‹ Catéchisme historique (volume 2)Chapitre 103 sur 306 · TARTIE III. CHAPITRE II · texte numérisé non relu

TARTIE III. CHAPITRE II

douleur, il se jeta sur le cadavre de son père et couvrit de baisers le visage du défunt. Puis il le fit embaumer avec tous les soins et l'art que Ton employait à l'égard des rois eux-mêmes, ce qui diu-a quarante jours. Il transporta lui-même ses précieux restes dans la terre j de Chanaan pour le déposer dans le tombeau de ses pères. — Le jeune Samuel nous prouve aussi par sa conduite quel respect les enfants doivent aux maîtres auxquels leurs parents les confient pour travailler à leiu" éducation. Avec quelle promptitude il se leva sur son lit lorsqu il entendit appeler « Samuel ! » croyant qu'Héli l'avait appelé. Cette ponctualité dans son jeune élève causa une joie extrême à Héli, lui, à qui ses propres fils occasionnaient de si cruels chagrins. — Quelle docilité et quelle condescendance Ruth ne témoigna-telle pas à sa belle-mère Noëmi ? On est ému quand on lit qu'elle quitta sa patrie pour l'accompagner dans im pays inconnu, avec quel empressement elle allait ramasser des épis pour subvenir à son entretien, et avec quelle fidélité elle suivait ses conseils et pratiquait ses leçons.

Dès que le roi Salomon, qui alors donnait une audience publique et était assis sur un trône magnifique, vit arriver sa mère, la reine Bethsabée, qui venait lui demander une grâce, il se leva aussitôt de son siège ( honneur que les rois d'Orient ne rendaient d'ailleurs à personne ), alla à sa rencontre et lui fit une profonde révérence. Puis il fit ériger un second trône à son côté droit qui était regardé comme la place d'honneur, et l'invita à s'asseoir à côté de lui. — Cet exemple est à la honte de certains enfants qui rougissent de leurs parents, dès qu'ils occupent un rang plus élevé c[ue

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le leur! — 11 fallait que le jeune Tobie fiit un enfant bien accompli pour que sa mère pût dire de lui : « Tu es la joie de mes yeux, Tappui de ma vieillesse, la consolation de mes jonrs, et pour que son père res- ; sentit plus de joie en le revoyant qu'il n'en éprouva d'avoir recouvré la lumière des yeux ! — Oh ! plut à Dieu que tous les enfants fussent la joie, l'appui et la consolation de leurs parents ! — Cet amour que Tobie avait ponr ses parents, il le reporta, après leur mort, à son beau-père et à sa belle-mère, en allant habiter avec eux, lui et Sara sa femme, en leur donnant dans leur vieillesse les soins les plus tendres et en leur fermant les yeux.

Esther, orpheline délaissée, fut adoptée par Mardochée, frère de son père, qui se chargea de Télevêr. Lorsqu'elle fut devenue reine , elle lui obéit encore avec autant de fidélité qu'elle l'avait fait pendant sa plus tendre jeunesse. — Combien les sept frères Machabées avaient gravé profondément dans leur cœur les leçons de leur pieuse mère ! et comme ils se montrèrent disposés à lui obéir, en souffrant la mort la plus cruelle pour leur foi ! Lorsque la mère s'adressa au plus jeune d'entre eux et qu'elle lui dit avec l'accent d'un héroïsme qu'on ne saurait assez admirer : « 0 mon cher enfant, aie. pitié de ta mère et meurs volontiers. » L'enfant, supérieur à toutes les frayeurs, accueillit la mort avec joie par amour pour sa mère et poiu" son Dieu.

Le plus bel exemple d'un amour tendre et fdial envers ses parents est celui que nous donne l'enfant Jésus. Lui, le roi du ciel et de la terre, ne cessa depuis son enfance jusqu'à Tàge de trente ans, époque à la-

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