DES DIVERSES BRANCHES DU TRAVAIL
D. En combien de branches se divise le travail?
R, En sept principales, qui sont : l'agriculture, la manufacture ou fabrique, le commerce, le ménage, les sciences et les arts, l'administration et l'éducation. j; : -^
Igg GÀT|qpi^]p pu S0GI4USME ,
D. Quels trf^vî^uxembrassç l'agriculture?
R. Les gipai;i(|[e$ séries 4.ç genre sont : fourrages, fruits, n^urs, céréales, yigjies, légun;^^^, forêts, plaQl,e3 lextiles, bcsU^ux, ypl^]],^3, poissons, gil^iqr» fuUuj:^ ^'al^eiUe§ ^t de vers à s<^\ç^, etc. Chacune (jlo.ce^ séfie$ se çlivise en séries d'esp^ce§, de variétés, e^c. A^i^si, celle d^s c^réf^e^ renferme les quUures .de diverses plaqjte^, et, pour ch^c^ne) des travaux de labour, engrais, s^ix^^ille)^, sarclage, lïioisr son, Jj^Jt^ge, ,ejlç., qui se ç^bdivi^f^t ei^core ^n mille occupations de détail.
p. D^np.ez uii apeirQ^ A^^ trayau:^ 4^ ff^?t>r^ue* R. I^ fabrique çp^si^te à transforn^er les mati^re^ prcr migres empruntées à 1^ terpe pour les livrer, soit de première main, goit, ^près le^r pa^sige de fabriqi^e en fabrique, aux besoins de la conçomTOîitio». I)ans ce trajet se déroulent des opérations nombreuses depuis r^q^traction des minerais, par exemple, jusqu'il leur appropriation aux usages de la vie. Les transmutations successives de^ plantes textiles, do 1^ laine, du Qpton, de l^ soie, correspondent k i^9 séries d^ tr9^y$i\i^ dç plu^ en plus minutieux, offerts à ractivité humaine $uç uue ^cl]iell^ immense et variée, suivant \^ olimats, 169 ftptituto industri«tl}es des races, etc.
D. Le commerce cquiporte-tril un grand nombre de fonctions?
R. Le commerce réduit à son véritable rôle comprend l'achat et la vente des produits, les ^oin$ |ie consenation dans l'intervalle des transactions, les trauspprts, la comptabilité CQinniçirci^le* les ppératious de bs^nque et de prér dit.
LIBÉRit ET RA^iôiiNÈt 1C7
D. Les ttâvatix dû iriénagé soht-ils ridthbrètii et ini^ortants ?
R; L'entretien et lé nettoyage des lôgeiheûts, meiibles, vétèineûts, le blanchiissage, rèclairàgé, le chaufiFâge, la préparation dés aliments et des boissons, le sferVice de la table, etc., forment atttant dé éràiide^ ééû^É à subdiviser en un gràrid nùMH dé fôHcitotts dbïit l'eitsfeinblié ne le cédé à aucun atrtte en étendtfe et en ifti'[ibMânce. Plusieurs d'entiré elles sont plus^^ où mt>îns attrayiantes ; d'autres, désagréables, tépùéûàntes, téëlàthJBnt dé meilleurs procédés d'exécution et dfes tebforts d'âttraétidii matérielle ou morale.
D. Indiquez les principaux travàto (jûi se rapportent aux beaux-arts et aux sciences.
R. Dans la classe des béaux-arts, là peinturé comprend un grand nombre de genres. Lé sculpteur travaille le bois, l'ivoire, la pierre, le marbre, les métaux. L'architééte fait des plans^ dirige le travail des itiaçons, des tailleurs dé pierre, des charpentiersi dés menuisiers, dîéà serruriers, des peintres décorateurs, dés ^ciilptéursi etc. Là ràtisitjue comprend lia compositioii, Tëtétiutîbri vtcaiè et itislhimenlale. Enfin, dans les arts du Ijtngëgé, là pàtôlé éérite ou parlée, éh pirose, en vers, suivant' lés divers genres admis en littératiire, la gymnastique, l'ësCrîme et la; chorégraphié, permettent de ti^duitè, sôUS niîllë formés, là plus brillante de nos aptitudes artistiques.
A son tour, la science qui embrassé le mondé ôrfré à l'activité humaine rtiillè issues et mille ifiôyeiïs dé développer l'intelligence. Depuis les scieôceè physiques et naturelles jusqu'à l'anthropologie, Ift philosophie et les
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malhématiques, tout rentre dans son domaine pour fournir des aliments inépuisables à la curiosité de l'esprit. D. Qu'avez-vous à dire des fonctions administratives? R. Dans notre société ces fonctions sont fort compliquées à cause des conflits engendrés par l'opposition des Juitérêts et l'essor vicieux des passions. La police, les institutions judiciaires et tout ce qui s'y rattache, comme les professions d'avocat, d'avoué, de notaire, d'huissier, etc. , ont trop d'importance. A l'extérieur, la diplomatie et surtout l'art militaire dépensent les forces vives du pays, sans grand profit pour la société, par suite de l'imperfection des relations internationales.
D. Quelle idée générale faut-il se faire de l'éducation? R. L'éducation, pour peu qu'elle soit complète, absorbe au moins le quart de la vie et exige une somme énorme de forces, depuis. les soins de l'allaitement jusqu'aux plus hautes études de l'enseignement industriel, scientifique et artistique. L'hygiène physique et morale, comprise comme l'art, non-seulement de conserver mais surtout de perfectionner l'organisme humain, touche à toutes les sciences, à tous les arts et occupe sans contredit le premier rang parmi les travaux de l'humanité.
L'éducation, pour ceux qui la donnent comme pour ceux qui la reçoivent, est nécessairement liée dans ses méthodes et dans ses résultats à l'organisation du reste de la société. Là où règne la division des intérêts et des sentiments, où les fonctions sociales sont incohérentes, où une misère inexorable pèse sur la plupart des hommes, l'éducation, quand elle ne fait pas complètement défaut, repose sur l'isolement, sur le discord entre l'élève et le professeur,
sur des méthodes contradictoires et n'aboutit trop souvent qu'au maintien de l'ignorance ou aux abus de l'instruction. Que la société soit transformée, aussitôt l'éducation pourra devenir intégrale, attrayante, féconde, et engendrer le ton unitaire sans lequel l'harmonie est impossible.
D. Quelle conclusion tirez-vous de cet aperçu général des travaux humains?
R. Nous concluons qu'il est difficile de concevoir qu'au milieu de fonctions si nombreuses et si variées, chaque bomme ne trouvât pas un certain nombre d'occupations en rapport avec ses goûts, ses aptitudes, son caractère. Si tant de gens déclassés vivent, les uns dans une oisiveté qui leur pèse, les mécontente et les corrompt, les autres, attachés à des fonctions qu'ils remplissent mal parce qu'elles leur répugnent, c'est que l'organisation actuelle du travail repose sur des séries mal faites, sur des principes d'antagonisme et sur des conditions répulsives, qui n'amènent, dans la plupart des cas, que des résultats négatifs, des conséquences ruineuses et des discordes homicides.