‹ Catéchisme historique (volume 2)Chapitre 105 sur 306 · PARTIE m. cnAHTRi: u · texte numérisé non relu

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cadavre; cette vue le fait pâlir, ses membres s'engourdissent, et il meurt. — On l'appelait , à cette époque, le héros de la piété filiale {Herlst's Exempelh. 701).

k. Un capitaine de vaisseau, Casabianka de nom, qui se trouvait sur le vaisseau l'Orient, ayant reçu dans un combat naval, li\Té près d'Aboukir, le 1" août \ 703, une blessure mortelle à la tête, son fils âgé de dix ans refusa de se sauver dans une chaloupe, parce qull ne voulait pas abandonner son père si gravement blessé. Malgré l'impossibilité apparente de pouvoir lui sauver la vie, il parvint néanmoins à le faire monter sur un mât brisé qu'on avait jeté dans la mer. Mais comme le feu était dans le vaisseau, dès que la flamme atteignit le réservoir de la poudre, le vaisseau éclata en mille pièces, et les débris retombant sur les deux infortimés, ils disparurent bientôt sous les flots qui se refermèrent sur eux {Ilid.).

l. Cazotte, httérateur célèbre, était maire d'un vil lage près d'Epernay, à l'époque de la révolution, et, loin d'en accueillir les principes, il s'en déclara Tadversaire. Ayant été arrêté, il fut conduit à Paris et renfermé dans les prisons de l'Abbaye avec sa fille. 11 fut préservé par elle des horribles massacres des 2 et 3 septembre. L'héroïque Elisabeth, c'est le nom de la fille de Cazotte, se précipita au-devant des assassins, en s'écriant : a Vous n'arriverez au cœur de mon père qu'après avoir percé le mien. » Le fer échappa des mains de ces hommes féroces qui épargnèrent les deux victimes, et les portèrent en triomphe jusqu'à leur domicile {G-i'.iU.).

m. Une pauvre veuve, privée de Tusage de ses membres, éprouvait depuis longtemps un vif regret de ne II. 13

pouvoir assister à l'office divin, devoir dont elle s'ae quittait ponctuellement autrefois, et qui, plus que jamais, était un besoin pour son âme pieuse. Chaque dimanche, elle répétait justement à ses deux fils: «Que je serais heureuse d'entendre la sainte messe! mais je ne peux me rendre au village à cause de mes infirmités et de la longueur du chemin, » et en disant ces mots, rinfortunée versait des larmes et soupirait profondément ; puis elle portait à sa bouche la croix de son chapelet, qu'elle récitait avec recueillement et avec la plus grande résignation. — Ses deux fils, qui partageaient sa piété, trouvèrent le moyen de satisfaire son pieux désir. En eôet^ ayant ajusté deux forts bâtons au fauteuil de leur mère, ils la transportèrent à l'église, au milieu de la foule attendrie, et qui semait des fleurs sur leur passage. — Le vénérable pasteur, instruit de ce beau dévouement, monta en chaire et prit pour texte ces paroles du Deutéronome : « Honorez votre père et votre mère, selon que le Seigneur notre Dieu nous Ta ordonné. » Son discours fut plein d'onction et produisit un touchant eff'et sur l'auditoire, surtout quand il compara les fleurs jetées sur le passage de cette intéressante famille, aux bénédictions que Dieu devait bientôt répandre sur elle {Idem).

n. Pendant l'automne de l'année 1787, le fils d'un forgeron nommé Thiesing de Diepholz en Westphalie, ayant eu la jambe fracassée par un traineau, on le transporta à la maison. On eut l'imprudence d'en avertir sa mère qui en ce moment était retenue au ht pour cause de maladie. Dès qu'elle apprit cette désolante nouvelle, elle sauta de son lit et toml)a en faiblesse. Pendant l'opération douloureuse qu'on fut obligé

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