TARTIE III. CHAPITRE IT
de bàtir une cabane auprès de la fontaine où il allait puiser de Teau, afin de s'épargner la peine d'aller la chercher. Comme il s'en retoiu-nait tout absorbé par le nouveau dessein qui l'occupait alors^ il lui sembla entendre quelqu'un marcher derrière lui. Il se retourna^ et demanda^ tout étonné de voir dans cette solitude un homme le suivre pas à pas, ce que c'était ? « Je suis, répondit-il, un ange du Seigneur ; je compte vos pas afin qu'un jour il vous en soit tenu compte. » Cela dit, il disparut. L'ermite reconnut alors que le détour qu'il faisait était pour lui une occasion de mérites, et il continua à habiter sa cabane loin de la source. — Bien que cette histoire ne soit point une article de foi, nous pouvons le considérer comme une parabole destinée à nous faire comprendre que ceux qui ont à sm^monter de grands obstacles, à parcourir des chemins difficiles pour se rendre à l'église, qui est la vraie source où peuvent se désaltérer ceux qui ont soif des eaux spirituelles , ceux-là ne seront pas sans mérites devant Dieu [Marchant. Hort. past. p. 510).