‹ Catéchisme historique (volume 2)Chapitre 109 sur 306 · PARTIE ni. CHAPITRE IT · texte numérisé non relu

PARTIE ni. CHAPITRE IT

qui n'eut que des actions de grâces à rendre au Seigneur de lui avoir donné un fils animé de si généreux sentiments {Le même, p. 160).

s. Flisahetli N., la fille de parents honnêtes mais peu favorisés de la fortune^ avait pris la résolution;, le jour de sa première communion, de pourvoir désormais à sa propre subsistance, afin de n'être plus à la charge de ses parents. Dans cette intention, elle se rendit dans une ville voisine de Francfort. Bien que dans les commencements son salaire fût presque insignifiant, elle vécut avec tant de parcimonie, que déjà la première année, elle put réunir trois florins qu'elle envoya à ses parents le jour de sa naissance avec la lettre suivante ; a Chers parents, vous m'avez nourrie et habillée pendant de nombreuses années, vous m'avez élevée dans la crainte de Dieu et inspiré tous les sentiments de vertu dont vous étiez vous-mêmes animés! Le jour de ma naissance me rappelle d'une manière particuhère les bienfaits que j'ai reçus de vous. Je n'ai pas perdu de vue cette sentence de l'Ecriture sainte : a Honorez votre père et n'oubliez jamais les douleurs de votre mère î » Ah! si au moins il m'était donné de payer une faible partie de ma dette ! En attendant que je puisse satisfaire pleinement ce vif désir de mon cœur, et pour vous prouver la sincérité de mes paroles, je vous envoie les trois florins de mes premières épargnes. J'ai l'espoir, [lour le prochain anniversaire de ma naissance , de pouvoir recueillir une somme plus considérable. — Ne dédaignez pas ce léger tribut de ma reconnaissance, et veuillez me donner votre bénédiction. Votre trcs-obcdssanlc et très-dévouée fille » (Sinaï, Lébensfrûcte, p. 351).

h t'iic veuve à qui le poids des années ne permettait

plus de gagner sa vie, avait trois filles. La première tint ce discours : a Je donnerais volontiers une partie de mon salaire à ma mère, mais alors je ne pourrais faire aucune épargne pour l'avenir. Que vous en semble? — La seconde dit à son tour : Je le ferais aussi avec plaisir, mais je ne pourrais plus m'habiller aussi élégamment que les personnes de ma condition. Que penses-tu de cette excuse ? — Mais la troisième parla tout différemment : Lorsque j'étais jeune encorr, mn mère s'occupait plus de mon sort que du sien jiropre ; elle ne songeait nullement à faire des épargnes et à »vètir élégamment, elle faisait tout ce qui était possible pour me nourrir et m'habiller. En la soignant, je ne fais maintenant que payer ime ancienne dette; je lui rends ce qu'elle m'avait donné. Que dites-vous de cette manière devoir? {Insbruck. Handb. Th. 1. S. 325.)

u. Pourquoi ne fumez-vous plus, demandait un jour un maitre à son serviteur? A cette question, ce dernier hésita quelque temps, puis il répondit non sans rougir quelque peu : « Je pense qu'il vaut mieux que j'envoie à mon père les deux batz qu'il me faut tous les quinze jours pour mon tabac. » — Exemple à la fois simple et touchant! {Le même.)

v. Auguste II, roi de Saxe, allait un jour se promener dans le voisinage du château d'Uebigau, non loin de Dresde, entièrement déguisé sous un costume bourgeois et sans porter sur lui aucune autre marque de sa dignité. Ou travaillait en ce moment à reformer la route, et plusieurs personnes étaient occupées à cette besogne. Parmi cette foule, le roi remarqua un jeune homme qui chantait en accom[)lissant sa tâche et paraissait plus laborieux que les autres. — a Combien

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