisation du travail doit résulter de l'entente libre des individus, et reposer sur des principes de coordination tels que, loin de nuire à l'indépendance et à la spontanéité individuelle, ils en assurent et en favorisent l'expansion bien au delà des limites actuelles. Notre état présent est moins un régime de liberté qu'un mélange de contrainte et d'anarcbie, et le pouvoir politique est si défectueusement organisé qu'il ne faut pas désirer son intervention dans Tordre économique; c'est déjà trop qu'il y fasse sentir sa main par les impôts, par des concessions de monopoles et de privilèges, par une réglementation abusive, etc.

D. Quel est le principe essentiel de l'organisation du travail telle qu'il faut la comprendre?

R. C'est celui de l'association combiné avec le procédé sériaire. Par l'association, l'exploitation étant une, les ressources presque sans limites, et le travailleur ne poursuivant plus de ses seuls efforts un but isolé, hostile à celui des autres, il devient possible de régulariser, en les combinant, tous les mouvements partiels, et de faire de chaque branche du travail un rouage du système général. De la sorte, plus de déperdition; l'unité de plan et de direction assigne à toute chose sa place précise; les efforts individuels sont prévus, harmoniques, mesurés ; enfin un équilibre mathématique et permanent s'établit entre \b.

consommation el la production, ces deux pôles jusqu'à présent inconciliables des sciences économiques. Quant au procédé sériaire, ce que nous en avons dit ailleurs permet d'y voir le meilleur moyen d'établir des combinaisons conformes aux lois de l'unité, de la variété et de l'accord, lois sans lesquelles il n'y aurait ni ordre dans l'ensemble du corps travaillant, ni liberté chez aucun de ses membres» ni jusiice dans leurs rapports mutuels.

D. Quel sera le caractère général du travail bien organisé?

R. De répugnant qu'il est aujourd'hui dans la plupart des cas, il deviendra attrayant. Des esprits peu judicieux ou incapables de secouer aucun préjugé, ne savent voir, dans le travail attrayant, qu'une chimère, une utopie; mais l'expérience et des inductions raisonnables infirment ces préventions,

D. Quel ordre devons-nous suivre dans Tétude de l'organisation du travail ?

R. Nous donnerons d'abord un aperçu des diverses branches du travail, puis nous traiterons des manières diverses de l'accomplir, et enfin de ses rapports avec les exigences de la nature morale de l'homme.

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